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	<title>Archives des campagne - Alexandra Koszelyk</title>
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	<title>Archives des campagne - Alexandra Koszelyk</title>
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		<title>Écriture en atelier n°250</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Koszelyk]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2017 14:44:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Atelier d’écriture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;hiver est là, je reste dans ma thématique couette / cocooning / sieste bénie (et crapuleuse &#8230; oups je m&#8217;égare), revenons à notre photographie &#8230; Une surprise cette semaine, puisque [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&rsquo;hiver est là, je reste dans ma thématique couette / cocooning / sieste bénie (et crapuleuse &#8230; oups je m&rsquo;égare), revenons à notre photographie &#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Une surprise cette semaine, puisque la photographe est aussi une romancière que j&rsquo;adore, une belle âme que j&rsquo;ai rencontrée en septembre dernier : <a href="http://www.bricabook.fr/tag/valentine-goby/" target="_blank">Valentine Goby</a>. Je la remercie encore de m&rsquo;avoir permis d&rsquo;utiliser sa prise. (En retour, merci de ne pas oublier la mention  © ).</p>
<div id="attachment_18544" style="width: 970px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-18544" class="size-full wp-image-18544" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2017/01/valentine-goby-paysage.jpg" alt="" width="960" height="540" /><p id="caption-attachment-18544" class="wp-caption-text">© Valentine Goby</p></div>
<p><span id="more-18543"></span>Les textes sont tous publiés le lundi. Pour ceux qui voudraient que je publie le leur sous le mien, vous pouvez me les adresser par mail.</p>
<p><iframe src="https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfkXnU0MdK7izQqSiSPbtAk10leQF1-A16m5_1dL6Le4f3B0A/viewform?embedded=true" width="760" height="500" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0">Chargement en cours&#8230;</iframe></p>
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		<title>Рудий ліс, Ecriture en atelier n°247</title>
		<link>https://alexandrakoszelyk.com/%d1%80%d1%83%d0%b4%d0%b8%d0%b9-%d0%bb%d1%96%d1%81-ecriture-en-atelier-n247/18356/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Koszelyk]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jan 2017 03:22:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[# Parfois j'écris ...]]></category>
		<category><![CDATA[Atelier d’écriture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chante, chante ma plaine, ma terre, mon âme, ouvre tes plaies de sulfure chthoniennes, et déverse tes larmes ambrées dans le calice verdâtre de cette herbe irisée. Combien de fois ai-je foulé [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://alexandrakoszelyk.com/%d1%80%d1%83%d0%b4%d0%b8%d0%b9-%d0%bb%d1%96%d1%81-ecriture-en-atelier-n247/18356/">Рудий ліс, Ecriture en atelier n°247</a> est apparu en premier sur <a href="https://alexandrakoszelyk.com">Alexandra Koszelyk</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_18314" style="width: 1031px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-18314" class="size-full wp-image-18314" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2016/12/brume-anselme.jpg" alt="" width="1021" height="1101" /><p id="caption-attachment-18314" class="wp-caption-text">© Anselme</p></div>
<p style="text-align: justify;">Chante, chante ma plaine, ma terre, mon âme, ouvre tes plaies de sulfure chthoniennes, et déverse tes larmes ambrées dans le calice verdâtre de cette herbe irisée. Combien de fois ai-je foulé de mes pieds d&rsquo;ours cette parcelle qu&rsquo;acheta jadis mon père ? Jusqu&rsquo;où ai-je enfoncé la corne de mes sabots dans ton antre bénie ? Là, tout contre l&rsquo;écorce rugueuse de cet arbre, combien d&rsquo;amour ai-je donné à Ludmilla ? Aujourd&rsquo;hui, une courbure encore invisible a vu le jour.<br />
De cette herbe il ne restera rien.<span id="more-18356"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Il est temps, maintenant, de montrer aux hommes ton véritable visage. Secoue-les de tes doigts de dentelle noire, frappe leur cou saillant de tes banderilles, et assomme-les de ton sceptre souverain : bientôt un trône inouï verra le jour. Débarrassée d&rsquo;une imposture qui n&rsquo;a que trop duré, calcinée par un souffle actinifère, une forêt rousse s&rsquo;élèvera, et des pins nus et noirs prendront racine comme une armée de cent hommes.</p>
<p style="text-align: justify;">Je serai pour un temps encore celui qui trace de mes mains charrue ta terre nacrée.  Je me tiendrai droit et honorerai tes oripeaux étincelants. Puis, l&rsquo;une après l&rsquo;autre, les particules de mon corps déliquescent tomberont en gouttelettes dans les sillons de ton tchernoziom et formeront de façon éparse un nouvel âge d&rsquo;or où l&rsquo;homme sera le grand absent.</p>
<p style="text-align: justify;">©Alexandra K, le 1er janvier 2017</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le texte de Bénédicte</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">Il fait froid. Vraiment. Nous inspirons des lambeaux de brume et expirons des nuages. Le sol crisse sous nos pas. Nous sommes bien couverts, si bien qu&rsquo;il en devient même compliqué de s&#8217;embrasser. Ce n&rsquo;est pas grave, ce sera pour tout à l&rsquo;heure quand nous serons rentrés à la maison&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Cette maison, qui semble au bord du bout du monde, tournée vers cet infini de campagne, est en fait adossée au village. C&rsquo;est l&rsquo;aspect magique de cet endroit. Si nous étions sortis de l&rsquo;autre côté, nous aurions déjà salué une quinzaine de personnes à qui il aurait été impensable de ne pas te présenter. Mes grands-parents vivent ici toute l&rsquo;année depuis qu&rsquo;ils ont arrêté de travailler. Je ne suis pas certaine que mon père et ma mère fassent la même chose, ils sont pour le moment extrêmement citadins. Comme toi mon amour. Mais moi je m&rsquo;y sens vraiment bien, j&rsquo;y ai passé d&rsquo;innombrables vacances et j&rsquo;ai des souvenirs plein les poches&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand tu es rentré des Etats-Unis, nous avons eu un peu de mal à nous retrouver&#8230;.Après les premiers jours traversés au plus vite dans une sorte d&rsquo;apnée émotionnelle, mon penchant naturel pour la solitude a refait surface. Le monde autour de moi a retrouvé sa densité, j&rsquo;ai reconstitué ma réserve de livres, mis dans le réfrigérateur des trucs que tu n&rsquo;aimes pas, comme le jus d&rsquo;orange avec pulpe du matin, les harengs fumés qui puent et le sorbet citron avec des petits morceaux de zeste qui restent entre les dents. J&rsquo;ai fait une orgie de films japonais, ceux où tu t&rsquo;endors sur mon épaule, et j&rsquo;ai redécouvert le fait que la vie est autre chose qu&rsquo;un désert à parcourir sans fin quand tu n&rsquo;es pas là&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;">Du coup, lorsque tu m&rsquo;as prise dans tes bras à l&rsquo;aéroport, je n&rsquo;y ai pas retrouvé immédiatement ma place. Je me suis sentie gauche, maladroite, étourdie par ce chien fou qui envahissait ma bulle. L&rsquo;appartement m&rsquo;a soudainement semblé minuscule. Tu n&rsquo;arrêtais pas de le parcourir à grandes enjambées en semant des affaires partout, tu parlais beaucoup, des paillettes de New-york plein les yeux. Tu me déposais en passant des bisous dans le cou, et moi j&rsquo;essayais de rassembler en un seul morceau tous mes sentiments éparpillés. J&rsquo;ai compris que tu avais senti ma raideur, ma timidité tout à l&rsquo;heure, et qu&rsquo;avec l&rsquo;intelligence qui te caractérise tu me laissais mine de rien le temps de déplier doucement mes pétales. Et tu as eu raison d&rsquo;attendre&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&rsquo;hui en t&#8217;emmenant ici, c&rsquo;est de mon territoire que je te fais cadeau. Cela t&rsquo;aidera peut-être à mieux comprendre la sauvageonne que je suis&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le texte de Nady</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">Derrière la brume matinale,</p>
<p style="text-align: justify;">Ou le crachin de Bretagne de ces jours là…</p>
<p style="text-align: justify;">Sous les rayons d’un soleil éclatant,</p>
<p style="text-align: justify;">Ou le poids des flocons de neige tombant,</p>
<p style="text-align: justify;">Tu te dresses toujours là.</p>
<p style="text-align: justify;">Fier et droit la plupart du temps,</p>
<p style="text-align: justify;">Fort, souvent, pleureur, parfois,</p>
<p style="text-align: justify;">Tu nous déclines toujours dès les premiers regards ta véritable identité.</p>
<p style="text-align: justify;">Tes racines sont souvent profondes,</p>
<p style="text-align: justify;">Saines si l’on te retrouve à toutes les saisons,</p>
<p style="text-align: justify;">Longues et bien protégées par la mère Terre.</p>
<p style="text-align: justify;">Tes branches, elles, s’élancent, telles des œuvres d’Art, vers le père Ciel.</p>
<p style="text-align: justify;">Tel un danseur prêt à s’élancer sur la scène,</p>
<p style="text-align: justify;">la connexion est ainsi parfaite entre ces deux univers.</p>
<p style="text-align: justify;">Il t’arrive aussi dans certaines régions du monde où il fait souvent beau,</p>
<p style="text-align: justify;">de déployer tes branches à l’horizontal pour nous protéger de ton ombre quand il fait chaud,</p>
<p style="text-align: justify;">mais là on aime aussi te photographier car tu es super beau.</p>
<p style="text-align: justify;">A chaque fois tu es toujours différent : une originalité par ci, comme le fait de pencher sur ce cliché, pour montrer que tu sais occuper l’espace,</p>
<p style="text-align: justify;">Un tronc imposant par là pour prendre place.</p>
<p style="text-align: justify;">Oh, ne t’inquiète pas, ce ne sont pas là des reproches !</p>
<p style="text-align: justify;">Car tu n’imposes pas ta présence avec brutalité, indécence et vulgarité.</p>
<p style="text-align: justify;">Non, tu sais être là et te laisser admirer tant que la folie des hommes ne décide pas de t’abattre et te remplacer,</p>
<p style="text-align: justify;">Par du béton, des routes ou des parcs touristiques sur des surfaces illimitées.</p>
<p style="text-align: justify;">Ton feuillage renait à chaque printemps,</p>
<p style="text-align: justify;">Il se fait dorer la pilule l’été et marque sa fin de vie en tombant sur les dernières notes de l’automne.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais toi, tu es toujours là et prêt à hiberner tout l’hiver grâce à la sève chaude qui coule dans tes veines tout le long de ton tronc.</p>
<p style="text-align: justify;">Ton tronc…. Dois je m’appesantir sur cette partie de toi que j’adore, surtout quand il est imposant et large ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pour toi, pas besoin de fessiers bien rebondis</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un boxer moulé bien sexy,</p>
<p style="text-align: justify;">Pour que j’accours t’enlacer</p>
<p style="text-align: justify;">De mes bras et y puiser plein d’énergie !</p>
<p style="text-align: justify;">Et quand mes bras ne suffisent pas pour te contourner,</p>
<p style="text-align: justify;">Ma garde rapprochée se plait à unir ses mains aux miennes pour t’embrasser tout entier !</p>
<p style="text-align: justify;">J’arrête là ma déclaration insensée,</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ne pas te gêner.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais sache une chose : qu’importe la région du monde où je te vois, je ne me lasse jamais de te repérer et t’analyser dans ton ensemble et tes subtilités.</p>
<p style="text-align: justify;">Arbre du monde, tu es symbole de la vie qui passe ici bas, peuplée de l’Humanité dont je fais partie pour une durée pas vraiment indéterminée.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le texte de Manue</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">C’était comme si le jour soudain se levait.</p>
<p style="text-align: justify;">C’était comme si les larmes ne couleraient plus que de bonheur.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme si désormais un autre monde surgissait au milieu des brumes.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, ce jour-là, en regardant cet arbre du fond de son lit, elle se demanda si d’aventure elle ne deviendrait pas ermite et ne se construirait pas une cabane dans ses branches, histoire d’oublier que la peine est sans fin, que l’amour fait souffrir puisque l’autre peut mourir en la laissant toute seule et que, pour couronner le tout, la Terre ne tourne plus rond, bien que Foucault, son pendule et les forces d&rsquo;attraction des étoiles disent le contraire. De toute façon c’est à peine si elle a compris l’explication du guide, et si ça se trouve Foucault et lui se trompent complètement. Et si la planète vivait sa vie au milieu de la galaxie sans se soucier des bipèdes qui l’habitent, la pillent et se massacrent entre eux sans voir l’essentiel ?</p>
<p style="text-align: justify;">Bref. Elle se disait que si elle ne se préoccupait de personne, si sa seule joie était de voir les feuilles pousser et les fleurs s’épanouir, son existence serait plus simple. De temps en temps, un oiseau se poserait près d’elle, à l’occasion une vache viendrait ruminer près de son tronc et les araignées seraient ses copines. Mouarf … non … hypothèse non valide … La belle perspective de devenir ermite au milieu de la nature s’éloignait pour cause de cohabitation impossible.</p>
<p style="text-align: justify;">Lui restait la possibilité de s’enfouir sous la couette et d’attendre. Mais attendre quoi ? Que les personnes qu’elle aime soient éternelles ? Mouais … Que Merlin trouve le bon élixir ? Il cherche, il cherche, mais c’est le bordel dans son laboratoire … ! Que les hommes deviennent moins bêtes ? Bof. Passons. Que son fils trouve son paquet de céréales ET son bol ET le lait sans avoir besoin d’aide ? Impossible … Il allait falloir qu’elle se lève. Et briser son vœu d’ermite sous couette.</p>
<p style="text-align: justify;">Bon. Il ne lui restait donc plus qu’à accepter la réalité et ouvrir les yeux.</p>
<p style="text-align: justify;">C’était une belle journée pour redécouvrir le monde alors que la brume se levait et que le soleil s’obstinait à vouloir percer. Un instant suspendu. En ouvrant son cœur, elle pouvait presque voir des lutins danser autour de son arbre c’est dire ! Note au lecteur manquant de poésie, ou d’imagination face à ce paysage campagnard : imagine dans ta tête Christophe Colomb découvrant l’Amérique, le brouillard se lève, un oiseau apparaît dans le ciel, la musique symphonique démarre et la terre promise apparaît, mille fois rêvée, si souvent espérée, … voilà … rouvre les yeux lecteur et imagine la, elle, sortant ébouriffée de la couette, les larmes encore à peine sèches et regardant par la fenêtre. Les rires fusaient dans la maison. Les réseaux sociaux s’agitaient. Les uns et les autres étaient là, tout proches ou lointains. Ils l’aimaient comme elle les aime. Le jour se levait enfin pour elle. Le bonheur serait-il si intense si la peine n’existait pas ? Un rayon de soleil réchauffait son cœur. Nul doute qu’aimer est dangereux, mais vivre à côté des araignées, seule, terriblement seule, aussi, encore plus (non ?). Et, laissant là ses projets d’ermite, elle décida de vivre.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le texte de Valérie</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">Qu&rsquo;il est triste aujourd&rsquo;hui le terrain de jeu de mes vacances d&rsquo;enfants. Mon rire y a raisonné plus d&rsquo;une fois pourtant.</p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;adorais venir dans ces immenses prairies avec Maurice, le voisin de mes grands-parents. Il avait des vaches et quand je quittais ma banlieue pour les vacances j&rsquo;aimais partir avec lui et ses bêtes. Il était un peu bougon Maurice mais la vie n&rsquo;avait pas été tendre avec lui. Je ne le sus que plus tard. Il avait sans doute voulu me protéger toutes ses années.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand on partait tous les deux avec ses vaches et Pitou son chien, c&rsquo;était la fête. Il retrouvait le sourire le temps de notre longue escapade. Moi, je me ressourçais. Je courrais dans tous les sens, je me roulais dans l’herbe, je jouais avec le chien à qui j’envoyais un bâton toujours plus loin et qui, ravi partait à toutes jambes le chercher et me le ramener. Maurice me racontait des histoires des gens du village, m&rsquo;expliquait le vêlage de ses bêtes, la traite, l&rsquo;attaque de son troupeau par un loup une sombre année. Mais jamais, il ne parlait de lui.<br />
Avec lui, j&rsquo;avais le droit de tout faire. Ou presque. Il n&rsquo;y a qu&rsquo;une chose qu&rsquo;il ne voulait pas que je fasse : grimper dans les arbres et dans celui-là en particulier. J&rsquo;en avais pourtant envie mais à peine avais-je posé mes mains sur le tronc que je sentais son regard s&rsquo;assombrir, il fronçait les sourcils et ses lèvres se mettaient à trembler. Alors je me contentais juste d&rsquo;une petite caresse et comme si de rien était je me remettais à courir.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;année de mes quinze ans je compris beaucoup de choses. N&rsquo;ayant pas de lycée dans ma ville, je dus aller à celui de la ville voisine. Changer d&rsquo;environnement me permit de rencontrer plein de nouvelles personnes. Une en particulier, Claire. Claire, qui le jour de la rentrée s&rsquo;était assise à côté de moi et qui depuis faisait battre mon coeur étrangement. Aux vacances de la Toussaint, Maurice me demanda comment s&rsquo;était passée ma rentrée et il fut le premier à qui je dévoilai mon amour naissant.<br />
-« Alors ta rentrée au lycée?<br />
&#8211; C&rsquo;est trop bien! Les profs sont cools. C&rsquo;est un peu plus dur que l&rsquo;année dernière mais ça va. Et j&rsquo;ai fait la connaissance de plein de nouvelles personnes.<br />
&#8211; C&rsquo;est bien.<br />
&#8211; Je crois même que je suis en train de tomber amoureux.<br />
&#8211; Ah&#8230;<br />
&#8211; Ah? C&rsquo;est tout ce que ça te fait? Mon coeur est chaviré chaque fois que je la vois et toi, le premier à qui j&rsquo;ai choisi d’en parler, tu me dis « Ah&#8230; »? N&rsquo;as-tu donc jamais été amoureux toi ou quoi ??<br />
&#8211; Si!<br />
&#8211; Si? Elle était comment? Tu ressentais quoi?<br />
&#8211; Je n&rsquo;aime pas trop en parler, tu sais.<br />
&#8211; Depuis le temps que je te connais, je ne t&rsquo;ai jamais vu avec une femme.<br />
&#8211; Oui c&rsquo;est vrai. C&rsquo;était il y a longtemps. Tu n&rsquo;étais pas né.<br />
&#8211; Tu n&rsquo;es jamais retombé amoureux depuis?<br />
&#8211; Jamais.<br />
&#8211; Raconte-moi!<br />
&#8211; Trop douloureux.<br />
&#8211; Je croyais être ton ami. En fait, je ne sais rien de toi.<br />
&#8211; C&rsquo;est vrai mais c&rsquo;est sans doute mieux ainsi. Tu m&rsquo;apportes beaucoup, tu sais. Je ne peux rien oublier, je vis avec mon passé mais au moins quand tu es avec moi, mon chagrin s’atténue pour un temps. Ton insouciance me fait du bien.<br />
&#8211; Peut-être mais tu pourrais me faire confiance et me raconter. Je suis grand maintenant.<br />
&#8211;  J&rsquo;ai tellement peur que notre relation change quand tu sauras. Je ne veux pas que tu aies pitié de moi.<br />
&#8211;  Je t&rsquo;en prie.<br />
&#8211;  Tu vois cet arbre?  Oui, celui-là, que depuis petit tu rêves d&rsquo;escalader. A ses pieds, il y a une partie de moi. J&rsquo;avais vingt-deux ans. Au 14 juillet avec des amis, nous étions allés au bal du village voisin. Mon regard a croisé celui de Louise. J&rsquo;étais troublé. Comme toi avec Claire, mon coeur s&#8217;emballait étrangement. Toute la soirée, je l’ai cherchée des yeux, sentant mes joues rougir à chaque oeillade. Mes amis dansaient comme des fous, invitant de jolies filles. Moi je n&rsquo;osais pas bouger, assis dans un coin. Jacques invita une de ses copines à boire un coup et c&rsquo;est ainsi que nous échangeâmes nos premiers mots. Je l’ai surtout écoutée ayant l&rsquo;impression de bafouiller à chaque fois que je voulais dire quelque chose. Il y eut un rock. Jacques invita sa copine.</p>
<p style="text-align: justify;">-« Tu danses? » Me dit très naturellement Louise.<br />
&#8211; Je ne sais pas danser, je vais t&rsquo;ecraser les pieds.<br />
&#8211; Ce n&rsquo;est pas grave. Viens »</p>
<p style="text-align: justify;">Ce fut un moment inoubliable! Nous avons ri le reste de la soirée. Puis, nous nous sommes revus le lendemain et les jours suivants. Nous ne nous quittions plus. Louise était couturière. Elle avait des mains en or. Moi, j&rsquo;aidais mon oncle charpentier. Nous avons très rapidement envisagé le mariage et pour notre plus grand bonheur Louise est tombée enceinte. Son ventre s&rsquo;arrondissait doucement, ses seins aussi. Elle était resplendissante. Je prenais un plaisir fou à poser mes mains sur notre bébé en devenir. Sentir ses petits gestes, lui parler, lui chercher un prénom de fille et un de garçon car à l&rsquo;époque on ne pouvait savoir le sexe&#8230;Tant de moments de bonheurs partagés avec ma Louise.<br />
&#8211; Elle est belle votre histoire Maurice.<br />
&#8211; Elle aurait pu oui mais Dieu en a décidé autrement. Je ne sais ce que j&rsquo;ai fait de mal, ce que nous avons fait de mal&#8230;le saurais-je un jour? Ce que je sais c&rsquo;est qu&rsquo;au moment où nous étions les plus heureux du monde, Dieu me l&rsquo;a fauchée et notre bébé avec. Un soir en rentrant du travail, le sourire aux lèvres, comme tous les soirs au moment de les retrouver, je me suis trouvé face à une flaque de sang dans laquelle gisaient ma Louise et notre enfant.<br />
&#8211; Non! Non ! Ce n&rsquo;est pas possible, c&rsquo;est affreux. Que s&rsquo;est il passé, Maurice?<br />
&#8211; Tu vois pourquoi je ne voulais pas t&rsquo;en parler.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Raconte-moi, s’il te plait, lui dis-je la gorge serrée.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Du jour au lendemain tout s&rsquo;est effondré. Louise a fait une fausse-couche à six mois. Elle était seule à la maison. Ninon, c’est le prénom que l’on avait choisi si c’était une fille, a cru qu&rsquo;elle était prête sans doute. Mais ce n&rsquo;était ni son cas ni celui de ma Louise dont le visage était marqué par une douleur énorme. Je suis arrivé trop tard ce soir là. Je n&rsquo;ai rien pu faire. Leur coeur s&rsquo;était arrêté de battre à toutes les deux avant même que je n’arrive. J&rsquo;ai hurlé si fort quand j&rsquo;ai compris que les voisins sont arrivés. Ils m&rsquo;ont trouvé à genoux. Je ne me suis jamais relevé depuis. J&rsquo;aurais voulu partir avec elles là-haut, m&rsquo;éteindre moi aussi. Mais il a fallu continuer à faire semblant toutes ces années. Plus de cinquante ans qu&rsquo;elles sont parties.<br />
&#8211; Mon pauvre Maurice. Je suis désolé., sanglotai-je.<br />
&#8211; Tu n&rsquo;as pas à l&rsquo;être. A la mort de mon père j ai récupéré ses bêtes. Sans elles et sans toi, je ne sais pas ce que je serai devenu. Au pied de l&rsquo;arbre que tu aimes tant il y a les cendres de Louise et de Ninon. Voilà pourquoi je ne voulais pas que tu grimpes dessus. Moi aussi petit c&rsquo;était mon arbre préféré quand je montais les bêtes avec mon père.<br />
&#8211; Je comprends mieux Maurice.<br />
&#8211; Promets moi que quand ce sera mon heure, tu nous réuniras tous les trois au pied de cet arbre.<br />
&#8211; Je te le promets. Tu peux compter sur moi. »</p>
<p style="text-align: justify;">Ce jour est arrivé. Depuis que tu m&rsquo;as raconté ton histoire, tu as subi bien d&rsquo;autres misères. Tu as perdu ta mère et pour des questions d’héritage tu as dû te séparer d&rsquo;une partie de leur terrain. Tu as gardé la partie du bas plus facile d’accès avec les vaches. Il a fallu que tu te battes contre ces charognes de l’immobilier pour que ton arbre reste sur ta partie de terrain. Mais malgré la maladie qui t’affaiblissait déjà, tu as gagné la bataille.<br />
Après la cérémonie que tu as voulu des plus simple, comme tu l&rsquo;as été toute ta vie, j&rsquo;ai récupéré l&rsquo;urne. Comme je te l&rsquo;ai promis et malgré les interdits, je suis là avec ma pioche. Je devrais être triste de quitter mon vieux copain, celui avec qui j&rsquo;ai tant partagé &#8230;mais j&rsquo;ose espérer que comme tu l&rsquo;as cru toute ta vie, tu vas enfin les retrouver. Alors caché derrière le brouillard et après avoir séché mes larmes, je souris. Je te souris. Je vous souris à tous les trois.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le texte de Terjit : </strong></p>
<p style="text-align: justify;">« J’ai attendu si longtemps cette première nuit ensemble, je l’ai tant espérée, que j’avais besoin de m’assurer que tu étais bien là, que je ne rêvais pas.  Alors pour laisser mon corps reprendre doucement ses esprits après les heures passées à s’aimer, je suis restée étendue à côté de toi et je t’ai veillé. J’ai regardé ton corps nu posé sous les lueurs de la lune, le filtre des rideaux formait un quadrillage délicat, presque invisible, comme si chaque parcelle de ta peau avait son identité propre qu’il fallait deviner. Certaines évidentes comme celle de ton oreille faite pour les messages secrets, de ta nuque pour t’attirer à moi, ou de tes reins pour y caler mes mollets et te maintenir en moi. Mais toutes ces autres encore inconnues, sont-elles faites pour les caresses, pour les plaisirs cachés, ou pour d’autres choses encore ?</p>
<p style="text-align: justify;">La fraicheur de la nuit commençait à prendre le dessus sur ta chaleur naturelle alors je t’ai couvert pour que tu n’aies pas froid. J’étais amusée de voir comme tu t’es enfoui sous la couette, pour devenir presque invisible, comme un enfant. J’étais émue de sentir ta chaleur, d’écouter ta respiration, de t’avoir enfin pour moi, mon bel amant.</p>
<p style="text-align: justify;">Aux premières lueurs du jour je t’ai laissé tranquille. J’ai doucement déposé un baiser sur ton front et je suis sortie de la chambre sans un bruit, te déranger aurait été un affront.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme tous les matins pour me réveiller j’ai pioché un disque au hasard, hier c’était Satie, ou Tchaïkovski je ne sais plus. Ah non c’était Mozart. Aujourd’hui ma main vient de choisir Chopin, une douce sonate pour accompagner le matin brumeux, un petit air de rien du tout, d’une simplicité qui a le pouvoir de rendre heureux. Pour prendre le poult du jardin je sors sur le petit balcon branlant, je n’ai pour apprivoiser le froid qu’une couverture et mon thé brulant. Doucement le soleil évapore la brume, timidement il apporte une douce tiédeur qui sonne le réveil de la nature. Il fait encore froid, bien sûr, mais elle suffit à faire sortir les oiseaux de leur torpeur. Perché tout en haut de l’arbre dénudé par l’hiver le merle commence sa chanson, la mésange bleue lui répond, puis le rouge gorge, enfin tous les autres, même le pinçon. J’ose à peine respirer pour ne pas les effrayer. Ici l’homme n’est qu’un invité, Ici c’est la nature qui commande, qui donne le rythme, qui détient la vérité.</p>
<p style="text-align: justify;">Le temps passe lentement, sans s’en rendre compte, au rythme du réveil des sens, comme une procession bercée par les notes du piano en une lente danse. Une petite brise me chatouille les pieds de sa fraicheur, puis la coquine remonte le long de mes cuisses comme une caresse polissonne. Ma peau nue frissonne. J’ai beau m’enrouler encore plus dans la couverture le souffle gagne du terrain : il touche maintenant mes hanches, glisse sur mes fesses et se pose sur mes reins. Le thé n’est plus suffisant, le disque de Chopin vient de se terminer, il est temps de rentrer. Je dis aux oiseaux que je reviendrai tout à l’heure, que je ne serai pas seule cette fois, que je te présenterai. Je sais qu’ils m’attendront.</p>
<p style="text-align: justify;">J’allume la cheminée et reprends « Des femmes qui tombent », un petit truc totalement cintré. C’est Bernard, mon libraire préféré, qui m’a dit « Tu veux rire ? Lit ça, c’est surréaliste », c’est comme du Dali. Il a ajouté que c’est bourré de mots inventés, que c’est très bien écrit et que ne pas le lire serait un délit. Face à tant d’insistance, et parce qu’il m’a plus d’une fois surprise avec ses conseils, j’ai répondu « oui Mr le Juge », et je l’ai pris en me disant que ça changera des japonais soucieux. Qu’il avait raison, qu’il est fort ce Bernard pour trouver des perles pareilles. Je l’ai commencé hier soir quand tu prenais ton bain, et si ça n’avait pas été toi à ce moment-là je l’aurais avalé d’une traite. Je viens de le reprendre et en à peine deux lignes je pouffe déjà, il n’y a pas à dire, c’est étonnant et vraiment délicieux. Tout à mon plaisir de lecture je n’entends ni la porte s’ouvrir ni tes pas glisser sur le parquet. Je ne me rends compte de ta présence qu’au moment où tes lèvres posent sur ma nuque un baiser délicat. Il est plus chaud, plus sincère, plus aimant que tous ceux que j’ai reçue jusqu’à cet instant. Nous restons là un petit moment à se sentir, à se toucher du bout de la peau et la terre cesse un instant de tourner pour nous laisser plus tranquilles. Tes doigts aussi légers qu’un souffle d’air glissent le long de mon bras et me retirent délicatement mon livre des mains. Puis tu retournes le fauteuil et un grand sourire m’accueille pour ce premier regard du jour sur toi, je suis heureuse de te voir ici, dans mon antre, dans ma vie, sous mon toit et mes oreilles frissonnent encore de ces tous petits mots tant espérés : « Bonne année mon ange ». Je te réponds par le plus doux et le plus tendre des baisers dont l’humanité est capable. Ta peau nue a encore la chaleur de la nuit, les odeurs du mélange de nos deux corps, le goût des plaisirs jusque-là inconnus.</p>
<p style="text-align: justify;">Délicatement tu fais glisser ma couverture, je suis assise devant toi les jambes repliées sur le côté, totalement nue. Le soleil a terminé de disperser la brume, maintenant il inonde la pièce et illumine ton corps. Plus de quadrillage lunaire mais ta beauté brute en pleine lumière, sans pudeur, sans fard, sans artifice.</p>
<p style="text-align: justify;">Ton regard planté dans le mien tu dis que je suis belle, que mes seins sont de soie, que mes cuisses sont de nacre, que mes fesses ont le goût du bonheur. Tu dis que ma voix à la douceur de la rose, mon rire la délicatesse du jasmin et mon regard la pureté d’une orchidée. Tu dis que ta vie commence, que le passé n’est plus.</p>
<p style="text-align: justify;">Tes mains me disent sans un mot que tu me désires follement, ici et maintenant, que tu me veux encore et encore, que tu n’es pas rassasié. Mon cœur chavire, mon corps se relâche sous tes caresses de plus en plus enveloppantes. Dans un des derniers instants de lucidité qu’il me reste avant de définitivement capituler, avant de couler à pic vers les abysses du plaisir, je susurre à ton oreille que le tapis est très moelleux et idéalement placé près de la cheminée. Que c’est bon d’être ton amoureuse. « </p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><iframe src="https://docs.google.com/spreadsheets/d/1GiITBXku755q_3oM6Eo9GkGcuIeheTB6grA5qNw6aHM/pubhtml?gid=1663856504&amp;single=true&amp;widget=true&amp;headers=false" width="400" height="650"></iframe></p>
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		<title>Atelier d&#8217;écriture n° 246</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Koszelyk]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Dec 2016 22:16:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Atelier d’écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Une photo, quelques mots]]></category>
		<category><![CDATA[atelier d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[beauté]]></category>
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		<category><![CDATA[sérénité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour passer la nouvelle année, une photo avec de la brume, comme je les aime. ♥ Merci Anselme ! Publication des textes le lundi matin &#8230; Genre et ton libres [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pour passer la nouvelle année, une photo avec de la brume, comme je les aime. ♥</p>
<p style="text-align: justify;">Merci Anselme !</p>
<div id="attachment_18314" style="width: 1031px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-18314" class="size-full wp-image-18314" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2016/12/brume-anselme.jpg" alt="" width="1021" height="1101" /><p id="caption-attachment-18314" class="wp-caption-text">© Anselme</p></div>
<p><span id="more-18313"></span>Publication des textes le lundi matin &#8230;<br />
Genre et ton libres ! 🙂</p>
<p><iframe src="https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeIOHX5VukoaaGvz45Bmz6q2aDGueEJSYXORMn3UB8T0X0Lbg/viewform?embedded=true" width="760" height="500" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0">Chargement en cours&#8230;</iframe></p>
<p>Have fun !</p>
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		<title>La clé des champs &#8211; Atelier d&#8217;écriture</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Koszelyk]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2015 04:00:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[# Parfois j'écris ...]]></category>
		<category><![CDATA[Atelier d’écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Une photo, quelques mots]]></category>
		<category><![CDATA[atelier d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[campagne]]></category>
		<category><![CDATA[douceur]]></category>
		<category><![CDATA[écrire à partir d'une photo]]></category>
		<category><![CDATA[Gironde]]></category>
		<category><![CDATA[Julien Ribot]]></category>
		<category><![CDATA[nostalgie]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous ne foulerons plus les pavés de la cour. De mauvaises herbes pousseront, la nature reprendra ses droits. La lumière du soleil ne frappera plus la nappe en toile cirée, les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_13701" style="width: 970px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2015/09/ribot.jpg"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-13701" class="size-full wp-image-13701" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2015/09/ribot.jpg" alt="© Julien Ribot" width="960" height="639" /></a><p id="caption-attachment-13701" class="wp-caption-text">© Julien Ribot</p></div>
<p style="text-align: justify;">Nous ne foulerons plus les pavés de la cour. De mauvaises herbes pousseront, la nature reprendra ses droits. La lumière du soleil ne frappera plus la nappe en toile cirée, les volets resteront clos et rouilleront un peu plus les jours de pluie. Les ronces se fraieront un chemin entre les épines des roses, et la lavande robuste n&#8217;embaumera plus le jardin de son odeur entêtante. <span id="more-13737"></span>Les villageois parleront des rires d&rsquo;enfants avec nostalgie et se lamenteront de ne plus voir courir Nathalie et Jean chercher le pain sur leur vélo. La vie aura quitté la maison, la poussière recouvrira les meubles d&rsquo;une fine couche blanche, comme pour les protéger du temps.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous aurons engrangé des souvenirs dans cette maison reculée dans les terres. Nous aurons appris à vivre autrement, à prendre le temps des secondes qui s&rsquo;égrènent et ne reviennent jamais.</p>
<p style="text-align: justify;">Couper les téléphones, profiter de la douce chaleur du soleil, là sur notre peau encore blanchâtre,  humer ce café qui coule goutte à goutte et tapisse la cuisine rustique d&rsquo;une odeur énergisante. Contempler aux premières loges le ballet des papillons et libellules.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce matin nous avons refermé la porte de la maison, nous retournons dans le tourbillon de la vie, à manquer de temps, à courir, à foncer, sans souffler. Quelques minutes, à notre retour, nous manquerons de souffle, voudrons retourner dans la maison des vacances, pour croire encore à ces moments suspendus et bienheureux.  Puis la vie reprendra ses droits et s&rsquo;imposera. Courrier des impôts, points en moins sur le permis pour des excès de vitesse. La maison des vacances sera déjà bien loin, mais dans notre esprit restera ce petit coin de paradis, et nous nous projetterons dans un an, quand enfin nous tournerons de nouveau notre trousseau dans la serrure d&rsquo;un bel Eden caché.</p>
<p style="text-align: justify;">© Leiloona, le 20 septembre 2015</p>
<p><strong> </strong><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le texte de Claude</span> :</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Ouf, on s’arrête ; je suis fourbu… Tiens, il y a une maison, là ! Qu’est-ce qu’ils disent dans le guide ?</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Ecoute :</p>
<p style="text-align: justify;">« Après 20 km d’un sentier escarpé, vous arrivez devant une bâtisse : « Le Manoir de Luterville »</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Un manoir, çà ?</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; « Ancienne demeure du Marquis de Luterville, elle offre un beau modèle d’architecture néo-classique. Sur le mur latéral, on aperçoit l’emplacement d’une fresque « Vénus dévêtue par Mars », attribuée à David, (actuellement en cours de restauration). Le portail en fer forgé, efflanqué de deux colonnes en marbre de Carrare a été remplacé dès le début du XXe siècle par une porte en chêne cérusé bleue sur laquelle un panneau vitré raconte succinctement l’histoire édifiante du marquis. »</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Vue la taille,  il n’a pas dû faire grand-chose le marquis…</p>
<p style="text-align: justify;">« Sur la gauche, on peut voir un exemplaire intéressant de persienne métallique Carthellier (les originaux sont aux Musée des Techniques, 13 km par le sentier bleu) sur laquelle logent quelques arachnides qui ont longtemps servi d’inspiration à l’œuvre de Louise Bourgeois.</p>
<p style="text-align: justify;">Devant la bâtisse, de chaque côté de l’entrée pavée, qui a longtemps entendu résonner les sabots des chevaux du marquis, quelques plantes gracieuses entretenues par le gardien du domaine, rappellent qu’ici existaient de vastes jardins inspirés par Le Nôtre, hélas détruits par la tempête de décembre 99.».</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;  On fait une photo et on continue ?</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; J’ai un doute : tu es sûr qu’on a pris le bon chemin ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Le texte de Bénédicte</span></strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">Cette photo me rend triste : elle suinte l&rsquo;abandon par tous les pores du papier&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas l&rsquo;abandon joyeux de la rentrée scolaire,celui qui nous fait monter dans la voiture avec un mélange indescriptible de regrets et d&rsquo;excitation, celui où on sait d&rsquo;avance qu&rsquo;il y aura un retour&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas non plus l&rsquo;abandon fiévreux d&rsquo;une sieste amoureuse derrière ces volets clos qui dessinent des rayures sur la peau et protègent un plaisir silencieux et complice dans une maison pleine&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;">Non, pas ceux-là.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais l&rsquo;abandon par la mort du propriétaire,cette personne âgée qui n&rsquo;avait plus beaucoup de courage et de moyens pour entretenir sa maison et dont les héritiers ne se sont pas encore occupés, peu pressés peut-être d&rsquo;aller passer leurs étés dans ce village endormi&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;">Et le silence s&rsquo;installe,la peinture continue de s&rsquo;écailler, les herbes de pousser et les murs de se dégrader dans la solitude et l&rsquo;indifférence.</p>
<p><strong> </strong><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Le texte de Dominique</strong></span> :</p>
<p>Portrait chinois</p>
<p style="text-align: justify;">Si c’était une porte : en bois, grisé par les pluies, une boite à lettres au milieu, car le courrier c’est précieux. La porte semble fermée, il suffit de la pousser.</p>
<p style="text-align: justify;">Si c’était un mur : solide et épais, en pierres claires, à l’enduit ocre foncé, grignoté par le temps.</p>
<p style="text-align: justify;">Si c’était une plante : une liane grimpante, un chèvrefeuille odorant qui enlace et étreint avec douceur.</p>
<p style="text-align: justify;">Si c’était un sol : des petits pavés irréguliers, polis par les allées et venues, brillants sous le soleil.</p>
<p style="text-align: justify;">Si c’était des volets : des persiennes métalliques pour protéger des intempéries et des aléas de la vie.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; J’ai trouvé, cette maison c’est l’amitié !</p>
<p><strong> </strong><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Le texte de Manue Rêva</span></strong> :</p>
<p>&#8211; Misère … Les volets sont fermés depuis si longtemps, plus personne n’habitera jamais ici !</p>
<p>-Qu’est-ce que tu racontes ?! ça n’est pas la première fois que la maison reste aussi longtemps inhabitée ! Tu te rappelles ? Nous étions un peu plus jeunes à cette époque là, plus vigoureux !</p>
<p>-Tu veux parler de ces sombres années ? Celles où nous frémissions pour nos vies toutes les nuits ?</p>
<p>-Oui ! Souviens-toi … Les éclairs qui zébraient le ciel, le vacarme assourdissant des avions au dessus de nos têtes et les bombes … les incendiaires me glaçaient la sève jusqu’aux racines. Les fenêtres restèrent longtemps closes à cette époque mais je crois me souvenir qu’on voyait un peu de lumière filtrer par les persiennes.</p>
<p>-C’est vrai ! Maintenant que tu en parles, il y avait quelqu’un qui habitait là … Ou plutôt qui se cachait là. J’avais oublié … Comment ai-je pu ? J’ai certainement dû enfouir ce souvenir au plus profond de mon être… Le bruit de leurs sales bottes frappant les pavés résonne pourtant encore en moi, aussi sombre et angoissant que le jour où ils sont venus le chercher.</p>
<p>-Qu’il était maigre dans ses habits rayés quand il est revenu, presque un fantôme. Et pourtant, il était bel et bien là, dressé devant la maison, soutenu par cette belle jeune femme au regard hagard. Et il riait. Ils riaient …</p>
<p>-Oh oui, ils trouvaient ça tellement drôle de revenir habiter dans cette maison où le crépi délabré laissait imaginer la forme d’un cochon. Eux qui n’en mangeaient pas un morceau et qui pourtant avaient rêvé de nourriture, n’importe laquelle, pendant ces deux interminables années.</p>
<p>-Leurs enfants ont tout fait pour tenter de les convaincre de rénover ce mur mais ils ont tenu bon !</p>
<p>-Guère étonnant, après toutes les terribles épreuves qu’ils avaient traversées, la vision de cette façade avait été le premier éclair de joie qu’ils avaient ressenti. Et ils ne voulaient pas l’oublier, ni l’effacer.</p>
<p>-Ils se retrouvaient au petit matin dans le hamac tendu devant la maison, se blottissaient dans les bras de l’autre et essayaient d’oublier les cauchemars de la nuit en regardant le cochon. Ils finissaient par sourire et rentraient s’occuper de leur progéniture.</p>
<p>-Je me demande ce que sont devenus leurs enfants. Le temps passe, l’herbe pousse, sauvage et rien ne me laisse imaginer qu’à nouveau quelqu’un va revenir dans cette maison, et rire, et vivre !</p>
<p>-Tu as peut-être finalement raison. Nous aussi nous vieillissons, comme la maison, et bientôt nous ne serons plus là pour voir ce qu’elle va devenir ! Je me croyais immortel mais les sombres engins qui approchent me vont entrevoir une fin plus proche que je ne l’imaginais.</p>
<p>Et le bruissement s’arrêta.</p>
<p>Le vacarme des tractopelles envahit la ruelle si longtemps paisible. Les tronçonneuses des bucherons qui accompagnaient les ouvriers se mirent en marche et s’attaquèrent aux branches des deux arbres. Bientôt, ils ne furent plus que deux troncs nus et exsangues, très vite arrachés à la terre par les impitoyables mâchoires des machines. La maison resta fermée, personne ne voulait habiter en face du nouveau funérarium de la ville, et surtout pas les descendants de ses derniers habitants.</p>
<p><strong> </strong><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le texte d&rsquo;Hermione</span> :</p>
<p><strong>MES MEILLEURES VACANCES</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« Racontez vos meilleures vacances d’été. »</p>
<p style="text-align: justify;">Voici le sujet de ma rédaction. Moi qui n’ai jamais d’imagination, c’est bien la première fois que je trouve en moins d’une minute qu’est-ce que je peux écrire.</p>
<p style="text-align: justify;">J’y ai repensé il y a deux minutes, quand je relisais pour la deuxième fois cette phrase inscrite au tableau. Soudain, j’ai regardé ma montre et je me suis rappelé mes vacances de cette année où nous étions partis chez nos grands-parents. Je suis triste de les avoir quittés, après ces vacances géniales que nous avons eues chez eux. Mais le jour où nous devions aller les voir, au début des vacances, je n’en n’avais pas envie. Heureusement que mes parents m’y ont obligé !</p>
<p style="text-align: justify;">Nous étions partis de bonne heure pour arriver à l’heure du goûter chez eux. Tout le monde était content sauf moi, car j’avais envie de rester avec mes copains à jouer au foot tous les matins sur la plage. Mais ma mère avait voulu revoir ces parents cet été, à la montagne, et je devais les suivre. J’avais fait la tête pendant tout le trajet et c’est seulement quand nous nous sommes arrêtés sur une aire d’autoroute que j’ai commencé à parler. J’ai dit :</p>
<p style="text-align: justify;">— D’abord, je suis sûr qu’ils vivent dans une maison super moderne !</p>
<p style="text-align: justify;">— Tu verras, Samuel, a répliqué maman.</p>
<p style="text-align: justify;">À quinze heures, nous sommes arrivés dans un petit village avec des pavés au sol. Je faisais toujours la tête mais en vrai j’étais un peu content de voir ce village qui avait l’air ancien mais beau. Ensuite, nous nous sommes garés près d’un arbre et j’ai observé la maison devant nous.</p>
<p style="text-align: justify;">Le mur rose était un peu abîmé et il y avait des plantes vertes autour de la porte qui était en bois. À la gauche de la porte il y avait un volet fermé et sale. J’ai dit, incrédule :</p>
<p style="text-align: justify;">— C’est là, la maison de tes parents, maman ?</p>
<p style="text-align: justify;">-Oui.</p>
<p style="text-align: justify;">-Ma chérie ! Mes petits-enfants, s’est écriée Mamie en ouvrant la porte.</p>
<p style="text-align: justify;">-Mamie ! a dit ma petite sœur.</p>
<p style="text-align: justify;">J’avais toujours cru que Mamie était comme sur le dessin que papa avait fait d’elle : une vieille dame avec de gros yeux dans un fauteuil roulant et toute ridée (Nous n’avions jamais rencontré nos grands-parents car ils s’étaient disputés avec maman). C’était presque le contraire et j’ai été très content.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis nous avons passé le reste des vacances en faisant des chasses au trésor, des randonnées… Je me suis même fait trois amis au village.</p>
<p style="text-align: justify;">Bon, maintenant, commençons cette rédaction sur ces vacances géniales que j’ai passé !</p>
<p><strong> </strong><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le texte de Nady</span> :</p>
<p><strong>CE N’EST QU’UN AU REVOIR</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Clic, clac…. fit son reflex pour la dernière prise… Léa aurait pu mettre le mode « Rafale» pour être sûre de ne jamais oublier cette devanture mais elle décida de ne prendre qu’une photo avant de se retourner définitivement… la dernière image de SA maison des jours heureux qui restera à jamais gravée dans sa mémoire.</p>
<p style="text-align: justify;">La vie l’a décidé ainsi.</p>
<p style="text-align: justify;">Léa range son appareil photo. Elle ne doit pas trop tarder ; il serait mal vu d’arriver en retard. La ponctualité étant la politesse des Rois, et pour faire honneur aux clients suisses, il serait de bon ton d’arriver à l’heure.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rendez-vous est fixé dans une demi-heure. Léa fait vite son rétroplanning dans la tête pour éviter de stresser : le temps de récupérer sa voiture dans l’allée un peu plus loin, le quart d’heure de trajet pour atteindre la ville et prévoir un peu de temps pour trouver une place de parking à proximité du bureau du notaire : ça va le faire. Il ne faudrait quand même pas qu’il y ait un imprévu qui vienne troubler ce timing bien parfait ! Surtout pas aujourd’hui ! Le cœur de Léa, déjà bien lourd ce jour, ne le supporterait pas.</p>
<p style="text-align: justify;">La vie le décidera.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais Léa est confiante, elle a toujours eu de bonnes ondes dans cette région auboise, qui lui apporta de merveilleux souvenirs et de grandes satisfactions.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le chemin qui l’amène au centre-ville, Léa se remémore les délicieux moments vécus dans cette maison qui appartient à sa famille depuis bientôt 3 générations. Une bâtisse qui date certainement du XIXième siècle ; sur le mur  à droite de la porte d’entrée, la « cicatrice » laissée par une balle des combats de la guerre de 1870 atteste de son existence en ces temps obscurs. Son père l’a héritée de ses parents et n’a eu de cesse de la retaper chaque été pour que la charpente résiste aux intempéries. Pari réussi, la maison est solide et les pièces sont aussi chaleureuses que vastes à l’intérieur. Léa en connait les moindres recoins. Elle y passait toujours ses vacances d’été dans ce village de l’Aube avec son frère et ses sœurs. Les parties de cache-cache pouvaient durer des heures entre eux tellement les pièces sont nombreuses. Il fallait juste faire attention à poser délicatement ses pieds pour ne pas trop faire craquer le parquet et révéler sa cachette.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant que son frère et ses sœurs s’amusaient à enfourcher leur vélo en direction des grands lacs de  l’arrière-pays, Léa aimait retrouver sa mère dans la vaste cuisine / salle à manger. Elle s’asseyait autour de la grande table en bois, construite par son père, et observait sa mère aux fourneaux. Parfois il leur arrivait de discuter de tout et de rien mais souvent c’est un silence religieux qui occupait l’espace entre ces deux êtres qui n’avaient pas besoin de mots pour s’aimer et se comprendre.<br />
C’était son rêve aussi à Léa de se retrouver un jour dans cette cuisine, entourée des siens avec plein d’enfants qui joueraient autour d’elle pendant qu’elle finirait ses compotes et confitures….</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la vie en décida autrement…</p>
<p style="text-align: justify;">La pièce préférée de Léa était l’atelier de bricolage de son père. Une pièce à part dans la maison, juste en dessous de la suite parentale et qui donnait près du garage. Son père pouvait y passer des journées et des nuits entières à travailler le bois, à redonner vie à toute sorte d’objets, à contourner l’utilité première de certains et leur donner une autre fonction. Ce hobby, c’était les vacances de son père qui se donnait à cœur joie dans sa passion pendant les deux mois d’été. Les outils de son père ornaient les murs de l’atelier, jusque dans les couloirs qui menaient au grenier. Tels des tableaux de peintres accrochés aux murs, ce rangement fit office de décoration et ne manquait jamais d’attirer l’œil des invités à qui on faisait faire le tour du propriétaire avant le diner. C’est d’ailleurs à la vue de ces outils sur le mur, que les yeux des acheteurs se sont mis à briller pendant la visite. Léa l’avait remarqué. A cet instant précis, Léa savait que c’était à eux qu’elle allait vendre Sa maison. Initialement les outils n’étaient pas compris dans la vente, mais à la vue du fort intérêt des visiteurs sur ces objets si imposants et si utiles, Léa comprit qu’elle avait là un argument de choc pour réussir une négociation à venir et ne pas avoir à trop baisser le prix. Elle n’a pas de regret car elle n’a aucune utilité de ces outils ; son appartement à elle date de moins de 5 ans dans la capitale et elle sait qu’elle n’a pas l’âme bricoleuse. Un joint à remplacer de temps en temps, un siphon à nettoyer parfois, une ampoule à changer : ses compétences s’arrêtent là. Et puis le temps pressait, il fallait maintenant vite trouver acheteur pour sa maison car elle ne rapportait plus de ressources depuis la fin du bail de location que son père octroyait dans une partie de la maison à une peintre qui donnait des cours de peinture et d’art aux enfants et adultes de la Région jusqu’à son départ à la retraite en juin dernier.</p>
<p style="text-align: justify;">Le papa de Léa n’a pas eu le temps de trouver un autre locataire, c’est lui qui fut appelé au Ciel pendant l’été.</p>
<p style="text-align: justify;">La vie est ainsi…</p>
<p style="text-align: justify;">Et voilà donc Léa, son frère et ses sœurs, héritiers d’une superbe bâtisse avec quelques hectares de jardin pouvant faire office de bon potager. Mais aucun d’eux n’avait la main verte et avec un frère installé aux States et deux sœurs dans les îles de l’Océan Indien, Léa se retrouvait bien seule pour s’occuper de cette immense maison familiale. Il y avait beaucoup de travaux à engager, à commencer par un ravalement qui s’avérait plus qu’indispensable. Le père de Léa avait perdu le goût d’entretenir cette maison depuis une dizaine d’années. Les enfants y séjournaient de moins en moins et depuis le décès de sa femme il y a 6 ans, il n’avait même plus le goût d’y retourner.</p>
<p style="text-align: justify;">Léa, elle, tenait à venir au moins une fois par an. Elle aimait retrouver l’odeur du bois qui parfumait la maison des jours heureux de ses années d’insouciance. Elle ressentait un besoin vitale de venir se poser entre ces murs, histoire de se reconnecter à elle, à l’histoire de sa famille, à ses origines. Elle ne restait jamais trop longtemps ; le temps d’un week-end prolongé souvent. Elle n’avait de cesse de proposer à ses amis de la capitale de l’accompagner. Ce n’est pas le couchage qui manquait. Elle se souvient du week-end de ses 30 ans où 15 personnes ont pu y trouver logis après une terrible soirée de fête et de bonheur !<br />
Mais ses amis étaient de moins en moins disponibles et partants pour des week-ends à la campagne. Leurs emplois du temps, leurs enfants, les activités de ces derniers les samedis étaient autant de freins qui les empêchaient d’aller se reposer à plus de 2 heures de la capitale avec Léa.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi va la vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi, quand arriva le moment de décider de l’avenir de cette maison familiale au décès de leur père, la raison l’emporta et les trois enfants se mirent d’accord pour la vendre. Léa avait le cœur serré…. Elle ne pouvait pas racheter les parts de son frère et de ses sœurs. Son statut d’intermittente du spectacle ne lui donnait pas les ressources nécessaires aujourd’hui…. Mais elle ne désespérait pas de connaître un jour la gloire et le succès de Catherine Deneuve.<br />
Léa se résigna donc à l’évidence du moment et émit une seule condition : celle de choisir elle-même les futurs acheteurs, ce qui arrangeait sa fratrie, trop occupée avec leur famille et travail respectifs à gérer. Et c’est ainsi que la petite dernière se mit à poster des annonces un peu partout, tout en priant le Ciel et l’Univers tout entier, de trouver un acheteur qui n’aura pas l’idée de détruire cette maison pour reconstruire une plus moderne et moins typique. Le père de Léa y avait mis tant de passion et d’ardeur à la tache dans l’entretien de cette bâtisse, qu’elle ne s’en remettrait pas… Un deuil par an à gérer c’est suffisant, non ?</p>
<p style="text-align: justify;">C’est la vie qui parlera.</p>
<p style="text-align: justify;">Quel serrement au cœur éprouva Léa au moment de fermer la porte derrière elle après une dernière caresse sur les outils aux murs. Tiens, elle a oublié d’enlever l’affichette des heures de cours de l’ancienne locataire… Tant pis… Il fallait partir maintenant.</p>
<p style="text-align: justify;">Allez, une dernière photo avant le rendez-vous chez le notaire, histoire de capter la devanture de la maison AVANT car Léa pourra la revoir APRES les travaux de ravalement du futur propriétaire et cerise sur le gâteau : Léa aura aussi tout loisir de se ressourcer à l’intérieur car le futur propriétaire a le projet de la transformer en tables et chambres d’hôtes. Le rendez-vous est pris pour un week-end l’an prochain.</p>
<p style="text-align: justify;">La vie est pleine de surprises parfois.</p>
<p><strong> </strong><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Et voici les liens vers les textes écrits à partir de la même photo</span></strong> :<br />
<iframe src="https://docs.google.com/spreadsheets/d/1nadNFuTbhinBC116VWtxXn38JNvYD0NkVth6dZJM02M/pubhtml?gid=1710630397&amp;single=true&amp;widget=true&amp;headers=false" width="600" height="750"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://alexandrakoszelyk.com/13737-2/13737/">La clé des champs &#8211; Atelier d&rsquo;écriture</a> est apparu en premier sur <a href="https://alexandrakoszelyk.com">Alexandra Koszelyk</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>De boue et de sang (atelier d&#8217;écriture 173)</title>
		<link>https://alexandrakoszelyk.com/de-boue-et-de-sang-atelier-decriture-173/12332/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Koszelyk]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2015 04:12:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[# Parfois j'écris ...]]></category>
		<category><![CDATA[Atelier d’écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Une photo, quelques mots]]></category>
		<category><![CDATA[atelier d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[campagne]]></category>
		<category><![CDATA[Julien Ribot]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
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<p>L’article <a href="https://alexandrakoszelyk.com/de-boue-et-de-sang-atelier-decriture-173/12332/">De boue et de sang (atelier d&rsquo;écriture 173)</a> est apparu en premier sur <a href="https://alexandrakoszelyk.com">Alexandra Koszelyk</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_12283" style="width: 970px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2015/04/chemin.jpg"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-12283" class="size-full wp-image-12283" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2015/04/chemin.jpg" alt="© Julien Ribot" width="960" height="505" /></a><p id="caption-attachment-12283" class="wp-caption-text">© Julien Ribot</p></div>
<p style="text-align: justify;">Il part, le pas confiant, à l&rsquo;aube. Sait-il à quel point elle l&rsquo;a percé à jour, lui l&rsquo;homme fort et lisse de toutes contraintes ? Ses petites ridules, là au coin de l&rsquo;oeil qu&rsquo;elle avait prises au début pour des stigmates du bonheur, étaient autant de marques de tristesse qu&rsquo;il camouflait derrière un grand sourire.<span id="more-12332"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Sourire pour vivre, et croire encore qu&rsquo;il était temps de changer.</p>
<p style="text-align: justify;">Il part, le pas léger : il imprime son pas d&rsquo;éphémère sur le sol caillouteux. Il ne se retourne pas, il ne sait pas regarder en arrière. Léna voudrait lui dire à quel point cet homme l&rsquo;a aidée à combattre ses démons, à avancer et à grandir. Mais elle ne dira rien, plus rien n&rsquo;existe entre eux, si ce n&rsquo;est que le silence flamboyant de cette campagne.</p>
<p>Autour d&rsquo;eux renaîtra le printemps :  les bourgeons, les fleurs qui chatouillent le nez, les oiseaux qui pépient sur chaque branche, mais leur arbre à eux n&rsquo;a plus de racines, il est tombé cet hiver, et aucun des deux n&rsquo;a remis le terreau qui aurait été nécessaire pour faire taire cette putréfaction qui le menaçait. La gangrène est arrivée lentement, quelques signes avant de sortir sans crainte au grand jour. Elle avançait avec son port de reine funeste et rien ne pouvait se mettre sur son chemin.</p>
<p style="text-align: justify;">Léna regardait Pierre, bientôt il ne serait plus qu&rsquo;une tache sombre qu&rsquo;elle ne distinguerait plus. Alors elle pourrait tomber sur le sol, le prendre à mains nues, et hurler, bouche fermée, sa peine contenue. Pourquoi fallait-il toujours laisser partir les gens ? Pourquoi se heurtait-elle toujours au départ des siens ? Morts, abandons, trahisons, le sol lui-même flanchait, il lui semblait même qu&rsquo;il s&rsquo;ouvrait en deux pour la prendre entièrement dans ses mâchoires de boue.</p>
<p style="text-align: justify;">La jeune femme renaîtrait encore une fois ? Le phénix était-il vraiment immortel ?</p>
<p style="text-align: right;">© Leiloona, le 26 avril 2015</p>
<p><strong> </strong><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le texte de Ludo</span> : (Cliquez sur la petite flèche pour lire l&rsquo;ensemble du texte.)</p>
<p><strong>Exil </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Jisio s&rsquo;arrête dans sa longue marche. Il sait que le temps presse mais il veut aussi emporter avec lui les couleurs et les parfums de ses paysages qu&rsquo;il laisse derrière lui. Il n&rsquo;a rien pris et pourtant son fardeau est plus lourd que n&rsquo;importe quelle valise qu&rsquo;il aurait pu décider de prendre.</p>
<p style="text-align: justify;">[expand]Il regarde le lac. Il a choisi de traverser par la forêt même si le chemin est plus long, il est aussi plus sûr, moins surveillé. Les derniers canards s&rsquo;ébrouent, ils sont en retard, l&rsquo;automne a déjà commencé à imprimer ses marques sur les arbres. Il pose la main sur son cœur, là où il a rangé la seule chose qu&rsquo;il emporte: une photo d&rsquo;Arita. Elle est belle, elle sourit dans sa robe rose pâle, ses longs cheveux noirs sont attachés en un chignon négligé, laissant dépasser quelques mèches qui encadrent son visage. Autour d&rsquo;elle Razi et Pietro observent l&rsquo;appareil avec un regard mêlé d&rsquo;envie et de crainte à la fois. Jisio leur a promis que le petit oiseau allait sortir, alors les deux garçons de quatre et six ans, crédules, surveillent! Il se souvient du moment de rire qui avait suivi cette photo, devant la déception des enfants de ne voir aucun moineau s&rsquo;échapper de la machine!</p>
<p style="text-align: justify;">Jisio inspire une dernière fois le parfum de terre humide, pour s&rsquo;en imprégner, le graver dans sa mémoire. Il se remet en route. Le chat qui l&rsquo;a suivi un temps a finalement renoncé! Il s&rsquo;est arrêté, s&rsquo;est assis, la queue enroulée autour de son corps. Il a fixé Jisio de son regard intense, comme pour lui dire adieu. Jisio est revenu sur ses pas, a remercié ce compagnon d&rsquo;une caresse. Le chat, ronronnant, a fait demi tour et est reparti vers la maison. Les enfants avaient été tristes de le laisser lorsqu&rsquo;ils sont partis il y a trois mois, en avance sur Jisio, qui devait rester pour régler quelques derniers détails. Arita avait protesté, refusé de partir d&rsquo;abord. Mais les soldats étaient aux portes du village, et Jisio avait préféré anticiper le départ d&rsquo;Arita et des enfants, promettant de les rejoindre très  vite, pour démarrer une nouvelle vie, sûrement pas meilleure, sûrement pas plus belle&#8230; Juste une autre vie, en sécurité! Pas définitive non plus! Lorsqu&rsquo;ils seraient de retour au pays une fois cette guerre terminée Jisio avait plein de projets. Ses arguments avaient fini par la convaincre et elle était partie avec les enfants, avant que le passage ne soit plus possible. Aux enfants il avait promis de prendre soin du chat. Mais pas question de l&#8217;emmener. Il faudrait le remplacer par un autre, là bas..</p>
<p style="text-align: justify;">Il hâte son pas, la frontière n&rsquo;est plus qu&rsquo;à deux petites heures de marche. Ensuite ce sera la liberté&#8230; Une liberté au goût d&rsquo;exil, de pauvreté aussi sûrement&#8230; Mais ils seront ensemble c&rsquo;est tout ce qui compte!</p>
<p style="text-align: justify;">Il n&rsquo;a pas pu écrire à Arita pour la prévenir que le moment de son départ était arrivé. Les milices surveillent le courrier, et le réseau clandestin qu&rsquo;il aurait pu utiliser a bien sûr d&rsquo;autres priorités que la livraison de courrier personnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis, Jisio ne le sait pas, mais personne n&rsquo;aurait ouvert sa lettre là bas&#8230; Arita et les enfants ne sont jamais arrivés jusqu&rsquo;à cette promesse d&rsquo;une vie libre. Arrêtés avant la frontière, incapables de présenter des papiers leur laissant le droit de passer, ils ont été emmenés au poste frontière. Razi, qui a tenté de s&rsquo;enfuir a été abattu par un soldat à peine plus âgé que lui, un soldat qui obéit aux ordres et à qui le port du fusil donne un pouvoir qu&rsquo;il croit spécial. Razi est tombé, Arita qui a couru vers lui a été durement frappée&#8230; Elle a été séparée de Pietro et tous deux ont été emportés vers un camp de travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais pour l&rsquo;instant Jisio ignore tout cela, et marche plein d&rsquo;espoir vers cette vie libre, avec eux&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Il passe la frontière, il a réussi, il s&rsquo;arrête à nouveau, se retourne pour voir une dernière fois son pays, pose la main sur son cœur, sent sous ses doigts la photo jaunie. « <em>Ensemble, c&rsquo;est tout ce qui compte</em>« , murmure-t-il&#8230;[/expand]</p>
<p><strong> </strong><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le texte de Nady :</span></p>
<p style="text-align: justify;">ELLE est là, bien présente, s’avançant le long d’un chemin désert à l’image de cet homme parcourant ce sentier de forêt.</p>
<p style="text-align: justify;">[expand]ELLE se sent bien, la zénitude L’emplit. SA sérénité épouse l’ambiance extérieure, toutes deux tranquilles, reposées, calmes. ELLE sait que cet état ne durera pas…  ELLE pense, ELLE réfléchit, ELLE médite, ELLE imagine un monde meilleur, fait de paix et de bonheur pour tous. ELLE en profite aussi pour mieux se connaître. Quelles son SES vraies envies, SES attentes pour l’autre bout de chemin qu’ELLE ne va pas tarder à approcher ?</p>
<p style="text-align: justify;">La nature est en accord aujourd’hui avec ELLE. Les cyclones, tempêtes, inondations, nuages, boues sont désormais derrière ELLE. Aujourd’hui, pas de bourrasque en vue, un ciel dégagé, une eau calme, un sentier débroussaillé… ELLE y prendrait presque goût… Mais ELLE ressent quelque chose d’indéfinissable dans cet instant qui n’est que provisoire… ELLE le sait, ELLE le pressent… Alors ELLE savoure pleinement ce moment, ELLE hume le bon air ambiant, ELLE admire intensément ce paysage sorti de nulle part, ELLE écoute profondément ce silence apaisant que le bruit de ses pas vient parfois troubler quand ils dérangent les pierres de la terre.</p>
<p style="text-align: justify;">La SOLITUDE s’avance ainsi sur ce chemin ouvert et dégagé qui l’amènera peu à peu sur le sentier de l’Autre où la notion de partage prédominera.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> </strong><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Le texte d&rsquo;Hermione</strong></span> :</p>
<p><strong><u>Un moment de silence</u></strong></p>
<p>Sommes-nous en été ?</p>
<p>Serions-nous en hiver ?</p>
<p>[expand]Et qui est donc José,</p>
<p>Cet humain au pantalon vert,</p>
<p>Marchant dans cet endroit,</p>
<p>En sifflant plus d’une fois ?</p>
<p>Nous voilà dans une forêt,</p>
<p>Ou encore dans une clairière,</p>
<p>Nous sommes seuls avec José,</p>
<p>Cet humain aux multiples  secrets.</p>
<p>Dans ce moment de silence,</p>
<p>Nous ne sommes sûrs de rien.</p>
<p>Dans cette clairière immense,</p>
<p>Nous nous y sentons bien[/expand]</p>
<p><strong> </strong><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Les liens des textes écrits à partir de la même photographie</span> :</p>
<p><a href="http://aufildesplumes.blogspot.fr/2015/04/une-photo-quelques-mots-11.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Amandine</a></p>
<p>Saxaoul : <a href="http://saxaoul.canalblog.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sur le chemin</a></p>
<p><a href="https://leblogojournaldelora.wordpress.com/?p=4747" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Elora</a></p>
<p>Patacaisse : <a href="https://patacaisse.wordpress.com/2015/04/27/atelier-decriture-lui/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Lui</a></p>
<p><a href="https://gnossiennes.wordpress.com/?p=363" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Alphonsine</a></p>
<p><a href="http://domandalas.eklablog.com/173-eme-atelier-d-ecriture-de-leiloona-une-photo-quelques-mots-a117438132" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Domie</a></p>
<p>Vu de mes lunettes : <a href="http://vudemeslunettes.fr/2015/04/27/vieil-ami-atelier-decriture-19/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Vieil ami</a></p>
<p><a href="http://www.ma-chienne-de-vie.com/2015/04/bricabook-une-photo-quelques-mots-173.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Marianne</a></p>
<p>Albertine : <a href="http://albertine22.canalblog.com/archives/2015/04/27/31864921.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Ma main sur sa joue </a></p>
<p><a href="https://plaisirsacultiver.wordpress.com/2015/04/27/une-photo-quelques-mots-173eme-atelier-decriture-de-leiloona/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Titine</a></p>
<p>Léana : <a href="http://boutsdepages.canalblog.com/archives/2015/04/27/31958741.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Disparue</a></p>
<p>Fred Mili : <a href="https://hisvelles.wordpress.com/2015/04/27/une-amitie-ephemere/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Une amitié éphémère</a></p>
<p><a href="http://lagazettedecitronbleu.eklablog.com/accueil-c18260698#!/pour-l-atelier-d-ecriture-de-brickabook-a117460836" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Myrtille</a></p>
<p><a href="http://ghislaine53.eklablog.com/defi-no-173-chez-brik-a-brok-a117460236" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Ghislaine</a></p>
<p><a href="http://un-souffle-sous-la-plume.over-blog.com/2015/04/atelier-d-ecriture.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Book&rsquo;inn Sofa</a></p>
<p>Monesille : <a href="https://monesille.wordpress.com/2015/04/27/la-nuit-je-mens/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">La nuit je mens</a></p>
<p><a href="http://randonnezvousdansceblog.blogspot.fr/2015/04/une-photo-quelques-mots-173e-chez-bric.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Eva</a></p>
<p><a href="https://insatiablecharlotte.wordpress.com/2015/04/27/une-photo-quelques-mots-19/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Charlotte</a></p>
<p><a href="http://lescrokeuses.blogspot.fr/2015/04/ecriture-une-photo-quelques-mots-173eme.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Les Crokeuses</a></p>
<p>Enriqueta : <a href="http://c-estenecrivantqu-ondevient.hautetfort.com/archive/2015/04/25/le-chemin-5610063.html#comments" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le chemin</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2013/06/une-photo-quelques-mots1.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-7665" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2013/06/une-photo-quelques-mots1.jpg" alt="une-photo-quelques-mots1" width="500" height="333" /></a></p>
<p>L’article <a href="https://alexandrakoszelyk.com/de-boue-et-de-sang-atelier-decriture-173/12332/">De boue et de sang (atelier d&rsquo;écriture 173)</a> est apparu en premier sur <a href="https://alexandrakoszelyk.com">Alexandra Koszelyk</a>.</p>
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		<title>Une photo quelques mots 173è</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Koszelyk]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2015 04:47:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Atelier d’écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Une photo, quelques mots]]></category>
		<category><![CDATA[atelier d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[campagne]]></category>
		<category><![CDATA[chemin]]></category>
		<category><![CDATA[écrire à partir d'une photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Julien Ribot]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En ce début de semaine, je n&#8217;ai pas accès à mon ordinateur, donc pas de commentaire chez vous, pas de billet non plus &#8230; Mais je ne pouvais pas vous [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En ce début de semaine, je n&rsquo;ai pas accès à mon ordinateur, donc pas de commentaire chez vous, pas de billet non plus &#8230; Mais je ne pouvais pas vous laisser sans la nouvelle photo pour l&rsquo;atelier d&rsquo;écriture de lundi prochain.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici donc la photo de <a href="https://www.facebook.com/lesphotosdejules?fref=ts" target="_blank">Julien Ribot</a> !</p>
<p style="text-align: justify;">Je passerai commenter sur vos blogs dès vendredi prochain &#8230;</p>
<div id="attachment_12283" style="width: 970px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2015/04/chemin.jpg"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-12283" class="size-full wp-image-12283" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2015/04/chemin.jpg" alt="© Julien Ribot" width="960" height="505" /></a><p id="caption-attachment-12283" class="wp-caption-text">© Julien Ribot</p></div>
<p><span id="more-12282"></span>Publication des textes lundi prochain. Ni ton ni genre imposés. Le plaisir, encore le plaisir.<br />
Pour le plaisiiiiiiiiiiiir &#8230; Herbert, si tu me lis &#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>A l&#8217;abri des regards</title>
		<link>https://alexandrakoszelyk.com/commentaires-sur-a-labri-des-regards/239/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Koszelyk]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 04:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Atelier d’écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Une photo, quelques mots]]></category>
		<category><![CDATA[atelier écriture]]></category>
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		<category><![CDATA[écrire à partir d'une photo]]></category>
		<category><![CDATA[quelques mots]]></category>
		<category><![CDATA[Une photo]]></category>
		<category><![CDATA[une photo quelques mots]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#169;Romaric Cazaux Mon Eden &#233;tait l&#224;, devant moi. Pierrick ne m&#8217;avait pas menti quand il m&#8217;avait annonc&#233; que cette maison serait parfaite. Mon plus proche voisin &#233;tait &#224; une heure [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/05/74603521.jpg"><img decoding="async" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/05/74603521_p.jpg" alt="" class="aligncenter size-medium"></a> <a href="http://www.flickr.com/photos/romaric-cazaux/6738494053/in/photostream/lightbox/" target="_blank">&copy;Romaric Cazaux</a></p>
<p style="text-align: justify;">Mon Eden &eacute;tait l&agrave;, devant moi. Pierrick ne m&rsquo;avait pas menti quand il m&rsquo;avait annonc&eacute; que cette maison serait parfaite. Mon plus proche voisin &eacute;tait &agrave; une heure de marche : personne ne viendrait par ici. Seuls des randonneurs perdus pourraient frapper &agrave; ma porte. Et encore. </p>
<p>Libre, j&rsquo;&eacute;tais enfin libre ! <br />Finies les corv&eacute;es du matin, du soir, de la nuit aussi : je pourrai enfin &eacute;tablir mon programme de la journ&eacute;e sans penser aux autres. Finie la proximit&eacute; aussi : seul mon &eacute;cho pourrait me r&eacute;pondre en ces terres recul&eacute;es. </p>
<p>J&rsquo;avais tr&egrave;s envie de me lancer dans l&rsquo;&eacute;levage de brebis. Les b&ecirc;tes me permettraient de ne pas trop penser &agrave; ma vie d&rsquo;avant. Et elles, au moins, ne me jugeraient pas. <br />Le premier &eacute;tage servirait d&rsquo;&eacute;table : les b&ecirc;tes me tiendraient chaud en hiver, la chaleur monterait alors &agrave; l&rsquo;&eacute;tage o&ugrave; j&rsquo;aurai mes quartiers. <br />J&rsquo;aurai du lait &agrave; foison, je vendrai la laine &agrave; des personnes de confiance. Oui, cet &eacute;levage me semblait parfait. <br />Aux brebis viendraient ensuite s&rsquo;ajouter des poules. Quelques unes au d&eacute;but. Elles ne prendraient pas trop de place non plus. Ma commande me serait bient&ocirc;t livr&eacute;e. Pierrick m&rsquo;avait affirm&eacute; que le gars &eacute;tait de confiance, qu&rsquo;il ne poserait aucune question : il poserait la marchandise et s&rsquo;en irait sans demander son d&ucirc;.</p>
<p style="text-align: justify;">Je m&rsquo;approchai alors de la maison. <br />En sale &eacute;tat, bien entendu ! Il ne fallait pas que je m&rsquo;attende &agrave; un palace ! La maison &eacute;tait abandonn&eacute;e depuis des lustres. Derri&egrave;re la porte, un ancien vaisselier aux portes arrach&eacute;es. Vide, bien s&ucirc;r. Une vieille table poussi&eacute;reuse, deux chaises renvers&eacute;es, une autre dont l&rsquo;assise en paille &eacute;tait trou&eacute;e. Il n&rsquo;en restait plus qu&rsquo;une en &eacute;tat. Elle me suffirait, je n&rsquo;avais pas l&rsquo;intention d&rsquo;organiser un banquet ici. <br />A l&rsquo;&eacute;tage, Pierrick avait bien fait les choses. Il avait pens&eacute; &agrave; moi et avait mis un matelas par terre. Et comble du bonheur : une couette ! Il avait donc compris sans que je lui dise que j&rsquo;avais en horreur les couvertures. &Ccedil;a gratte, &ccedil;a pique la peau. <br />Il ne manquait plus qu&rsquo;un joli cadre, voire m&ecirc;me un bouquet, et je me serais cru &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel. <br />Quel homme pr&eacute;venant tout de m&ecirc;me !</p>
<p style="text-align: justify;">Je m&rsquo;assis alors sur ce matelas. <br />Le poids dans ma poitrine qui me poursuivait depuis quelques semaines s&rsquo;&eacute;tait &eacute;vapor&eacute; dans les airs. Oui, j&rsquo;&eacute;tais enfin libre. On me chercherait sans doute, mais j&rsquo;avais bien pris soin d&rsquo;effacer mes traces. <br />La soci&eacute;t&eacute; m&rsquo;avait corrompu, je devais donc tirer un trait sur cette vie d&rsquo;avant. Retourner aux sources, &agrave; la terre, vivre enfin pour moi sans d&eacute;pendre des autres.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un coin de la pi&egrave;ce, des sacs remplis de v&ecirc;tements chauds. Des pulls, des pantalons, des chaussettes en laine, mais aussi des bo&icirc;tes de conserve, des bougies &#8230; Pierrick m&rsquo;avait dit que je pourrais tenir six mois. Apr&egrave;s &#8230; apr&egrave;s je verrai bien. Vivre au jour le jour, ne penser qu&rsquo;&agrave; ma libert&eacute; retrouv&eacute;e. </p>
<p>Je redescendis alors les marches de l&rsquo;escalier brinquebalant. Dehors, un souffle chaud m&rsquo;accueillit. Je fermai les yeux. <br />Qu&rsquo;il &eacute;tait bon de sentir ce souffle sur ma peau. <br />Oui, je serai bien ici.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne restait plus qu&rsquo;&agrave; camoufler sous ces branches la voiture qui m&rsquo;avait men&eacute; jusqu&rsquo;ici. Je l&rsquo;avais vol&eacute;e, je n&rsquo;avais pas eu le choix. Ce serait sans doute mon dernier acte ill&eacute;gal envers la soci&eacute;t&eacute; &#8230; Mon avant-dernier, plut&ocirc;t. <br />Mais avant d&rsquo;enterrer cette carcasse sous ces branches, il m&rsquo;en restait une autre &agrave; enterrer derri&egrave;re la maison. <br />Pierrick, mon cher Pierrick, &eacute;tait devenu un homme envahissant, il en savait trop sur mon pass&eacute;, sur mon actuelle retraite. je ne voulais pas qu&rsquo;il soit celui qui balance tout aux flics &agrave; mes trousses. Le tuer avait &eacute;t&eacute; la seule solution.</p>
<p style="text-align: right;">&copy;Leiloona</p>
<p style="text-align: right;"><strong><a href="http://storage.canalblog.com/56/50/444228/73852104.gif"><img decoding="async" src="http://storage.canalblog.com/56/50/444228/73852104_p.gif" alt="" class="aligncenter size-medium"></a></strong><span>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline; color: #003300;"><strong>Voici le texte de Brigitte :</strong> </span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p><strong>MAISON A VENDRE dans le Lot (terrain de 15&nbsp;000 m&sup2;)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p>Dans le cadre exceptionnel du village m&eacute;di&eacute;val de B&eacute;nafeu, craquez pour cette demeure historique (ann&eacute;e de construction suppos&eacute;e aux environs de 1420) de caract&egrave;re. Elle a appartenu jadis au chevalier de l&rsquo;Omble, qui y logeait sa belle quand il partait &agrave; la guerre.</p>
<p>&nbsp;En mairie vous pourrez trouver toute l&rsquo;histoire du village, dont des r&eacute;cits se rapportant &agrave; cette maison, et aux diverses familles qui s&rsquo;y sont succ&eacute;d&eacute;es. Avis aux amateurs de vieilles pierres.</p>
<p>&nbsp;La demeure &eacute;tait &agrave; l&rsquo;&eacute;poque entour&eacute;e d&rsquo;une enceinte de pierres du pays. Il en reste quelques parties. La toiture est en excellent &eacute;tat, l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; a &eacute;t&eacute; r&eacute;cemment install&eacute;e dans la maison. La cuisine qui donne sur le jardin arri&egrave;re est d&rsquo;&eacute;poque avec son grand fourneau &agrave; bois, mais il n&rsquo;y a pas d&rsquo;eau courante sur l&rsquo;&eacute;vier en pierre taill&eacute;e (un puits est creus&eacute; derri&egrave;re la maison). La douceur du climat rend inutile la pr&eacute;sence d&rsquo;un chauffage central, le grand s&eacute;jour dispose d&rsquo;une chemin&eacute;e en cas de n&eacute;cessit&eacute;.</p>
<p>&nbsp;L&rsquo;&eacute;tage comprend 3 grandes chambres tr&egrave;s claires. Le grenier est am&eacute;nageable, doucement &eacute;clair&eacute; par des lucarnes rondes au ras du sol (un style typique de la r&eacute;gion).</p>
<p>&nbsp;Calme garanti, pr&eacute;voir quelques travaux de rafraichissement.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Prix&nbsp;: 250&nbsp;000 euros</strong><br /></span></p>
<p style="text-align: right;"><strong><a href="http://storage.canalblog.com/56/50/444228/73852104.gif"><img decoding="async" src="http://storage.canalblog.com/56/50/444228/73852104_p.gif" alt="" class="aligncenter size-medium"></a></strong><span>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #003300;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Voici les liens vers les autres textes &eacute;crits &agrave; partir de la m&ecirc;me photo :</span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Am&eacute;lie : <a href="http://lesecritsdamelie.blogspot.fr/2012/04/la-belle-des-mers-3.html" target="_blank">La Belle des mers</a></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <a href="http://laballadedemathylde.wordpress.com/2012/04/16/une-photo-quelques-mots-27/" target="_blank">Mathylde</a></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <a href="http://facetiesdelucie.canalblog.com/" target="_blank">Lucie </a></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Patacaisse : <a href="http://patacaisse.wordpress.com/2012/04/16/une-photo-quelques-mots-decompensation-de-mr-dugenou/" target="_blank">D&eacute;compensation de monsieur Dugenou</a></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; L&rsquo;Insatiable : <a href="http://insatiablecharlotte.wordpress.com/2012/04/16/une-photo-quelques-mots-chez-moi/" target="_blank">Chez moi</a></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Lilou :<a href="http://www.lilou-fredotte.com/article-bricabook-36-la-maison-103464643.html" target="_blank"> La maison</a></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; So&egrave;ne : <a href="http://soene.canalblog.com/archives/2012/04/16/23997266.html" target="_blank">La maison en bleu</a></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; 32 Octobre : <a href="http://jetonslencre.blogspot.fr/2012/04/une-photo-quelques-mots-36-la-maison-de.html" target="_blank">La maison de Jacob</a></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Emidreamup : <a href="http://emidreamsup.wordpress.com/2012/04/16/une-photo-quelques-mots-sa-maison-sa-vie/" target="_blank">Sa maison, sa vie</a></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Jean-Charles : <a href="http://hisvelles.wordpress.com/2012/04/16/grand-mere/" target="_blank">Grand-m&egrave;re</a></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;</p>
<p><a href="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/05/74781195.jpg"><img decoding="async" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/05/74781195_p.jpg" alt="" class="aligncenter size-medium"></a></p>
<p style="text-align: right;"><span><br /></span></p>
<p>L’article <a href="https://alexandrakoszelyk.com/commentaires-sur-a-labri-des-regards/239/">A l&rsquo;abri des regards</a> est apparu en premier sur <a href="https://alexandrakoszelyk.com">Alexandra Koszelyk</a>.</p>
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		<title>Une photo, quelques mots (36)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Koszelyk]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Apr 2012 04:49:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Atelier d’écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Une photo, quelques mots]]></category>
		<category><![CDATA[atelier écriture]]></category>
		<category><![CDATA[campagne]]></category>
		<category><![CDATA[écrire à partir d'une photo]]></category>
		<category><![CDATA[quelques mots]]></category>
		<category><![CDATA[Une photo]]></category>
		<category><![CDATA[une photo quelques mots]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour le 36&#232;me num&#233;ro de cet atelier, voici que nous quittons Paris pour la campagne !&#160; De quoi donner un souffle nouveau ! D&#8217;ailleurs il semblerait que pas mal d&#8217;entre [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le 36&egrave;me num&eacute;ro de cet atelier, voici que nous quittons Paris pour la campagne !&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">De quoi donner un souffle nouveau !</p>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;ailleurs il semblerait que pas mal d&rsquo;entre vous aient &eacute;t&eacute; touch&eacute;s par une violente attaque d&rsquo;oeufs en chocolat, paralysant du coup votre inspiration &#8230; A moins que ce ne soit le gigot /flageolets de belle-maman.&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Cette semaine, nouveau lieu, nouveau photographe (enfin, pas si nouveau, puisque j&rsquo;ai d&eacute;j&agrave; utilis&eacute; une de ses photos ici.)</p>
<p><a href="http://storage.canalblog.com/76/88/444228/74603521.jpg"><img decoding="async" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://storage.canalblog.com/76/88/444228/74603521_p.jpg" alt="" class="aligncenter size-medium"></a></p>
<p style="text-align: center;">Pour voir la photo en grand : <a href="http://www.flickr.com/photos/romaric-cazaux/6738494053/in/photostream/lightbox/" target="_blank">&copy;Romaric Cazaux</a></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p>Pour ceux qui ne les conna&icirc;traient pas encore, quelques informations sur cet atelier d&rsquo;&eacute;criture :</p>
<p>Vous avez une semaine pour &eacute;crire un texte qui s&rsquo;inspire de cette photo. (Publication le 16 avril au matin.)&nbsp;</p>
<p>Ni genre, ni ton impos&eacute;s. Seul le plaisir d&rsquo;&eacute;crire. Encore et toujours.</p>
<p><strong>Les textes sont publi&eacute;s&nbsp;chaque lundi, le matin de pr&eacute;f&eacute;rence&nbsp;(je fixe le mien &agrave; 06 H, alors que je dors encore &#8230;).</strong>&nbsp;</p>
<p>Pour que je puisse ins&eacute;rer vos liens, merci de les mettre ci-dessous en commentaire, ou de les envoyer &agrave;&nbsp;<span style="color: #800000;"><strong>bric.book@orange.fr&nbsp;</strong></span></p>
<p>Si jamais vous n&rsquo;avez pas de blog, vous pouvez participer. Envoyez-moi votre texte, je le publierai avec le mien.&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'comic sans ms', sans-serif;"><strong>A vos plumes !&nbsp;</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'comic sans ms', sans-serif;"><strong><a href="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/05/74603545.jpg"><img decoding="async" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/05/74603545_p.jpg" alt="" class="aligncenter size-medium"></a></strong></span></p>
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