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	<title>Archives des danseuse - Alexandra Koszelyk</title>
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	<title>Archives des danseuse - Alexandra Koszelyk</title>
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		<title>Ecriture : 145, rue Lafayette</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Koszelyk]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Oct 2018 04:17:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[# Parfois j'écris ...]]></category>
		<category><![CDATA[Atelier d’écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Une photo, quelques mots]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_22535" style="width: 710px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-22535" class="size-large wp-image-22535" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2018/10/jon-tyson-68385-unsplash-700x933.jpg" alt="" width="700" height="933" /><p id="caption-attachment-22535" class="wp-caption-text">© Jon Tyson</p></div>
<p style="text-align: justify;">Dans le velours de la nuit, un bruit perça mon sommeil. Je m&rsquo;éveillai, le coeur en cacophonie, et m&rsquo;aperçus, dans l&rsquo;entrebâillement des persiennes, des ouvriers creuser le bitume. Je restai interdit. Le bras gauche en suspension interrogative.</p>
<p style="text-align: justify;">Je me fis couler un café. Le jus hypnotique faisait remonter, du fond de la tasse, le marc plus épais. Le jour se leva, les ouvriers creusaient toujours.</p>
<p style="text-align: justify;">En quelques semaines, le paysage changea. Les travaux rythmaient toujours la course du soleil. Ma voisine m&rsquo;avait murmuré, entre deux litières de chat à changer, que la mairie construisait de nouveaux logements sociaux. Cela avait suffi à combler ma curiosité : j&rsquo;étais retourné à mes tracas quotidiens. Le bruit ambiant, la foule des gens, le stress qu&rsquo;on ne voit plus à force de nager dedans.</p>
<p style="text-align: justify;">Le pochoir vint en dernier, comme un point d&rsquo;orgue divin. La grâce de cette danseuse en tutu, dont on devine aisément le fessier musclé, me plut. Ouvrir et fermer mes volets devint mon occupation préférée, au grand damne de mon épouse qui soupirait dans le salon. Je restais quelques secondes de trop à regarder la courbe de ses hanches, la finesse de ses attaches. Mon évasion licite.<span id="more-22575"></span></p>
<p style="text-align: justify;">La beauté endort le monde. Moi le premier. Les yeux dans le vague, j&rsquo;aurais pu me demander ce que cachait cette danseuse colombine. Mais l&rsquo;opium de son tutu agrémentait mes soirées. J&rsquo;aurais dû prendre de la hauteur et réfléchir : aucune lumière ne s&rsquo;allumait de cette bâtisse, aucune âme aux fenêtres, aucune porte pour y entrer.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la brume, le pigeon des villes contemplait la vérité. L&rsquo;immeuble n&rsquo;était qu&rsquo;une façade, un trompe-l&rsquo;oeil des temps modernes.<br />
De l&rsquo;autre côté du mur, seul un trou béant sifflait.</p>
<p style="text-align: justify;">Alexandra K, dimanche 7 octobre 2018</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pierre</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">Au 61 rue Bompard, l’immeuble du début du siècle dernier était infesté de rats.</p>
<p style="text-align: justify;">Les habitants avaient tout essayé, mais ces bestioles étaient intelligentes. Elles narguaient les locataires en volant la nourriture des pièges. Elles boudaient le poison, restaient insensibles aux fumigènes et la nuit, elles copulaient frénétiquement sous les toits. Ces grattements incessants dérangeaient les pauvres locataires qui las, ne pouvaient même plus téléphoner tant les câbles étaient rongés.</p>
<p style="text-align: justify;">Une association de lutte contre les rats se constitua. Grâce à quelques anciens chasseurs devenus citadins par la force des choses, quelques beaux succès furent accomplis et l’on pendit haut et court une dizaine de rongeurs dans la cour de l’immeuble. Mais les bêtes grattaient fort la nuit et se multipliaient à grande vitesse.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est Claudine qui trouva la solution.</p>
<p style="text-align: justify;">Claudine était la vieille dame du rez-de-chaussée. Elle notait chaque allée et venue dans un grand cahier à spirale. A Noël elle offrait des chocolats bon marché. Personne ne lui parlait mais elle parlait à tout le monde, sauf aux jeunes.<br />
Grande adepte des médecines alternatives, douces et herbotiques, elle débarqua un jour à l’association. « Il faut utiliser l’homéopathie contre ces rats. Soigner le mal par le mal. »</p>
<p style="text-align: justify;">Les participants se regardèrent en mode « #wtf la vieille » mais l’écoutèrent poliment. L’écoute, c’est important dans un immeuble infesté de rats.</p>
<p>&#8211; Affichez sur le mur de derrière une photo de ballerine et les rats partiront.<br />
&#8211; De ballerine ?<br />
&#8211; Oui, de petit rat. Mais grande.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme il n’y avait, ce soir-là, pas d’autres suggestions, le conseil approuva à l’unanimité la proposition de Claudine. Puis ils burent du vin rouge. On mandata une société de décoration et l’immeuble se retrouva avec une ballerine géante dans son dos. Contre toute attente, cela fonctionna. En l’espace de deux semaines tous les rats périrent.</p>
<p style="text-align: justify;">Le papier collé contre la paroi avait bouché tous les interstices entre les pierres. L’air ne circulait plus dans leurs galeries. Privés d’oxygène, les rats suffoquèrent. L’homéopathie fut à l’honneur quelque temps, on soigna le pauvre Joffroy qui souffrait d’une pneumonie avec 3 gélules de Pneumotica 10 CH mais il mourut quand même.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cloud</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">Juan était content de sa journée : son annonce de candidature à la mairie de Barcelone était prête. Il l’enverrait lundi à l’AFP. Maintenant, il allait pouvoir maintenant se détendre et se consacrer au rituel immuable du samedi soir : un whisky, lire le journal, écrire son texte Brica Book, dîner, et regarder Danse avec les Stars sur TF1. Il se servit un Lagavulin 12 ans d’âge, éclata de rire en apprenant dans la presse l’autodestruction en salle de ventes de l’œuvre de Bansky, le pape du street art. Il s’installa ensuite à son bureau, mit sa clé USB dans l’ordinateur, et visualisa la photo de l’atelier d’écriture : un montage noir et blanc déprimant d’une danseuse géante en tutu et d’une barre d’immeubles collés sur un mur glauque, derrière un grillage sinistre. Il n’était pas inspiré, il aurait préféré du Basquiat ; au moins il y a de la couleur. Cette semaine, c’était du coriace.<br />
A sa grande stupéfaction, au fur et à mesure qu’il observait l’image, elle se métamorphosait. Lentement, la grande danseuse disparaissait en lambeaux de papier qui s’envolaient dans les airs, ne laissant apparaître que le crépi grisâtre et érodé de la façade. L’œuvre s’autodétruisait. Etonné, Juan alla reprendre un whisky, attendit un peu, se remit devant l’ordinateur, nettoya ses lunettes, et vit, en lieu et place de la ballerine, une photo de lui-même s’élançant vers le ciel d’une manière ridicule, déguisé en danseuse espagnole, le visage arrogant, entouré d’un phrase soigneusement taguée de la chanson d’Aznavour : «Je m’voyais déjà en haut de l’affiche…».<br />
Il se dépêcha d’aller chercher un troisième whisky, se frotta la nuque, et retourna une nouvelle fois devant son PC. La photo avait disparu. Seul apparaissait au centre, comme un symbole occulte, un personnage figé en capuche noire surmontant l’inscription : «Habemus Piratam». « Habemus Piratam » ? C’était le titre du dernier roman de Pierre Raufast sorti jeudi dernier dont le sujet traite justement du piratage informatique !<br />
C’en était trop. Il était vexé. Malgré le retour de son ordinateur à la raison, et par peur de perdre la sienne, il alla se coucher sans dîner. Ce sera tant pis ce soir pour Danse avec les Stars, rien que le titre l’indisposait.<br />
Le lendemain, le temps était aussi gris et triste que la photo de la veille. Malgré une légère céphalée, Juan se plongea dans le livre de Raufast, et n’en décolla pas avant la fin. Au stress des pages évoquant les malwares et les netcats succéda le seul plaisir tranquille de l’histoire racontée. Sur l’écran d’accueil de son PC défilait en boucle la dernière phrase de la postface du roman : « J’espère ne pas encourir les foudres de l’Eternel. Ni du lecteur». Non, mais quand même… La plaisanterie lui avait plombé son atelier d’écriture de la semaine. Quant à sa candidature pour la mairie de Barcelone, Il décida que le mardi elle deviendrait une fake news.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Manue</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">Sa vie c’était son bloc, elle s’aventurait rarement plus loin, il y avait assez de violence juste là, aucune nécessité d’aller voir plus loin, et puis elle risquait d’y rencontrer la richesse, inaccessible, alors à quoi bon ?<u></u><u></u></p>
<p style="text-align: justify;">Son quotidien, ses deux trésors. Les lever, aider à leur toilette, leur donner leur petit déjeuner et les envoyer à l’école. Le reste du temps elle briquait leur petit appartement à tous les trois, leur père avait foutu le camp un jour sans plus jamais revenir, avec ses dernières illusions sur la vie. Elle vivait depuis de quelques aides et de nombreuses heures de ménage chez les plus fortunés des habitants du coin. Elle avait sans aucun doute toutes les qualités d’une bonne femme de ménage mais son succès lui venait d’ailleurs. Elle savait écouter. Regarder. Elle voyait les regards posés sur une photo, les sourires au papillon qui soudain entrait par la fenêtre, les soupirs devant le téléphone qui restait muet. Elle était plus qu’une aide ménagère, elle créait une deuxième réalité. Elle permettait à ses employeurs d’entrevoir qu’une autre vie était possible, elle soulignait la beauté du silence, porteur d’espérance plutôt, elle redonnait vie aux visages figés par la pellicule et le papier glacé, leur inventait un destin, heureux. Avec elle, le gris reprenait quelques couleurs et tous inventaient une poussière imaginaire et changeaient trois fois de culotte par jour afin qu’elle revienne plus vite réinventer leur vie.<u></u><u></u></p>
<p style="text-align: justify;">Quant à elle, c’était sur les murs qu’elle voyait son existence en plus grand et en plus beau. Elle n’avait qu’à fermer les yeux pour imaginer les merveilles qui peuplaient ses rêves les plus secrets. Le béton terne se parait de fenêtres qui cachaient de multiples vies inventées, des amis, des musiciens, des peintres, des artistes exubérants, des familles unies qui n’avaient pas besoin de l’aide sociale ni des dealers. Et puis, en immense, elle faisait apparaître son image rêvée, celle qu’elle n’avait jamais eu la chance d’être, celle dont les parents avaient tué la vocation dans l’œuf en l’envoyant travailler si jeune dans un atelier clandestin, celle dont le corps lourd entravait les mouvements. Dans sa tête, elle n’était que légèreté, pointes et musique. Un tango la transportait dans un ailleurs où le souffle n’était qu’une respiration avant de se lancer sur scène. Quelques notes sorties d’un vieux transistor et elle était une autre, plaquée en grand sur les murs de son quartier.<u></u><u></u></p>
<p style="text-align: justify;">Elle avait un corps qu’elle croyait sans grâce mais une imagination qu’elle savait sans bornes. Alors pour vivre elle projetait ses rêves dans la réalité, embellissait la laideur et habillait la tristesse.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pachamama</strong> :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Danse, cœur bleu.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">                Il est dix heures sur ma banlieue, ciel tout gris, il pleut. Un jour comme un autre, dimanche et anniversaire ou pas. Réveillée très tôt, la réflexion matinale dominicale souligne le fait incontestable que j’adore ma vie. Difficultés classiques et obstacles stimulant bien sûr.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Mais,</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Mais,</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Mais subsiste l’envie, en-vie, d’une autre réalité même en ciel tout gris qui pleut, d’un dimanche, d’un matin de banlieue tout simple, avec toi. Je me rassure en arpentant le macadam. Le cadeau est que tu sois là quand même à ta manière si particulière, en silence.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En fait, en fait, en fait, dessous tout, les artifices, les masques, il n’y a que moi, qui me suis fait voler mon cœur comme une bleue. Ça n’empêche en rien la faim et la gourmandise qui me poussent à avancer, au coin de la rue chez Bernadette la reine de la baguette.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Je voulais aussi nous raconter ceci entre nous dans ma petite tête. Maman, qui n’est pas objective, me disait à la dernière visite, tu irradies dedans et ça se voit dehors ces derniers temps ! Pfff…l’est folle. Ce jour-là je sortais d’un autre coin de rue et du salon de massage de Pélagie la reine de l’énergie, genre cheveux tout poisseux d’huile. Je rabougris peut-être tel un radis ça se voit dedans et dehors, plutôt !</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Mais,</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Mais,</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Mais, entre toi et moi, de mon cœur de bleue à ton âme de silencieux, c’est juste que je me sens bien quand tu n’grillages pas trop mon droit à t’aimer. Ça doit se sentir quand tu laisses passer le principal : la lumière. Comme cet immeuble bien orné devant lequel je passe, juste avant le sourire chaud de Bernadette. On y aperçoit une immense danseuse graphée sur le béton. J’aime bien. Elle laisse passer la lumière elle aussi. Te ferait virevolter les rideaux d’HLM tant son pas de deux irradie !</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ma foi, il y a un homme sous ma peau, et par une multitude d’actions discrètes et contrôlées, il me fait briller.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;"> Du coup j’ai le cœur bleu, libre, sautillant pour choisir des croissants finalement en ce dimanche d’anniversaire somme toute banal. Fin de la réflexion matinale dominicale, j’ai la dalle !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;">Val :</p>
<p style="text-align: justify;">Ça y est, nos jours sont comptés.<br />
Depuis plusieurs années, nous sommes décriés.<br />
Une partie de nos fenêtres est même déjà murée.<br />
Nous en avons vu grandir des marmots<br />
Des gentils, d’autres plus ou moins réglos.<br />
Des blacks, des jaunes et même des blancos.<br />
Venus de tous les coins du monde,<br />
Ayant fuis la peur, la misère ou la guerre,<br />
Leurs peines comme leurs haines étaient profondes.<br />
Nous avons eu nos jours de gloire<br />
Nous avons même été porteurs d’espoir<br />
Avant de devenir cet abattoir.<br />
Bien que parqués entre ces murs<br />
Ils ont aimé partager l’aventure,<br />
Ils ont aimé échanger leurs cultures.<br />
Mais avec les années, le choses ont changé.<br />
La peinture s’est écaillée,<br />
Les murs et les sols se sont abîmés,<br />
Et personne n’a pris la peine de les nettoyer.<br />
Les bandes ont pris du pouvoir.<br />
Le mal s’est glissé à tous les étages,<br />
La méfiance, les regards noirs,<br />
Le doute, les échanges bizarres.<br />
La violence, les cris, la peur ont eu raison de notre tour de Babel<br />
Plus personne ne veut vivre dans nos murs<br />
Même cette danseuse ridicule peinte il y a peu<br />
N’a retenu personne.<br />
Demain soir, nous ne serons plus que poussière.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nady</strong> :<br />
Un projet humain</p>
<p style="text-align: justify;">Louis est un artiste écorché, mal dans son siècle où l’incommunicabilité se fait reine entre les êtres. La trentaine juste passée, il a échappé à la mode des écrans où l’on se fait des millions d’amis sur la toile pour ensuite rester seul entre les quatre murs de sa chambre. Dès l’âge de 10 ans, bombes de peinture en main, il s’est amusé à peindre toute surface qui l’entourait. Ses parents n’y voyaient d’ailleurs aucun inconvénient et l’encourageaient même à s’amuser sur le papier peint blanc des pièces de la maison. Tous les deux artistes, ils savaient la signification de cette passion qu’on ne doit pas entraver, surtout dans une période économique où le petit grandissait avec les mots de chômage, crises sociales et dettes à la télé et à la radio.</p>
<p style="text-align: justify;">Louis s’essaya donc au graffiti, puis au tag jusqu’à trouver son style et l’empreinte qu’il aimait laisser dans ses œuvres. Pour certains c’est une clé, pour d’autres une croix, pour Louis c’était une danseuse, souvent au format miniature qu’il laissait en signature. Banksy était son maître dans cette discipline et souvent Louis tentait de copier ses danseuses en les allégeant des froufrous de leurs tutus toujours imposants chez son idole. Louis avait un coup de crayon plus fin, il aimait l’essence même de la légèreté.</p>
<p style="text-align: justify;">De sa passion il en fit un métier et devint peintre muraliste. L’appel d’offres auquel il répondit le mois dernier l’avait vraiment motivé. La mairie d’une banlieue parisienne éloignée débloqua un petit budget pour tenter d’humaniser le mur gigantesque d’un immeuble SHLMR. Trois artistes étaient en compétition, comme le veut le règlement avec l’argent public ; le budget était serré et la commission en charge du projet attendait un miracle de ce trompe l’œil pour tenter d’amener un peu de sérénité dans cette cité où les médiateurs ne chômaient pas à la rencontre des jeunes du quartier. De leur brainstorming organisé, il en ressortait des idées de vie, de sport, d’espoir, de rêve, de lune à viser, d’étoiles où retomber… bref tout un ensemble de termes bien éloignés de la réalité du quartier.</p>
<p style="text-align: justify;">Le sujet était ardu, les deux concurrents de Louis moyennement motivés devant le peu de budget. Louis, quant à lui, habitué à des fins de mois difficiles depuis sa plus tendre enfance avec des parents artistes, se souciait moins de ce que ça allait lui apporter financièrement. Du moment qu’il pouvait s’éclater et surtout faire passer un message d’espoir dans cette cité, c’est tout ce qui lui importait. Le peu de sous qu’il allait recevoir était suffisant pour vivre le temps qu’il fallait ; il se sentait l’âme d’être au service de ses concitoyens et notamment ceux qu’on pensait plus en danger devant un avenir incertain. Aussi, Louis remporta l’appel d’offres.</p>
<p style="text-align: justify;">Son travail dura un mois. Ce jour c’est l’inauguration en grande pompe de son œuvre murale. Devant tout un parterre d’élus, de ses parents qui l’ont toujours soutenu dans ses rêves et des jeunes du quartier, médusés devant la beauté de son travail, Louis dévoila le résultat avec une certaine fierté : une danseuse étoile semblait s’élancer sur la devanture d’un immeuble ressemblant à toutes celles que l’on peut voir aux alentours : des fenêtres fermées, d’autres ouvertes, quelques volets cassés, des rideaux qui s’envolent vers l’extérieur… et par-dessus ce cliché du quotidien, une merveilleuse danseuse, signature de Louis, là au format géant, s’élançait vers le ciel. Elle captait le regard dans sa blancheur virginale. Tout ce petit monde pouvait ainsi rêver de la grâce de la vie à travers elle. A elle seule, sur le devant de la scène de ce quartier, elle voulait signifier que tout est possible pour celui qui se donne les moyens de l’impossible.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dick</strong> :<br />
Encore une danse de toi</p>
<p style="text-align: justify;">On dit que l’amour dure 3 ans. Le nôtre a duré plus de 20 ans. A-t-on une idée de la durée du deuil de l’Amour de sa vie ? le deuil de celle qui a compté plus que tout pour moi durant tout plein d’années. Le deuil de celle que j’ai profondément aimée en parole, en action et sans omission. A-t-on une idée de cela ?</p>
<p style="text-align: justify;">Cela va bientôt faire trois ans que tu es partie. Trois longues années où mon cœur a cessé de vibrer. Trois ans pendant lesquels ta voix tout doucement a commencé à s’éloigner de mes oreilles et de mes souvenirs. Trois années où je ne sens plus ton parfum en rentrant dans notre appartement… Tout s’est peu à peu estompé, le temps a passé. Je suis pourtant prêt à te rejoindre mon Amour. Un mot de toi et je m’exécute pour fermer mes yeux à jamais et retrouver cette proximité physique et intellectuelle avec toi, cet attachement puissant qui me liait à toi si tant est que dans l’au-delà nous puissions nous toucher et nous parler.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre fils s’est un peu inquiété de mon silence mais l’a respecté. Je ne pouvais plus parler de toi ni entendre qu’on parle de toi. J’ai été longtemps comme un enfant perdu en plein cauchemar dans un tourbillon de solitude et de tristesse provoqué par ton départ. Je ne supportais pas l’autopsie de notre amour que les autres pouvaient faire en parlant de lui au passé donnant raison à la Grande Faucheuse qui t’a appelée bien trop tôt auprès d’elle. Pour sûr, tu rayonnais ! Alors tout le monde s’est tu.</p>
<p style="text-align: justify;">Sais tu que notre petite fille a cinq ans cette année ? Elle est entrée dans la série des « pourquoi » et des « comment ». Son père a dû certainement lui montrer des photos de tes ballets et lui parler de toi mais il a dû aussi lui dire de ne jamais t’évoquer devant moi de peur que je ne souffre de ce manque de toi à mes côtés.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet été elle est venue passer 15 jours chez nous, enfin, chez moi, qui restera toujours aussi chez toi. Je ne pouvais décemment pas la laisser enfermée toute la journée même si elle ne manquait pas de jouets. Le médecin me préconise une marche tranquille chaque jour, à mon rythme et ça tombe bien, c’est un peu aussi le sien. Aujourd’hui nous nous dirigions vers le Canal Saint Martin, quand soudain, tu m’apparus sur la façade de cet immeuble. Tu étais belle mon Amour, tu semblais virevolter avec grâce. Le temps s’est arrêté. Serrant très fort la main de notre petite fille, tout aussi émerveillée devant ce spectacle, tu dansais. Tes cuisses galbées te portaient et ton corps presque dénudé ondulait. Tu nous a souri et soudain je te vis élever les bras vers le Ciel et t’éloigner. J’ai senti des larmes couler sur mon visage ; j’avais beau lever mes globes oculaires vers le haut pour les empêcher de sortir mais elles étaient à l’étroit en moi depuis ces trois années. Sur le chemin du retour, j’ai beaucoup parlé de toi à notre petite fille qui m’écoutait religieusement, de peur de louper une seule miette de ce récit sur toi. Et tu sais quoi ? elle m’a confié vouloir devenir danseuse, comme toi.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mijo</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">FLORINE<br />
Comme souvent, la fillette est assise dehors, sur l’escalier de l’entrée de l’immeuble. Elle préfère cela plutôt que d’entendre ses parents se disputer. Aujourd’hui, elle est seule. Régulièrement, elle est plutôt avec une bande de jeunes du quartier.<br />
Florine est plutôt réservée, mais bien gentille et aimable. Lorsqu’elle est seule, elle fixe la fresque murale en face de chez nous. Une belle ballerine qui voltige et s’envole au-dessus de la ville. Elle est magnifique et embellie notre banlieue si triste.<br />
« &#8211; Bonjour, Florine, tu rêves ? »<br />
« &#8211; Un jour, cette ballerine, ce sera moi, vous verrez et je m’échapperais de ce ghetto. » : me répond-t-elle sur un ton de défi.<br />
« &#8211; Bien sûr, pourquoi pas avec du travail et de la ténacité, tout est possible. » Et je la laisse là, à ses rêves et ses envies.<br />
Et puis, un jour, Florine a disparu. Dommage, je l’aimais bien. Les années passent… A chaque fois que je regarde cette ballerine, je pense à elle. A-t-elle réalisé son rêve ?<br />
Demain c’est mon anniversaire, mes enfants se sont cotisés pour pouvoir m’acheter le billet d’entrée pour « Le lac des Cygnes ». Moi qui en rêve depuis toujours.<br />
Le grand soir arrive, habillée de pied en cap, accompagné de ma fille ainée, nous voici au balcon avec une vue magnifique. Le spectacle commence, grandiose… Je remarque une belle jeune fille parmi toutes ces danseuses. Cette ballerine, toute menue et si tonique, me rappelle quelqu’un…<br />
Un voile se déchire et dans un murmure : « &#8211; Florine ! Elle a réussi ! »</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les textes écrits à partir de la même photo, mais publiés sur d&rsquo;autres sites</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;"><iframe src="https://docs.google.com/spreadsheets/d/e/2PACX-1vSLITbSBGbDkpry0lAHOpoeWXpqdbcvqfMCbCv-vNizibiolldru4bEBSC1iCzWnulyig81zrkCr4qW/pubhtml?gid=1376464788&amp;single=true&amp;widget=true&amp;headers=false" width="400" height="550"><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start">﻿</span><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span>&gt;<span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span>&gt;</iframe></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Ecriture en atelier n°249</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Koszelyk]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jan 2017 17:04:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Atelier d’écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Une photo, quelques mots]]></category>
		<category><![CDATA[atelier d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[aterlier d'écriture IRL]]></category>
		<category><![CDATA[danseuse]]></category>
		<category><![CDATA[Delphine Galant]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Vincent Héquet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je suis tombée sur cette photo ce matin&#8230; Je suis restée devant, captivée par sa beauté. Elle est de Vincent Héquet et, sachez que mercredi 18 janvier aura lieu le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je suis tombée sur cette photo ce matin&#8230; Je suis restée devant, captivée par sa beauté.</p>
<div id="attachment_18476" style="width: 970px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-18476" class="size-full wp-image-18476" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2017/01/15966013_10154352618339952_8075155248587141329_n.jpg" alt="" width="960" height="640" /><p id="caption-attachment-18476" class="wp-caption-text">© Vincent Héquet</p></div>
<p style="text-align: justify;">Elle est de Vincent Héquet et, sachez que <strong>mercredi 18 janvier aura lieu le vernissage de l&rsquo;exposition <a href="https://www.facebook.com/events/580214215523016/" target="_blank">« Endormies », au Centre Culturel Jacques Tati d&rsquo;Amiens</a>. </strong><span id="more-18475"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Vincent Héquet, photographe et Delphine Galant, danseuse, travaillent depuis 2 ans autour de ce projet « Endormies ». </em><br />
<em>Avec cette envie commune de ressentir et de révéler l&rsquo;émotion du corps, du geste. </em><br />
<em>Immortaliser et capturer les mouvements motive le photographe.</em><br />
<em>Emouvoir et traverser l&rsquo;espace motive la danseuse.</em><br />
<em>Cette volonté de raconter l&rsquo;histoire de quelques friches, ces lieux abandonnés, déracinés, vidés de leur substance et de leur utilité. </em><br />
<em>Incarner une âme perdue, livrée à l&rsquo;oubli et aux regrets passés.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Certains le savent déjà, mais <strong>j&rsquo;aimerais beaucoup que nous fassions un atelier ensemble, dans le réel, le temps d&rsquo;un week-end &#8230; Une arrivée le samedi, un départ le dimanche. Au gré de vos envies. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Aux beaux jours, avril / mai, il y a pas mal de contraintes. Entre les vacances scolaires, puis les ponts, et le fait d&rsquo;avoir mon grand TroGnon aussi &#8230; Le choix a vite été limité. (Et puis je me dis que moins je propose de dates, plus les réponses seront nettes.) Une destination centrale aussi. Pas trop loin de Paris, mais un espace vert dans lequel nous pourrons puiser notre inspiration.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi je vous propose de caler <strong>le week-end du 1er avril.</strong> (Et ce n&rsquo;est pas un pwasson &#8230;) Et dans les environs de Bourges. <strong>Pas trop loin d&rsquo;une gare. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un gîte prévu pour le nombre de personnes qui confirmeront leur présence. Je ne ferai pas de folies et je vous demanderai si le prix vous convient avant de réserver quoi que ce soit.</p>
<p style="text-align: justify;">Et je ne vous en parle pas maintenant, mais une belle surprise est prévue &#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Qu&rsquo;en pensez-vous ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ecrivez-moi en commentaire si vous comptez venir, pour les plus timides en off sur mon mail. Je vous tiendrai au courant des avancées.</p>
<p style="text-align: justify;">(Pour des raisons logistiques, je limite les inscriptions à 11 personnes. La surprise et la patronne sont en sus.)</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous laisse le formulaire, comme d&rsquo;habitude &#8230; Textes publiés le lundi matin. Pour les sans blog fixe, vous pouvez m&rsquo;envoyer votre texte. Par pigeon, voie postale, télétransmission .. Je gérerai.</p>
<p><iframe src="https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdersn2g8xNeZKyqu_Awyjl8_S9MBWqshLTtVw6J6TQYYizuQ/viewform?embedded=true" width="760" height="500" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0">Chargement en cours&#8230;</iframe></p>
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		<title>Tutu, tout à toi (Atelier d&#8217;écriture)</title>
		<link>https://alexandrakoszelyk.com/tutu-tout-a-toi-atelier-decriture/14175/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Koszelyk]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Nov 2015 23:31:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[# Parfois j'écris ...]]></category>
		<category><![CDATA[Atelier d’écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Une photo, quelques mots]]></category>
		<category><![CDATA[atelier écriture]]></category>
		<category><![CDATA[danse]]></category>
		<category><![CDATA[danseuse]]></category>
		<category><![CDATA[opéra]]></category>
		<category><![CDATA[rat de l'opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Romaric Cazaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La grâce d&#8217;un cygne et la légèreté d&#8217;une plume. M&#8217;élever aux sons des croches psalmodiées par le piano mesure, poser mes bras dans une arabesque voluptueuse, un sourire mystérieux sur [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_14113" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2015/11/14468577975_34250fcbd5_o.jpg"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-14113" class="size-full wp-image-14113" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2015/11/14468577975_34250fcbd5_o.jpg" alt="© Romaric Cazaux" width="800" height="647" /></a><p id="caption-attachment-14113" class="wp-caption-text">© Romaric Cazaux</p></div>
<p style="text-align: justify;">La grâce d&rsquo;un cygne et la légèreté d&rsquo;une plume. M&rsquo;élever aux sons des croches psalmodiées par le piano mesure, poser mes bras dans une arabesque voluptueuse, un sourire mystérieux sur les lèvres, effleurer le sol de mes pointes oiseau.<span id="more-14175"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Je vends du rêve, je suis une chimère gracieuse, les gens me louent et s&rsquo;inclinent devant moi. Petit rat devenu étoile, mon corps chrysalide n&rsquo;a aucune limite et se plie au rythme imposé.</p>
<p style="text-align: justify;">La beauté et l&rsquo;agilité de mon corps n&rsquo;ont d&rsquo;égal que la souffrance que je lui impose. Malmené, écorché, déformé, il est mon instrument. Épuisée, tordue, bouffie, droguée, bleuie, je n&rsquo;ai de cesse de repousser ses limites dans un crescendo machiavélique, un tourbillon infernal dans lequel je frôle les abîmes et me perds.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès la sortie des planches, et une fois mon tutu remisé, le cygne redevient canard. Je ne suis alors qu&rsquo;une femme aux grands yeux mystérieux, et incompris, au sourire de Joconde. Muse inaccessible, on n&rsquo;a de cesse de vouloir percer mon secret, l&rsquo;extraire de force comme une poule aux oeufs d&rsquo;or qui aurait un trésor en elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Personne n&rsquo;a encore trouvé le sésame, pourtant je suis certaine qu&rsquo;un jour un homme piano saura me faire danser sans tutu ni paillettes, il élèvera ce corps meurtri, lui apprendra la douceur. Et le petit rat deviendra une étoile même lorsqu&rsquo;il ne foule pas les planches.</p>
<p style="text-align: right;">© Leiloona, le 8 novembre 2015</p>
<p><strong> </strong><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Le texte de Claude</span> :</p>
<p style="text-align: justify;">Je me demande comment on peut aimer ce genre de ballet vieillot et soporifique alignant des petits rats clonés pour un spectacle qui, en général, ne casse pas que des noisettes. Je dis ça, mais j’ai humblement un profond respect pour les danseurs. Ils réveillent sans doute en moi des souvenirs personnels aussi cuisants que les courbatures occasionnées.<br />
Il y a longtemps, une troupe chorégraphique cherchait des hommes ; moi, une femme. Ce fut simple, on fit affaire : j’intégrai rapidement le ballet sans avoir une fois dans ma vie pensé exercer cette discipline. L’insouciance donne parfois des ailes.<br />
Les répétitions consistaient à obéir à une femme slave très âgée qui avait dû connaître tous les tsars de l’histoire russe, ancienne du Bolchoï comme tant d’autres, et à suivre un autre russe de la même génération, exilé lui aussi, qui nous accompagnait au piano. Par chance pour moi, le vieil homme adorable avait accompagné dans les années 20 les films muets, et pouvait sur un échange de sourires complices, adapter facilement le rythme de la musique à celui de mes tristes performances. La polka effrénée devenait menuet paisible. Le monde se pliait à ma lenteur.<br />
Tandis qu’à la barre, une dizaine de jeunes éphèbes et de filles caoutchouteuses hissaient, avec un sourire désespérant, leur jambe jusqu’au-dessus de leur tête avec un ordre digne d’un défilé de dictature militaire, moi, au fond de la salle, arborant la mine des mauvais jours, je montais péniblement mon mollet aussi haut qu’un compas à 45°. La pitié que j’inspirais ne me décourageait cependant pas de trouver une âme sœur ; mon obstination suscitant des regards bienveillants, je traduisais cela comme un succès annoncé.<br />
L’entraînement dura à peine quelques semaines ; bien peu pour transformer un bout de bois en marshmallow.<br />
Vint le premier spectacle. Une salle comble. Déjà décomposé par l’émotion et la fatigue, je devais, lors du dernier tableau, effectuer un solo, une série de sauts écarts sur fond de musique tzigane. Ca fait rêver comme çà, mais quand on effectue ce genre de performance sans respirer, ça a une autre allure. Rouge écarlate, prêt à éclater, je voyais dans les yeux de mes collègues la peur de l’explosion. Mais le pire m’attendait. Ma prestation était suivie d’un porté. Ma partenaire, hélas, était la seule en surpoids. Je la hissais donc du bout des bras avec grande difficulté, le rictus de l’effort plus proche de l’haltérophile que d’un Noureev dans la Belle au Bois Dormant. Surtout il fallait la reposer au sol en douceur. Alors, comme un jeune aviateur qui réussit de peu son premier atterrissage, je poussais un cri :« Han !», et soufflait si fort que les premiers rangs sentirent un courant d’air chaud onduler leurs chevelures.<br />
Bravo ! Bravo ! Bis ! Bis ! Eh oui, bis. Je refis mes sauts à deux doigts de l’apoplexie avant de retomber lourdement au sol dans une nuée d’applaudissements. J’étais Sarah Bernhardt dans l’Aiglon mille fois morte et mille fois ressuscitée. Rideau.<br />
L’expérience se reproduisit à de multiples reprises. Avec le même succès. Sans clairvoyance de ma part, environné que j’étais par des gens adorables, indulgents ou ignorants, j’aurais facilement pu devenir le Foster Jenkins de la danse. Finir à Carnegie Hall dans un dernier saut dérisoire et pathétique.<br />
Aujourd’hui, je suis tranquille, on ne risque plus de me solliciter. De toutes manières qu’ils ne comptent pas sur moi, j’ai trouvé une femme.</p>
<p><strong> </strong><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le texte de Louise</span> :</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai mal au corps. Terriblement mal. Depuis tellement longtemps que j’ai oublié quand ça a réellement commencé. Quand la douleur a pris le pas sur la douceur. Mon corps est soumis à la danse, s’est soumis à la danse. Ce n’est plus mon corps. C’est étonnant d’ailleurs que je puisse encore avoir mal. Que mon corps puisse encore ressentir la douleur après tant de brûlures, de déchirures. Que je puisse encore souffrir, moi qui ressens désormais si peu de choses.</p>
<p style="text-align: justify;">En fait si. Je ressens le froid de cette salle mal chauffée. Quand toutes les autres, si parfaites, si lisses, pensent à leur guêtres, moi je me gèle les collants de trop de « tête ailleurs ». Elles sont si belles  ces autres, et si souriantes. Elles ont l’air si sûres de ce qu’elles font là. Moi je ne sais plus pourquoi je danse, pourquoi je n’ai plus de vie, plus de temps, plus d’amies. Je voudrais arrêter de penser à la beauté du geste. Pour la beauté du geste. Ne plus me cacher derrière la froideur de mes positions. Ne plus m’arrêter sur mes positions.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas d’amis, pas de sorties. Seulement le temps d’une insomnie pour l’oblique de mon corps et la tangente de mon esprit.</p>
<p style="text-align: justify;">Si je n’ai pas la danse je n’ai plus rien. Je ne sais rien faire d’autre. Je ne sais faire que ça. Evidemment je mourrais de l’admettre. Il paraît que cela me donne un air hautain et distant. L’air de me croire mieux que tout le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ainsi est ma vie. Je ne sais pas me laisser avoir froid, me laisser aller à être fatiguée.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne peux pas me laisser avoir froid, être fatiguée.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne peux pas me laisser aller, je ne suis pas sûre de ne pas être submergée.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne peux pas m’arrêter, je ne suis pas sûre de ne pas m’effondrer&#8230;</p>
<p><strong> </strong><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le texte de Nady</span> :</p>
<p style="text-align: justify;">Ne t’arrête jamais de danser !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La vie te sourit ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Alors danse, virevolte, tourne, déchaine toi sur les musiques les plus endiablées ! N’oublie pas d’être rigoureux ! Sois discipliné ! Épuise-toi à la tâche ! Sois exigeant avec toi-même mais n’oublie pas d’être patient avec le partenaire en face de toi qui débute ! Aide le de temps en temps, donne lui un peu de ta confiance, encourage le à progresser et toi n’oublie pas d’aller au-delà de tes limites ! Fais toi plaisir aussi en choisissant les musiques les plus improbables qui te font vibrer mais garde à l’esprit de donner un résultat propre et harmonieux !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La vie te boude ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Continue à danser ! Et comme un pied de nez au négatif qu’elle veut instaurer dans ta vie, accroche-toi et tourne, tourne, reste droit et bien ancré au sol ! Concentre-toi sur ta respiration et tes gestes, c’est autant de temps en moins que tu accorderas aux soucis ! Ne t’arrête pas même s’il t’arrivera parfois de pleurer dans le mouvement ! Continue de danser ! L’air sèchera tes larmes mais toi reste vigilant à tes pas pour te pas te blesser ! Une plaie à la fois ! et pour l’instant ton but principal est d’éviter que le bobo à ton âme ne s’agrandisse alors danse !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La vie t’accable ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Persévère dans la danse ! Choisis un partenaire qui saura te guider parfaitement et t’éviter ainsi trop d’efforts ! Laisse-toi porter par lui et par des musiques douces qui sauront te bercer tout en allégeant ta peine. Tu auras du mal à entrer dans la danse, à t’imprégner des sons pour pouvoir lâcher prise mais fais toi confiance ! Danse sur des musiques que tu maîtrises et sur lesquelles tu t’es beaucoup entrainé ! Tu les connais par cœur dans le moindre détail de leurs difficultés tellement tu les as répétées alors tente de te laisser aller sur elles et fais confiance à la vie ! Même si la légèreté que tu recherches tardera à arriver, continue à danser et un jour, pendant un instant, une seconde, puis une minute et enfin des heures tu retrouveras ton bien être tant attendu ! Danser c’est être libre et tu le vaux bien !</p>
<p><strong> </strong><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Le texte de Bénédicte</span> :</p>
<p style="text-align: justify;">Oh non pas cette photo&#8230;.Je ne savais même pas que je l&rsquo;avais encore&#8230;.Je ne sais pas quoi en faire,c&rsquo;est à peine si je peux la regarder&#8230;.Mes yeux s&rsquo;enfuient sans cesse et puis reviennent.Mon coeur bat fort,je l&rsquo;entends dans mes oreilles,j&rsquo;ai une boule dans la gorge,je devrais la jeter mais en même temps je ne peux pas&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;">    Ces jambes,les troisiemes en partant de la gauche,je les connais,ce sont les miennes&#8230;Je vois bien que les pointes ne sont pas encore bien assurées,j&rsquo;ai du mal à cambrer,c&rsquo;est assez inhumain comme position:ça tire dans les mollets,dans les cuisses et ça fait des crampes dans la plante des pieds&#8230;.Celle à gauche elle a tout bon,c&rsquo;était la chouchou des profs d&rsquo;ailleurs,n&#8217;empêche qu&rsquo;elle avait déjà les orteils dans un drôle d&rsquo;état&#8230;.Mais on nous répétait sans cesse qu&rsquo;il faut souffrir pour devenir danseuse,ça va avec les cheveux tirés jusqu&rsquo;à faire mal aux tempes et l&rsquo;interdiction de manger des bonbons&#8230;..</p>
<p style="text-align: justify;">     Devenir danseuse étoile,c&rsquo;est le rêve de beaucoup de petites filles et j&rsquo;avais tout fait,promis à maman un nombre incalculable de choses pour être inscrite à un cours et puis rentrer à l&rsquo;Ecole des petits rats de l&rsquo;Opéra&#8230;..C&rsquo;était difficile la pension pendant la semaine et ces week-ends qui passaient si vite&#8230;.Mais les gestes étaient si beaux parfois&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;">     Et puis un jour,la conjonction entre ce feu passé à l&rsquo;orange et moi,trop impatiente de l&rsquo;autre côté&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">  Quand je pense à ce moment,ce n&rsquo;est pas la douleur qui revient en premier,c&rsquo;est l&rsquo;odeur de l&rsquo;eau de Javel autour de mon lit&#8230;.Je ne la supporte plus.Je revois les opérations,les plâtres et la rééducation.Et une mère tellement triste qu&rsquo;il n&rsquo;y avait plus de place pour mon propre chagrin&#8230;.Mais c&rsquo;était sans doute bien comme ça,sinon aurais-je trouvé la force de faire tout ce que j&rsquo;ai fait depuis?&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;">     C&rsquo;était presque hier le jour où mon fils est sorti de l&rsquo;école avec un dessin à la main.Avec son beau sourire édenté il m&rsquo;a expliqué qu&rsquo;il fallait s&rsquo;imaginer en petit animal et représenter sa maman.Et là mon coeur a chaviré de tendresse et de fierté quand il m&rsquo;a tendu son flamand rose gracieusement perché sur une patte&#8230;.</p>
<p><strong> </strong><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p>Les liens vers les autres textes écrits à partir de la même photographie :<br />
<iframe src="https://docs.google.com/spreadsheets/d/1bOs11rkeTygoqlNFVg1iYkYs3jJfx2Mb3GJ348cDvHE/pubhtml?gid=1562304735&amp;single=true&amp;widget=true&amp;headers=false" width="600" height="650"></iframe></p>
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		<title>Atelier écriture #195 Une photo quelques mots &#8230;</title>
		<link>https://alexandrakoszelyk.com/atelier-ecriture-195-une-photo-quelques-mots/14111/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Koszelyk]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Nov 2015 09:06:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[# Parfois j'écris ...]]></category>
		<category><![CDATA[Atelier d’écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Une photo, quelques mots]]></category>
		<category><![CDATA[atelier écriture en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[atelier écriture web]]></category>
		<category><![CDATA[danseuse]]></category>
		<category><![CDATA[écrire à partir d'une photo]]></category>
		<category><![CDATA[écriture à partir d'une photographie]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[rat de l'opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Romaric Cazaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je manque de temps pour vous lire, je manque de temps tout court, mais pour de belles raisons &#8230; Je reviendrai vous lire dans la semaine &#8230; La nouvelle photo [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://alexandrakoszelyk.com/atelier-ecriture-195-une-photo-quelques-mots/14111/">Atelier écriture #195 Une photo quelques mots &#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://alexandrakoszelyk.com">Alexandra Koszelyk</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Je manque de temps pour vous lire, je manque de temps tout court, mais pour de belles raisons &#8230; Je reviendrai vous lire dans la semaine &#8230;</p>
<p>La nouvelle photo est de <a href="https://www.flickr.com/photos/romaric-cazaux/14468577975/" target="_blank">Romaric Cazaux</a>.</p>
<div id="attachment_14113" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2015/11/14468577975_34250fcbd5_o.jpg"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-14113" class="size-full wp-image-14113" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2015/11/14468577975_34250fcbd5_o.jpg" alt="© Romaric Cazaux" width="800" height="647" /></a><p id="caption-attachment-14113" class="wp-caption-text">© Romaric Cazaux</p></div>
<p>A vos claviers ! Publication des textes lundi 9 novembre.</p>
<p><iframe src="https://docs.google.com/forms/d/1D3_QeZF6dwDvh5w09ZJpRRr9PZaU_KEe-BwhYkVsgIw/viewform?embedded=true" width="760" height="500" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0">Chargement en cours&#8230;</iframe></p>
<p>L’article <a href="https://alexandrakoszelyk.com/atelier-ecriture-195-une-photo-quelques-mots/14111/">Atelier écriture #195 Une photo quelques mots &#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://alexandrakoszelyk.com">Alexandra Koszelyk</a>.</p>
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