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	<title>Archives des espoir - Alexandra Koszelyk</title>
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	<title>Archives des espoir - Alexandra Koszelyk</title>
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		<title>Imaginer, c&#8217;est choisir * Ecriture *</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Koszelyk]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Jun 2018 04:26:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[# Parfois j'écris ...]]></category>
		<category><![CDATA[Atelier d’écriture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il avait été dans les premiers mobilisés. Quand elle avait vu son nom inscrit sur la liste, près du parvis de la mairie, elle s&#8217;était évanouie. Mais à cette époque, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://alexandrakoszelyk.com/que-vos-choix-refletent-vos-espoirs-et-non-vos-peurs-ecriture/22034/">Imaginer, c&rsquo;est choisir * Ecriture *</a> est apparu en premier sur <a href="https://alexandrakoszelyk.com">Alexandra Koszelyk</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_22009" style="width: 3482px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-22009" class="size-full wp-image-22009" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2018/06/abstract-aircraft-airplane-1058327.jpg" alt="" width="3472" height="1428" /><p id="caption-attachment-22009" class="wp-caption-text">© Pille Kirsi</p></div>
<p style="text-align: justify;">Il avait été dans les premiers mobilisés. Quand elle avait vu son nom inscrit sur la liste, près du parvis de la mairie, elle s&rsquo;était évanouie. Mais à cette époque, on pensait toujours que la guerre serait rapide. Jean la rassura :</p>
<p style="text-align: justify;">« Je reviendrai, juste après les bernaches. Tu n&rsquo;auras qu&rsquo;à les regarder. Elles annonceront mon retour vers toi, ma douce. »<span id="more-22034"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Odile s&rsquo;était accoutumée à cette vie sans les hommes. Au village, seuls restaient les couards et les vieillards. Les femmes s&rsquo;étaient soudées. Pierrette, qui n&rsquo;aimait pas Georgette, l&rsquo;avait aidée pour la récolte des pommes. Elles avaient aussi pris l&rsquo;habitude de prendre leur café, ensemble, le matin, avant de partir aux champs. Il est des miracles qui n&rsquo;existent qu&rsquo;en temps de peste ou de guerre.</p>
<p style="text-align: justify;">En septembre, Odile s&rsquo;impatienta. Elle échafauda un plan de bataille. Elle grimperait sur le phare du village voisin. D&rsquo;en haut, elle les verrait mieux. Elle commença son ascension fin septembre. Chacune des marches la rapprochait de son Jean. Son genou, malgré une malformation de naissance, ne la trahissait jamais dans cette montée.</p>
<p style="text-align: justify;">Les sept premiers jours, aucune aile à l&rsquo;horizon. Elle redescendait les 373 marches, le coeur en bandoulière. Un après-midi d&rsquo;octobre, en ce jour dénommé <em>l&rsquo;immortel</em> dans le calendrier républicain, elle les entendit arriver. Elle repensa à ce conte pour enfants qu&rsquo;ils adoraient écouter, Jean et elle : « Nils Holgersson ».<br />
Son Jean à elle reviendrait-il lui aussi sur le dos d&rsquo;un oiseau ?</p>
<p style="text-align: justify;">Les oies, fières de retrouver leur nid pour l&rsquo;hiver, cacardaient, les petits dans leur sillage. Leurs cris emplissaient l&rsquo;espace et le coeur d&rsquo;Odile. La jeune femme tendit les bras, et caressa du bout des doigts le velouté d&rsquo;une aile.</p>
<p style="text-align: justify;">Le V formé par les oies ne pouvait être que celui de la Victoire tant attendue. Il est des coincidences qui ne trompent pas.</p>
<p style="text-align: justify;">A.K ©, Ault, le 4 octobre 1914</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Anselme </strong> :</p>
<p style="text-align: justify;"> &#8211; Papa, pourquoi les oiseaux migrent ?<br />
&#8211; Car les oiseaux se cachent pour mourir.<br />
&#8211; Pourquoi ?<br />
&#8211; Pour ne pas faire de la peine aux végans.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cloud </strong> :<br />
Texte de l&rsquo;oie en première lecture :</p>
<p style="text-align: justify;">Flap ! Flap ! Pfffff ! C’est long ! Deux mille kilomètres à battre des ailes, le bec dans le derrière de mon cousin à subir les effets collatéraux de ses flatulences. J’en ai marre ! Flap ! Flap ! Vivement la prochaine pause. Dix jours sans bouffer, j’ai les magrets qui flottent.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque année, c&rsquo;est la même histoire : parce que ma mère est frileuse et mon espèce n’aime pas l’hiver, dès novembre il faut partir en Espagne. Il paraît que c’est là qu’on trouve la meilleure nourriture. Personnellement, je la trouve un peu huileuse, mais mon principal problème, c’est le voyage.<br />
Aucun intérêt. Coincée au milieu d’un peloton étiré qui raye le ciel comme un couteau à dents sur une toile cirée, je ne survole que des toits blafards, des champs polyphosphatés, des routes embouteillées, des crânes dégarnis. Pas même un océan pour méditer entre l’azur et l’outremer.</p>
<p style="text-align: justify;">Parce que je suis une poète, moi, une artiste. Mon rêve serait de m&rsquo;élancer un jour, seule au milieu des nuages, au dessus de la mer. Je serais alors entièrement libre, découvrant par moi-même le monde qui m&rsquo;entoure à la recherche d’un sens à mon existence. Ce serait beau.<br />
J’écrirais ensuite mon histoire : celle d’une oie sauvage qui se prendrait pour Jonathan Livingston, le goéland rebelle du livre de Richard Bach. Lassée de suivre son groupe dont l’unique objectif est de se nourrir, elle s’envolerait au loin pour son simple plaisir.</p>
<p style="text-align: justify;">Après, ça coince. L’écrivain raconte, au milieu de son récit, qu’ayant transgressé la loi du Clan, Jonathan est banni. Moi, quitter ma mère ? Jamais. C’est au dessus de mes forces.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors je me contente aujourd’hui de garder sous mes plumes cendrées l’idée d’un roman inachevé. Un jour peut-être aurai-je le courage d&rsquo;un Jonathan ?</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant, il reste mille cinq cents kilomètres à parcourir et mon cousin pète toujours. Flap ! Flap ! Pfffff !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tara </strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">Je rentre du travail, roulant au pas comme chaque soir sur l&rsquo;A86. Il fait bientôt nuit. Ma tête est encore encombrée des tracas de la journée, et préoccupée par toutes les difficultés non résolues. Mes gestes guident automatiquement la voiture pour suivre le flot lent de la circulation. Dans un état de semi transe, je suis très partiellement présente à l&rsquo;environnement et à mes sensations. Mieux vaut d&rsquo;ailleurs que je ne prête pas trop attention à ma fatigue : je pourrais avoir envie de m&rsquo;arrêter sur la bande d&rsquo;arrêt d&rsquo;urgence pour dormir immédiatement.</p>
<p style="text-align: justify;">Soudain mon regard est attiré par un mouvement dans le ciel et je retombe en un instant dans le moment présent. Des files d&rsquo;oiseaux migrateurs dessinent des « v » dans le crépuscule. ‎Cette vision m&rsquo;oblige à m&rsquo;extraire brutalement de l&rsquo;environnement urbain et professionnel pour prendre conscience de la vie animale instinctive. ‎</p>
<p style="text-align: justify;">Réaliser que ces migrateurs parcourent librement des distances énormes par leur seule force physique me plonge dans un désarroi profond. Alors que je m&rsquo;interdis de me poser la question du sens de mes trajets quotidiens et de mon travail, je suis frappée par un sentiment de total non-sens devant ces prouesses que les animaux réalisent. La détresse me submerge alors que je me projette involontairement dans ces oiseaux héroïques‎. Ils représentent à cet instant l’absurdité de la vie‎, de ma vie ? Cette angoisse devant le déterminisme de la nature animale masque celle de ma condition d&rsquo;esclave moderne, mais est d&rsquo;autant plus intense.</p>
<p style="text-align: justify;">Trop mal à l&rsquo;aise, je détourne mon attention et allume la radio.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sandra</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis toujours Nina s&rsquo;émerveillait devant l&rsquo;envol des goélands, mouettes, sternes et autres oiseaux marins. Poussés par la marée montante venant recouvrir l&rsquo;estran, ils formaient un ballet aérien fascinant. Une des plus belles chorégraphies qu&rsquo;il lui eut été donné de voir. Elle pouvait rester là, assise à son atelier, à les regarder jouer dans les airs, sans se lasser. Le temps n&rsquo;avait plus de prise. L&rsquo;infini se dessinait devant elle. Nina était subjuguée par cette beauté impalpable, jamais épuisée. Elle ressentait la puissance de l&rsquo;élan fourni au moment du décollage. Elle percevait la légéreté planante qui s&rsquo;en suivait, ce qui lui laissait une impression vaporeuse. La pureté des mouvements éthérés l&rsquo;apaisait les jours de pluie, l&#8217;emportait souvent vers de douces rêveries ou lui insuflait l&rsquo;inspiration.<br />
Depuis quelques temps des images d&rsquo;envol restaient gravées en elle. Nina y pensait le jour, la nuit sans l&rsquo;avoir consciemment décidé. Des formes se dessinaient dans sa tête, des matériaux apparaissaient, des couleurs aussi. Un matin, aux aurores, ses doigts se mirent à sculpter le raku. Des sternes allaient naître. Nina en aurait besoin de six au moins, en vol, reliées à des cordes de piano qu&rsquo;elle aurait préalablement chauffées, travaillées pour les assembler et leur donner cette fluidité du nuage glissant dans le ciel. Souples et fortes, elles seraient la vague, elles seraient le vent jouant avec les sternes. Après des jours et des heures, l&rsquo;installation prenait vie. Nina, s&rsquo;était ainsi attelée à capter la sensualité intangible de la nature.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi inspiré d&rsquo;une œuvre de Sophie Goldaniga.</p>
<p><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nady </strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">Regarde comme les rangs s’éclaircissent comme ces trainées d’oiseaux dans le ciel. Tu les vois ? La foule se disperse peu à peu sauf peut être les jours de grève mais globalement, tu réalises qu’il y a plus d’espace autour de toi… Le brevet et le bac approchant, les adolescents ont trouvé refuge dans leurs livres et on respire !</p>
<p style="text-align: justify;">C’est toujours ainsi chaque année en juin… Un mois entre deux saisons où on est sur la lancée de faire ce qu’il nous plait pendant que l’activité ralentit et que les méninges de notre jeunesse s’activent…</p>
<p style="text-align: justify;">On avait commencé à se prélasser au soleil en mai en posant quelques jours de RTT pour assister aux matches de Roland Garros mais en juin c’est à l’apéro en terrasse que l’on s’essaie… et pendant ce temps-là les jeunes révisent…</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a encore les petiots que l’on voit chaque matin, embrassés chaleureusement par le parent qu’on empêche d’entrer dans l’enceinte de la maternelle. Les plus grands, dispensés de révisions, se rendent tranquillement à l’école ou au collège, certains d’y passer de bonnes heures de franche rigolade à s’amuser avec les copains. Les dés sont jetés, les carottes sont cuites, chacun sait s’il y aura une suite ou un redoublement sur l’année qui suit…</p>
<p style="text-align: justify;">La même scène devant les maternelles l’après-midi où c’est souvent la nounou qui a le rôle de récupérer le marmot car les parents sont encore plongés dans leur vie active, parfois maugréant sur le temps qu’il fait et pour ceux là, souvent privés d’afterwork festifs, il y a même certaines belles émissions télé qui ont tiré leur rideau jusqu’à « la » rentrée…</p>
<p style="text-align: justify;">Puis, petit à petit, arrive le 18 juin qui sonne comme un appel vers les festivités estivales, à commencer par celle de la musique 3 jours après.</p>
<p style="text-align: justify;">Tu viens ? Après le 21 juin des foules vont à nouveau se former pour fêter des succès aux examens ou pleurer des échecs redoutés&#8230; Pendant ce temps-là la saison touristique sera en train de se lancer dans les hôtels à l’étranger. Tu m’accompagnes ? 15 jours à profiter du soleil sur des étendues de sable encore désertées, à se restaurer avec sérénité sans avoir à patienter dans une file d’attente digne d’un cinéma à succès et à notre retour, Paris sera totalement vidé ! 2 mois à en profiter comme jamais avec les quelques touristes venus s’y promener ! Et quand sonnera leur rentrée, on partira loin, très loin même pour profiter de l’été indien !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Valérie </strong> :<br />
Ça y est, la fin de l&rsquo;été et des beaux jours arrive. Nous avons fait notre provision de graisse pour « le grand voyage » comme disent mes parents. Ils m&rsquo;y préparent depuis un moment mais malgré leurs explications je suis effrayé par ce qu&rsquo;il m&rsquo;attend. Je quitte le pays de ma naissance, un doux pays malgré tout ce que je peux entendre. Ici, globalement les gens sont heureux. Il y a bien des inégalités, des injustices, de la misère aussi. Mais les gens sont plutôt solidaires, sont écoutés et écoutent leurs prochains. Même s&rsquo;ils n&rsquo;y parviennent pas toujours, les hommes se respectent et la différence est pour beaucoup une richesse. « Les hommes ici bas râlent trop », disent souvent mes parents, « s&rsquo;ils savaient la réalité du monde ailleurs, ils relativiseraient ». Eux, ils ont vu l&rsquo;Afrique, ils savent et ils me l&rsquo;ont raconté. « Si les insectes ne manquaient pas et ne mettaient pas notre espèce en danger, nous resterions bien ici nous. Dans ce pays que certains jugent trop sale, pas assez ceci, trop cela&#8230;Ce paradis que tant d&rsquo;êtres humains privés des libertés élémentaires tentent de gagner nous devons le quitter. Nous reviendrons, m&rsquo;ont-ils promis et ce sera bien plus facile que pour ces hommes, femmes et enfants dont beaucoup perdront la vie en mer ou se feront rejetés d&rsquo;une terre à l&rsquo;autre après avoir survecu à l&rsquo;horreur. Nous, personne ne se démène pour nous interdire l&rsquo;accès à tel ou tel territoire. En tous cas, pas encore. On nous tire bien dessus parfois, mais ce n&rsquo;est que l&rsquo;acte isolé d&rsquo;un fou. Certains nous empêchent bien de nicher sur leur balcon mais les hommes sont plutôt contents quand ils nous voient revenir. Notre retour sent bon le printemps.»</p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;ai tellement peur de ce que je vais découvrir. Mes parents ont sans aucun doute minimisé ce qui m&rsquo;attend pour ne pas me traumatiser. Quand ils m&rsquo;ont raconté comment se passerait le voyage, j&rsquo;ai eu une idée.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; « Nous allons nous regrouper, pour une plus grande sécurité et une meilleure orientation : à plusieurs on voit mieux et pendant que les uns se nourrissent, d&rsquo;autres peuvent monter la garde afin d&rsquo;éviter les prédateurs. L&rsquo;union fait la force, mon petit. On ressentira de la fatigue par moment, c&rsquo;est sûr. Le vent nous épuisera, surtout au-dessus des océancs où il est le plus fort. Mais ça ira. J&rsquo;ai confiance en toi.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Papa, Maman, et si au lieu de voler en ligne, les uns à côté des autres, on formait un énorme oiseau tous ensemble. Les prédateurs auraient peur de nous et cela ferait un soucis de moins ?</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; C&rsquo;est une excellente idée, mon petit. Je la soumettrai ce soir à la compagnie. »</p>
<p style="text-align: justify;">Le voyage m&rsquo;angoisse mais ce n&rsquo;est rien à côté de ce que j&rsquo;imagine découvrir sur ces terres, à l&rsquo;autre bout du monde. J&rsquo;espère cependant au fond de moi que malgré leurs larmes, leurs cris, les tirs qui vont ettouffer nos chants mélodieux, une majorité réussira à entendre nos messages d&rsquo;espoir et de paix. Je veux y croire.</p>
<p style="text-align: justify;">Idée inspirée de l&rsquo;album « Pilotin » de Léo Lionni<br />
<a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les textes à découvrir sur d&rsquo;autres sites</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;"><iframe src="https://docs.google.com/spreadsheets/d/e/2PACX-1vQToI7SK6o32qAj7tR37PoWvQSkYSFtUlPqWyNeUcmPFlAgglRQ7vXTxzZ4UIuRXzy3_XRpHI35Gtyi/pubhtml?gid=1497113201&amp;single=true&amp;widget=true&amp;headers=false" width="400" height="350"><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>©</strong></p>
<p>L’article <a href="https://alexandrakoszelyk.com/que-vos-choix-refletent-vos-espoirs-et-non-vos-peurs-ecriture/22034/">Imaginer, c&rsquo;est choisir * Ecriture *</a> est apparu en premier sur <a href="https://alexandrakoszelyk.com">Alexandra Koszelyk</a>.</p>
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