<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des jardin - Alexandra Koszelyk</title>
	<atom:link href="https://alexandrakoszelyk.com/tag/jardin/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://alexandrakoszelyk.com/tag/jardin/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Mon, 29 Jan 2018 04:00:39 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>

<image>
	<url>https://alexandrakoszelyk.com/akoszelyk/uploads/2022/02/cropped-favicon-32x32.png</url>
	<title>Archives des jardin - Alexandra Koszelyk</title>
	<link>https://alexandrakoszelyk.com/tag/jardin/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>A l&#8217;ombre du génie en fleurs, Ecriture</title>
		<link>https://alexandrakoszelyk.com/ombre-genie-fleurs-ecriture/21214/</link>
					<comments>https://alexandrakoszelyk.com/ombre-genie-fleurs-ecriture/21214/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Koszelyk]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jan 2018 04:00:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[# Parfois j'écris ...]]></category>
		<category><![CDATA[Atelier d’écriture]]></category>
		<category><![CDATA[écrire]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[jardin]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Phare]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.bricabook.fr/?p=21214</guid>

					<description><![CDATA[<p>La langue tirée les touristes gravissent les 373 marches du phare, puis, arrivés au sommet, ils s&#8217;extasient sur cette mer dont les couleurs forment un infini céleste. Leur visage porte [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://alexandrakoszelyk.com/ombre-genie-fleurs-ecriture/21214/">A l&rsquo;ombre du génie en fleurs, Ecriture</a> est apparu en premier sur <a href="https://alexandrakoszelyk.com">Alexandra Koszelyk</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="size-large wp-image-21199" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2018/01/Fort-saint-jean-720x1080-700x1050.jpg" alt="" width="700" height="1050" /></p>
<p style="text-align: justify;">La langue tirée les touristes gravissent les 373 marches du phare, puis, arrivés au sommet, ils s&rsquo;extasient sur cette mer dont les couleurs forment un infini céleste. Leur visage porte un sourire profond.<br />
A leurs pieds, des carrés potager.</p>
<p style="text-align: justify;">Paul vient toujours à l&rsquo;heure du chien et du loup, lorsque se rejoignent le jour et la nuit. La langue tirée, il bine, anoblit la terre, la retourne et lui apporte l&rsquo;oxygène entre deux arrosages.  Il promène sa main droite sur le bois rugueux de sa houe.<br />
Tandis que le soleil décroît au loin, il fait chanter les plantes. Un geste pour chacune de leurs feuilles. Une caresse, un soupçon de regard, le temps file, il est déjà temps de rentrer chez lui.<span id="more-21214"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Paul est un garçon sans histoires. Embauché par l&rsquo;ancien maire, il est le taiseux du village, celui dont on ne parle jamais. Il y a 2 ans, il aurait dû partir à la retraite, mais ses carrés sont son unique attachement au monde. Alors on l&rsquo;y a laissé.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant de partir, Paul jette un dernier regard sur le carré, au pied du phare, à l&rsquo;ombre sur la gauche. Ici, personne ne vient, à part lui. Là les fleurs du trèfle rouge se mélangent au pavot jaune rapporté de Californie. Le thym, la menthe et la lavande côtoient de grandes feuilles de chou.<br />
Ce tapis odorant berce les visiteurs, les charme et les apaise.<br />
Personne n&rsquo;a jamais compris pourquoi ce phare est l&rsquo;un des plus visités d&rsquo;Europe.</p>
<p style="text-align: justify;">Paul, lui, sourit dans l&rsquo;ombre du soir. Le parfum des fleurs de son jardin est son secret : l’alchimie fragrante du bonheur qu’il compose chaque nuit de ses mains.</p>
<p style="text-align: justify;">Alexandra K. © dimanche 28 janvier 2018</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sam ©</strong> :<br />
Cet atelier devient vraiment du grand n&rsquo;importe quoi. Pire qu&rsquo;un forum engagé pour les 12-17 ans. Heureusement que les participants ne sont pas des ministres. J&rsquo;imagine déjà leurs réactions face à cette photo provocatrice.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Loi #292 sur les constructions immobilières &#8211; dite « loi Nady »</strong><br />
Toute construction « en dur » ne devra pas avoir de connotation phallique qui frotte les esprits. A ce titre, le ratio largeur sur hauteur devra être exclusivement de 1:1. Valable aussi pour les fusées qui devront désormais être cubiques et pour les rames de métro.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Amendement 292.1 dit  » Iza »</strong><br />
Toute construction « en dur » devra être exclusivement utiliser des matériaux végan.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Amendement 292.2 dit « Leiloona »</strong><br />
Toute construction « en dur » devra &#8211; par respect des anciens &#8211; avoir un nom grec, latin, araméen ou sanskrit. Finie la « résidence des lilas », place à « Florum Domus »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Amendement 293.3 dit « Ludo »</strong><br />
Toute construction « en dur » devra obligatoirement comporter un cadenas à chaque porte, gravé aux initiales du couple propriétaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Amendement 293.4 dit « Le Mexicain Jaune »</strong><br />
Toute construction « en dur » devra impérativement disposer d&rsquo;un tunnel de secours d&rsquo;une longueur minimale de 3,7 km, permettant aux résidents de fuir la résidence en cas de descente de police inopinée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Amendement 293.5 dit « Miss Marple »</strong><br />
Construction en dur,<br />
Arbre frémissant,<br />
Le canard nage aussi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Amendement 293.6 dit « Claude » dit « Cloud »</strong><br />
Toute construction « en dur » devra avoir une cave voutée à 16°C et 40% d&rsquo;hygrométrie afin de permettre la conservation de vin rouge. En particulier les vins de bordeaux. En particulier les côtes de bourg. En particulier les crus 1973, 1986, 2001 et 2004.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Amendement 293.7 dit « Isa-2 »</strong><br />
Toute construction « en dur » devra avoir une statue de David Bowie de 6,5 mètres minimum afin de bénéficier de réduction sur les charges locatives.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Amendement 293.8 dit « Nady-2 »</strong><br />
Toute construction sera désormais appellé « en mou » pour ne pas froisser ni frotter les âmes féminines.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Amendement 293.9 dit « Leiloona-2 »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">In constructione aliqua mollis erit leonis.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Claude ©</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Courrier des Lecteurs</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons reçu cette semaine une lettre de Madame Germaine Béchard à Lestaque :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Participant moi aussi, malgré mon grand âge, à votre campagne qui me semble aujourd&rsquo;hui enfin d&rsquo;une grande opportunité, je tiens à dénoncer ici la forme ostentatoirement phallique de la Tour du Fanal qui déshonore Marseille et son port. Elle offre aux enfants une vision moralement dégradante et une incitation à la débauche pour les pervers de tous poils (pardonnez l&rsquo;expression). Pas étonnant que, dans l&rsquo;Histoire, ce lieu ait été si convoité, mais. Dieu merci, Jeanne la Pucelle n&rsquo;a pu porter son regard sur cet objet de tentation. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Je demande donc des autorités la destruction de cet édifice.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Je prêche ici pour ma paroisse (Notre Dame de la Garde), mais qu&rsquo;en est-il de tous les phares et citadelles qui se dressent honteusement à la verticale sur tout le littoral français et dans le monde ? »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Réponse : Votre lettre a retenu toute notre attention. Cependant, après réflexion, il nous semble qu&rsquo;une légère confusion de votre part a détourné le titre de notre rubrique que vous appelez sur votre enveloppe : « <em>Balance ton port !</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Nous vous prions d&rsquo;agréer, Madame, nos sentiments les meilleurs. La rédaction.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Manue ©</strong> :<br />
Il a suffit d’un rien, au détour d’un chemin, pour que je pense à toi. Où es-tu mon double ? L’horizon n’est qu’un immense point d’interrogation. Il m’appelle. Que fais-tu ? La réalité s’envole, la promenade, le soleil, le bruit des navettes du port, le ressac contre les remparts, les conversations étouffées des touristes en contrebas. Il n’y a plus que nous, moi juste ici accoudée devant l’infini, et toi, où que tu sois. Je ne peux pas être seule. Est-ce l’hiver chez toi ? Ici, la chaleur me tourmente, elle engourdit mes membres qui peinent à me porter et je rêve d’un peu de fraicheur, d’un peu plus de douceur. Comment est le ciel au dessus de ta tête ? Il me plait à penser qu’il est notre trait d’union, le fil invisible qui relie nos pensées. Après tout, c’est bien le même bleu au dessus de nos âmes, le vent souffle peut-être plus fort dans ta contrée mais ce nuage au dessus de moi ne va pas tarder à finir sa route au dessus de ta maison. N’est-il pas doux d’imaginer que nous ne sommes pas seuls et qu’un autre moi est certainement là, quelque part, à se dire que sa solitude n’est pas vaine ? La nuit n’est rien quand on sait qu’ailleurs le soleil brille dans le cœur de l’autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Je t’imagine me parler. Tu existes forcément puisque je dialogue avec toi, là, tout au fond de mon être. Tu réponds à mes questions, tu souffles sur ma douleur. Il faut bien que tu sois réel sinon à qui s’adresserait ce sourire qui parfois se dessine sur mes lèvres alors que je suis seule. Qui est là sinon toi à me tenir la main lorsque le gouffre s’ouvre soudainement sous mes pieds et que les larmes coulent. Crois-tu que je sois si forte pour affronter le monde, sa bêtise, sa noirceur ? Je ne suis rien sans toi, cet autre moi du bout du monde, d’un autre hémisphère, de l’autre côté du pays, au détour de ma rue ou juste au fond de mon cœur. Les solitudes savent se reconnaître et quand elles se rencontrent elles restent étonnées de ce petit miracle. Ce rien si doux.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Terjit ©</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;"> Testiculo III, pour se protéger de son assassin de frère prit la décision de construire à l’entrée de la baie de Verga un fort de défense agrémenté d’une tour ronde de 30 mètres de haut. Ainsi le port serait défendu, et s’il venait à l’idée de Prépuzio V de poursuivre ses œuvres débutées par l’assassinat de leur père Borsa II, les canons postés face à la mer tailleraient en pièces les envahisseurs.<br />
Du fond de son palais de Seminale le frère régicide ne l’entendit pas de cette oreille. Il convoqua ses généraux, l’intendant et ses ministres pour leur faire part de ses décisions. Chacun tenta de le persuader de faire la paix avec son frère plutôt que d’engager des frais colossaux mais aucun argument ne porta. Pas même sa femme Vagina et sa fille Clitoride ne parvinrent à le faire changer d’avis. Il décida donc de construire le plus vite possible son fort et pour cela embaucha à prix d’or Coglione, le plus grand architecte de son époque.<br />
Le cahier des charges tenait en trois points : faire un fort encore plus inexpugnable que celui de Verga, encore plus grand pour y maintenir une garnison de 200 hommes équipés de 30 canons et encore plus haut avec une tour de 31 mètres surmontée d’un dôme parfaitement rond. Coglione se mit au travail et les travaux avancèrent si vite que le retard pris sur Verga se combla rapidement.<br />
Bien entendu chacun des frères avait des espions chez l’autre, et la nouvelle d’une tour plus haute d’un mètre mit Testiculo III dans une colère noire. Il décida que la sienne ferait désormais 32 mètres. Quelques semaines plus tard Prépuzio V en fut informé et pris la décision courageuse de faire passer sa tour à 33 mètres. Au fil des rapports des espions des deux bords les tours prenaient un mètre par mois, si bien qu’en une année ils imaginèrent dépasser la limite du raisonnable avec 45 mètres. Comme les connaissances de l’époque ne permirent pas d’aller plus haut et que les budgets des deux protagonistes furent déjà largement dépassés, Prépuzio V, le plus fourbe des deux, fit mine de se résoudre à perdre la bataille. Le camp d’en face s’en fit les gorges chaudes mais par principe décida dans le plus grand secret d’ajouter tout de même un mètre de plus.<br />
Les travaux finirent 20 ans plus tard, soit plus de 10 ans après la mort des deux protagonistes. Le temps passant les familles se réconcilièrent rapidement si bien que les deux ports se réunirent et que les tours devinrent inutiles, mais qu’importe. Lors de l’inauguration des deux tours par les deux fils jadis ennemis héréditaires, Cazzo di Legno VII et Circonciso di Traverso IV, aucune mention de la hauteur de chacune d’entre elles ne fut faite, chacun considérant qu’elles étaient de tailles identiques, c’est ainsi que fut écrite l’histoire.<br />
Tout aurait pu se terminer ainsi mais au début des années 2000 l’historienne Romaine Ovaia fit une étude pour le bureau de conservation des monuments historiques. A l’aide d’une technologie millimétrique elle trancha définitivement en faveur de Prépuzio V avec une hauteur de 46 mètres et 18.5 centimètres, soit 14 millimètres de plus que son concurrent. Cela ne change rien à leur histoire, d’autant plus que ces tours ne servirent jamais à rien d’autre qu’à démontrer la vanité masculine, mais tout de même, l’histoire retiendra pour l’éternité que c’est bien Prépuzio V qui a la plus grande.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Valérie ©</strong> :<br />
(Il s&rsquo;agit d&rsquo;une suite de la photo précedente) :</p>
<p style="text-align: justify;">A plus de soixante ans, je prenais mon envol. Moi qui n’avais quasiment jamais quitté mon village, j’avais tout laissé, Miguel, les amis (en étaient-ils vraiment ?), ma maison, mes souvenirs. Je ne regrettais rien. J’avais aimé ma vie. J’avais aimé Miguel, nos moments de tendresse, nos nuits&#8230; Mais les paroles prononcées par Marcel à son départ m’ont réveillée. Ses mots m’ont ouvert les yeux, j’ai réalisé que mon amour pour Miguel m’avait complètement aveuglée et qu’il m’avait bernée pendant toutes ces années. Je n’avais aimé que lui alors qu’il avait couché dans tant d’autres lits…</p>
<p style="text-align: justify;">En rejoignant Marcel, ce n’est pas un amant que j’allais chercher mais un ami. Avant de partir, je l’avais eu de nombreuses fois au téléphone, nous avions discuté de longues heures… Tout était clair entre nous, il n’y avait aucune équivoque. Il m’accueillait en amie, malgré ce qu’il m’avait dit à son départ. De toute façon à nos âges… Miguel était le seul homme à m’avoir vue nue, à m’avoir touchée… Ce n’est pas aujourd’hui, toute flasque, que j’allais oser me montrer à un autre. Quant à lui, il avait perdu sa femme brutalement et ne s’imaginait pas faire l’amour avec une autre, malgré ses sentiments pour moi qu’il avait tu et tenté d’oublier toutes ces années. Il aurait eu l’impression de trahir celle qui avait été sa femme et qu’il avait aimé tendrement, celle qui lui avait donné des enfants. Cependant l’un comme l’autre, nous avions besoin de compagnie. Aussi, c’est libérée que j’avais pris le train puis le bateau pour rejoindre Marcel sur son île de beauté. Je n’avais pris qu’une petite valise et quand le taxi m’a déposée à l’adresse que Marcel m’avait donnée, je n’en croyais pas mes yeux. Ce phare, ce fort… se dressait devant moi, immense et majestueux. En levant mes yeux jusqu’à son sommet, je me sentis légère, mes jambes souvent fatiguées me portaient comme si j’avais vingt ans. Ce phare qui guidait les bateaux allait dès aujourd’hui, être le repère de ma nouvelle vie : mon étoile polaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nady ©</strong> :<br />
Bleu, comme la couleur de cette mer dans le sud de la France où l&rsquo;on a l&rsquo;habitude de plonger chaque été,</p>
<p style="text-align: justify;">Bleu, comme les ecchymoses sur mon corps aux endroits où il me tabasssait,</p>
<p style="text-align: justify;">Bleu, comme ce ciel où les nuages sont, par le vent, dissipés,</p>
<p style="text-align: justify;">Bleu, comme la peinture pour la nouvelle chambre qu&rsquo;on vient d&rsquo;acheter,</p>
<p style="text-align: justify;">Bleu, comme le lapis lazuli sur la cheminée de la Païva, à côté de chez nous, que je ne cesse d&rsquo;aller admirer,</p>
<p style="text-align: justify;">Bleu, comme la couleur de mes bras après l&rsquo;opération,où l&rsquo;infirmière, pour ses prises de sang, ne savait plus où piquer,</p>
<p style="text-align: justify;">Bleu, comme la robe de la vierge que je ne cesse de prier,</p>
<p style="text-align: justify;">Bleu, comme la layette sur laquelle on a flashé,</p>
<p style="text-align: justify;">Bleu, comme tes yeux où j&rsquo;adore me réfugier quand tu m&rsquo;aides à me relever ou quand on ne pense qu&rsquo;à s&rsquo;aimer.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est apaisant ce bleu, même dans la douleur&#8230; Maintenant si on recherche l&rsquo;espoir, on reviendra et c&rsquo;est le vert qu&rsquo;on choisira.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Eva ©</strong> :<br />
<strong>Mais, pourquoi maman ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">— Réveille- toi mon chéri. Allez vite prépare tes affaires s’il te plait. On doit partir.<br />
— Mais, pourquoi maman? Je suis en vacances, j’ai pas école.</p>
<p style="text-align: justify;">— Je sais mon Kevin chéri, on va à ton endroit préféré.</p>
<p style="text-align: justify;">— Au fort ! s’excite-il. Trop bien ! Je peux mettre mon short vert et mon t-shirt Pikachu ? S’il te plaît ma petite maman.</p>
<p style="text-align: justify;">— Tout ce que tu veux. Prends aussi ton sac de sport et mets tous tes habits et chaussures préférés dedans.</p>
<p style="text-align: justify;">Une heure plus tard les voici devant le Fort Saint-Jean. Tout est calme, vu l’heure. Kevin s’assoit sur son banc de prédilection, pour regarder les voiliers passer. Il imagine souvent son papa — qu’il n&rsquo;a jamais rencontré — arrivé à bord d’un de ses bateaux et le prendre délicatement dans ses bras pour le serrer fort et l’embrasser. Sa maman ne lui a jamais dit qui il était, elle lui a juste dit qu’il voguait sur tous les océans du monde. Elle préfère que son fils pense que son géniteur soit un pirate à la Jack Sparrow qu’un violeur qui vient de sortir de prison et qui la recherche activement depuis deux mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle n’a que vingt ans, et loge dans un hangar qu’elle a aménagé pour elle et son fils sans eau ni électricité. Ses parents ne lui adressent plus la parole depuis son viol car elle a souhaité garder son enfant. Il y a trois jours une amie lui à dit que Maxence sait où elle se trouve et qu’il ne tardera pas à débouler avec toute sa bande. Après cette info, elle a écrit une lettre à ses parents pour qu’ils viennent ce matin même à huit heures chercher leur petit-fils et l’emmener avec eux. Sans plus de détail.</p>
<p style="text-align: justify;">— Maman, on peut rentrer, j’ai faim.</p>
<p style="text-align: justify;">— Non, mon amour, on ne rentrera plus. Du moins plus ensemble.</p>
<p style="text-align: justify;">— Mais, pourquoi maman. Je veux moi.</p>
<p style="text-align: justify;">— Chut. Ne pleure pas mon bébé, je vais t’expliquer. Mamie, ma maman va venir avec papy dans quelques minutes et tu vas aller chez eux. Tu seras gentil et tu leur donneras ce petit carton, d’accord. Viens me faire un gros câlin.</p>
<p style="text-align: justify;">— Mais, pourquoi tu ne viens pas toi. Je les ai jamais vus moi, il ne m’aime pas, tu me l’as dit une fois.</p>
<p style="text-align: justify;">— Je sais. Tout a changé, tu comprendras plus tard. Va t&rsquo;asseoir sur le banc mon chéri.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle aperçoit ses parents au loin, ils ont beaucoup changé en quatre ans.</p>
<p style="text-align: justify;">— Mon bébé, je dois y aller. Ferme les yeux. Compte jusqu’à trente et ils seront là. Je t’aime.</p>
<p style="text-align: justify;">— Mais, tu reviendras maman. Tu vas pas me laisser. Moi aussi je t’aime.</p>
<p style="text-align: justify;">— Je l’espère mon ange. Je l’espère.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alouette ©</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">Un rêve</p>
<p style="text-align: justify;">Elevée au bout de la jetée la tour génoise régnait majestueuse. Il la regardait avec admiration, fascination même, depuis son enfance lorsqu’il allait se promener avec sa mère sur le port. Elle produisait sur lui un effet convertissant. A son regard il devenait pirate, grand explorateur, marin…Elle était le symbole de la liberté, de la puissance mais aussi un trait d’union entre ciel et terre un accès au rêve, au monde.<br />
Lui, c’était Ange, le fils unique d’Antoinette institutrice et de Jules plombier. Il était choyé, protégé, surprotégé même. C’était le bijou de ses parents ; il était habillé comme un sou neuf ! Sa vie était réglée comme une horloge.<br />
Ange s’ennuyait dans cette vie organisée comme du papier à musique. Heureusement cette tour qui surplombait la mer lui offrait la possibilité de rêver, de s’évader. Il s’imaginait tel un Christophe Colomb au service du roi ou bien en Jacques Cartier explorant le golfe du Saint Laurent, ou encore Barbe Noire à la tête de ses navires…. Cette tour, c’était son oxygène, sa respiration, sa délivrance.<br />
Les années passèrent Ange devint, durant les vacances, guide touristique ce qui lui permit de passer du temps dans cette tour et son environnement. Il poursuivait secrètement ses rêves en racontant toutes les histoires, les assauts des envahisseurs du littoral, de Dragut, corsaire de l’Empire Ottoman qui sema la terreur en Corse.<br />
Aujourd’hui Ange est gardien d’une de ces 67 tours génoises que compte le patrimoine. Il vit avec sa femme au premier étage de sa tour. Son rêve d’enfant se concrétise peu à peu. Il se rapproche de plus en plus de cette tour qui le magnétise. Cependant, il n’est pas complètement satisfait. Il lui manque une dimension, celle des grands espaces qu’offre cette étendue bleue autour de cette tour de pierres. Il veut s’évader et joindre à son tour le bleu céleste et le bleu maritime. Il ne peut pas se contenter d’arpenter les chemins de randonnées autour de la tour, de fouler le sol pierreux de ce belvédère. Il doit lui aussi se jeter à l’eau et partir à l’aventure comme l’ont fait avant lui les héros de ses rêves. Depuis son enfance il vit avec cette tour en lui et toutes les histoires qui s’y joignent. Il a été un héros barbare, un grand explorateur, un pirate en jouant autour d’elle, en courant sur les chemins qui l’entoure, en scrutant tel un gardien l’horizon…. Alors l’évidence se fit. Il ne devait plus vivre à travers cette tour et ses héros réels ou imaginaires mais il devait vivre pour lui en se réalisant, il devait s’’ouvrir au monde.<br />
Et ce fut évident, il devait lui aussi naviguer, s’évader faire vivre ses rêves. Il devait monter sa propre société de bateaux, des voiliers, et organiser des excursions en mer autour de sa tour. Il présenta son projet à la mairie de sa ville. Il s’agissait d’organiser des sorties en mer où il mettrait en scène les différents héros de son enfance àl’instar des lasers game, escape game . Les clients y vivraient différentes énigmes, histoires. Ange pourrait ainsi faire partager ses rêves mais aussi les poursuivre à travers les yeux de ses clients ce qui le rendrait heureux car tous nos rêves sont remplis d’espoir.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les textes écrits sur d&rsquo;autres blogs</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;"><iframe src="https://docs.google.com/spreadsheets/d/e/2PACX-1vRGS6hekUcpWHSEvOixW55aDlYWXvULgfNfT1NdHG8JbBw4wgEUn1RGIyuhoKbdxfI519TDd6wSIqTB/pubhtml?gid=1435713577&amp;single=true&amp;widget=true&amp;headers=false" width="500" height="350"><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://alexandrakoszelyk.com/ombre-genie-fleurs-ecriture/21214/">A l&rsquo;ombre du génie en fleurs, Ecriture</a> est apparu en premier sur <a href="https://alexandrakoszelyk.com">Alexandra Koszelyk</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://alexandrakoszelyk.com/ombre-genie-fleurs-ecriture/21214/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>92</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
