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	<title>Archives des soupe - Alexandra Koszelyk</title>
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	<title>Archives des soupe - Alexandra Koszelyk</title>
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		<title>Poésie potagère, atelier d&#8217;écriture n°290</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Koszelyk]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jan 2018 03:20:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[# Parfois j'écris ...]]></category>
		<category><![CDATA[Atelier d’écriture]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="size-large wp-image-21053" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2018/01/code-soupe-700x467.jpg" alt="" width="700" height="467" /></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;épaisseur du liquide me collait au corps, j&rsquo;étouffais. Autour de moi du rouge à perte de vue. Me laisser porter et remonter à la surface ? J&rsquo;effectuai alors quelques mouvements de brasse coulée. En vain. Je touchai le fond. Mu par ce bel instinct de survie, mon corps se déploya. Le dos collé contre la paroi froide et lisse, j&rsquo;expirai l&rsquo;air de mes poumons. Les lois physiques étaient de mon côté. Je remontai. La viscosité laissa bientôt la place à des eaux moins troubles. Sanguines toujours. Soudain, je me heurtai à quelques morceaux. Je m&rsquo;accrochai à celui qui était le plus proche : un radeau de fortune en forme de H. Je soufflai. J&rsquo;y étais presque. Quelques mètres tout au plus. Le salut devant moi.<span id="more-21100"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Mais mon corps se mit à rapetisser, ses centimètres devinrent des millimètres. Mes jambes et mes bras disparurent dans cette mélasse : la métamorphose avait déjà commencé. De mon tronc, bientôt, ne resta que l&rsquo;essentiel, ce corps dur et autrefois sec. Puis, plus rien. Je disparus.<br />
Jamais je n&rsquo;aurais cru que &#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Mémoires d&rsquo;une fleur de sel parmi des milliers d&rsquo;autres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alexandra K.</strong>, dimanche 14 janvier 2018</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————<br />
<strong>Pachamama ©</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Code-Code-Code-Codec !! »</strong><br />
Même une poule rirait de moi.</p>
<p style="text-align: justify;">Mère de famille de 34 ans, employée de bureau, quelques déboires et victoires persos et pros à mon actif, je passe le permis de conduire.</p>
<p style="text-align: justify;">Et je suis en colère absolue contre mes neurones et synapses qui n’absorbent et ne connectent que ce qu’ils veulent. Marre de ma gueule.</p>
<p style="text-align: justify;">Je bataille plutôt pour apprendre la confiance en mon jugement et instinct- Non, soyons franche, la confiance toute courte, la confiance en moi- que pour retenir toutes signalisations barbares et autres civilités charmantes et éco-responsables à adopter le pied sur l’embrayage.</p>
<p style="text-align: justify;">Je touille ma soupe un peu trop rapidement pour brouiller les petites lettres alphabets ajoutées à la minestrone. C’est jouissif. Pourtant jouer pendant le dîner et mêler les lettres pour un « code » dans mon assiette creuse me met le moral sous la chaise directement. Je rougis. Oh, quel exemple pour mes enfants. Oh, que je suis puérile.</p>
<p style="text-align: justify;">Monsieur m’observe d’un drôle d’air même. Les Nains braillent, les coudes se lèvent, les rires fusent, joyeuse pagaille…je pense « dépêche-toi, termine, débarrasse, fais la vaisselle, lis l’histoire du soir, supervise le brossage des dents, prépare les cartables et allons-y c’est parti, attèle-toi à la fastidieuse tâche : bûcher. Au revoir programme TV soporifique qui berce brillamment mes illusions de ménagère « 30-50 ans ». Le code c’est la vie. Le code et le permis, gages de liberté. Fierté immense. Mais d’abord s’y mettre.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin apprendre à conduire dans mon cas c’est synonyme de se retrouver possiblement (disons à 99%) en échec. Je déteste. Je pensais cette sensation reléguée à ma vie étudiante ou bien mon adolescence naïve où les hormones donnaient des ailes en toutes circonstances. Quelque chose de raté ? Et bien je n’étais pas prête voilà tout.</p>
<p style="text-align: justify;">Moi, j’imaginais une sorte de quota d’échecs dans l’existence. Parce que des échecs j’en ai essuyé dans tout, plein de domaines divers. Pas juste pendant mes 40 heures de conduite dangereuse à 18 ans. Quota atteint, Dieu dirait « Hop, maintenant c’est terminé, la faiblesse disparaît, ton pouvoir de réussite est sans limite, sans fin et surtout sans efforts ».</p>
<p style="text-align: justify;">Flûte ! La toile cirée est tachée de soupe. L’auréole rouge se propage. Ça fait désordre n’est ce pas ? Désordre comme mes paradoxes et mon refus d’avancer. Maquiller sa vulnérabilité et prôner le courage dans tout. Action perfide, non ? Alors que le malaise s’installe sournoisement en mes tripes comme la minestrone s’incruste dans le bois de la table familiale. En 2018, volonté salvatrice, ce sera toi la gagnante. Oui, toi qui gagne !Volonté versus fatalité. Discipline. Éloigner les vapeurs de la sur-réflexion qui pourrissent mes agissements. Le choix du labeur. Le choix de la persévérance et de l’utile. Ruminer est inutile. Sinon comment me regarder autrement ? Je m’entends encore radoter à Kid Numéro Un</p>
<p style="text-align: justify;">« mais tout ne tombe pas tout cuit du ciel tu sais ? »</p>
<p style="text-align: justify;">Je me demande toutefois si toute personne qui lutte pour obtenir un quelconque examen normé par l’état, institution ici ô combien omnipotente ressent cela ? Ces crampes, cette bile un peu teintée de honte qui te feraient renoncer et qu’il faut vaincre avant le succès.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vais prendre une danette tiens pour le dessert.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sam ©</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">La sorcellerie, les sourciers, l&rsquo;horoscope, les miracles, les coïncidences : tout cela relève du même abus de crédulité. La faute à une population insuffisamment préparée aux mathématiques.<br />
L&rsquo;Homme, toujours en quête de réponses à ses questions existentielles, pourrait croire à un message caché derrière ces 4 lettres alignées. Un bête calcul montre pourtant qu&rsquo;il y a une chance sur 456 976 que quatre lettres combinées aléatoirement forment ce mot (comme tout autre mot). Sachant qu&rsquo;il y a 8 millions d&rsquo;enfants de moins de 10 ans en France qui mangent au moins une soupe aux lettres par an, ce mot apparait donc en moyenne 17 fois dans une année (à raison d&rsquo;une soupe par an, ce qui est une hypothèse basse). J&rsquo;imagine déjà les parents hallucinés cherchant derrière cette banale éruption probabiliste une thèse conspirationniste.<br />
« Voilà un argumentaire qui gâche la poésie » râle déjà certain(e)s participant(e)s à cet atelier. Oui, mais il y en marre de cette néo-sorcellerie. Comprenez les sciences et les technologies que vous utilisez avant de jacasser et de crier au miracle.<br />
Sinon, c&rsquo;est la porte ouverte à toutes les croyances &#8211; à commencer par celle de l&rsquo;alunissage par les Américains en 1969. Les gens sérieux savent bien que ce sont les Russes.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nady</strong> © :</p>
<p style="text-align: justify;">Annie aimait les sucettes, les sucettes à l’anis&#8230;<br />
Mais dis moi, ce potage peu ragoûtant, c’est celui de la Mama que tu as retrouvée là-haut, c’est ça ?<br />
De toi à moi, je préférais la couleur de l’anis, celle des grands yeux d’Annie, celle de ses jours heureux où elle semblait au paradis.<br />
Le paradis !<br />
Tu as flirté ici bas avec lui ! Les sommets, la gloire, l’amour, les enfants ! Tu as tout connu, évidemment !<br />
Telle une étoile qui laissait passer les rêves, tu rayonnais à travers le temps qui filait comme un train sans relève !<br />
Moi, à la fenêtre de la vie musicale, je suivais ton actualité avec beaucoup de zèle.<br />
ça balançait pas mal à Paris ! Il jouait du piano debout, et rarement assis…<br />
Et toi tu te déhanchais, libre dans ta tête !<br />
Et pendant que Cézanne peignait, tu vivais et débranchais, superficielle et légère, toujours en fête&#8230;<br />
Tour à tour Maggie qui résistait, ou Cristal, présentatrice-vedette chez Starmania, tu as su toutes admirablement bien les incarner !<br />
As tu un nom de code là haut depuis dimanche dernier ?<br />
J’espère qu’ils te laisseront celui qui t’allait à ravir ici bas, celui du patronyme de notre beau pays que tu savais enfiler pour t’engager, lutter et continuer à aimer la vie, malgré les challenges toujours plus fous et cruels qu’elle t’offrait en parallèle du succès !<br />
Tu n’avais plus rien à perdre, tu avais tellement gagné et tellement souffert !<br />
Aujourd’hui, il manque quelqu’un près de nous, ce n’est pas Babacar qui me contradira…<br />
Mais toi, quand tu dois te retourner, tout ton monde est bien là, réuni maintenant pour l’éternité : Michel, Pauline, ton père initiateur de tes succès tellement il avait foi en toi, et puis tous les autres, tes acolytes de la scène, de Serge à Johnny, en passant par Claude et Daniel&#8230;<br />
Dis moi ? Tu nous enverras des signes parfois ?<br />
Non, en fait, repose toi !<br />
Tu nous laisses à travers tes interprétations filmées de quoi nous redonner un peu de ta force !<br />
Ciao poupée de son ! et fais une bise de ma part aux autres poupées de cire que je connais là haut !<br />
Nous autres, poupées de chiffon, continuerons, en attendant, à danser sur tes chansons !<br />
C’était ma déclaration avant une minute de silence pour la paix de ton âme !<br />
Je t’embrasse ma belle France !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Val © : </strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’année de cette photo, comme depuis que je suis tout petit, pour les vacances d’hiver, nous étions tous allés chez Mémé dans son chalet dans le Jura. Mon père est originaire de là-bas, mais quand il y va c’est en coup de vent, juste pour nous déposer avant d’amener maman au soleil. Avant, c’était chez Pépé et Mémé, mais Pépé nous avait déjà quitté au moins 5 ans avant. L’ambiance dans cette grande maison au pied de la montagne n’est plus tout à fait la même depuis qu’il n’est plus là mais il y a un truc qui n’a pas changé, c’est les soupes de notre aïeule et notre rituel autour.</p>
<p style="text-align: justify;">Mémé ne sort pas souvent pour faire les courses. C’est notre tante Bérangère qui est restée vivre au village qui la conduit une fois par quinzaine à l’hypermarché. Pourtant, il y a une chose que Mémé n’oublie jamais d’acheter, c’est les petites pâtes en forme de lettres surtout quand elle sait que nous, ses seuls petits enfants, venons passer les vacances chez elle. Toute la semaine, elle nous fait une soupe différente avec les bons légumes qu’elle continue de cultiver toute seule dans son potager et elle n’oublie jamais d’y rajouter les lettres. Une fois, elle n’en avait pas trouvé à l’hyper et Bérengère n’a pas voulu la conduire ailleurs, et bien … nos vacances n’ont pas du tout eu le même goût. Mais ça Bérengère, elle ne peut pas le comprendre car elle n’a pas d’enfant.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand on était plus petits avec Pierre mon jumeau, c’est Claire notre aînée qui nous disait une lettre et nous deux, on devait la chercher. Le premier qui en trouvait cinq avait le droit de s’assoir sur les genoux de Pépé pendant la lecture que Claire nous faisait au coin du feu. Puis d’année en année, les règles se sont corsées et notre amour des mots aussi. Cette année-là, le premier qui réussissait à écrire CODE avec ses pâtes commençait la partie d’un jeu consistant à trouver un mot commençant par la dernière syllabe du mot précédent. Le dernier réussissant à trouver un mot était exempté de vaisselle. On était motivé. Ce jour-là, on a beaucoup ri. Nos soupes étaient froides mais ce moment d’échange et de partage était tellement bon que cela ne nous dérangeait pas. Même Mémé cherchait et riait avec nous, elle avait un peu de mal à comprendre la règle du jeu au départ mais une fois dedans, elle était à fond. Pierre avait gagné la partie ce jour-là concluant la chaîne par teurgoule, épatant tout le monde : chat – chapeau – poterie – ribambelle – belle-maman – menteur – teurgoule !</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis Mémé a rejoint Pépé. Par habitude, mais surtout par plaisir, avec Pierre et Claire on revient chaque hiver dans cette maison familiale. Il n’y a plus de soupe mais on aime se retrouver tous les trois près du feu à lire, à échanger sur nos lectures de l’année ou à faire une partie de scrabble.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Suzanne C. ©</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’heure de la soupe</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Leur vie de couple est devenue une joute ; à tour de rôle, l’un perd, l’autre gagne. Les boxeurs s’épient, connaissent leurs points faibles et attendent embusqués, le bon moment pour porter le coup qui affaiblira l’adversaire. Une manière de vivre leur quotidien de vieilles personnes et traverser les jours et les nuits d’insomnie.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce matin, il s’est levé de mauvais poil, plus qu’à l’ordinaire. Toute la nuit, la vieille femme a arpenté le corridor avec ses pantoufles usées écorchant les planchers comme un grincement de dents. L’affront demande réparation.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle dépose le bol de soupe quotidien devant lui ; la soupe est tiède, il déteste. Il avale le liquide à grandes lampées bruyantes. L’une après l’autre, ses mâchoires font craquer des biscottes entre ses dents telle une broyeuse tonitruante. Agressée par les bruits de bouche de son compagnon, ses muscles se figent. Son rythme cardiaque s’accélère, elle a des sueurs froides. Les bruits répulsifs qui avalent, mastiquent, mâchent, dans un chahut insupportable, la font hurler. Il la fixe dans les yeux pendant que sa bouche met toute son énergie à produire un immense vacarme dégoûtant. Insupportable.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa propre force la surprend. Assommé, il tombe la tête dans le bol de soupe aux nouilles et tomates. Le liquide se répand sur la nappe blanche. Le silence revenu, elle se détend. Apaisée, elle lave son assiette, la casserole et la statuette inuit. La nappe attendra ; lui aussi, il peut bien rester là, le nez dans sa soupe, en punition.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut prêter l’oreille pour entendre un léger claquement de langue essayer d’aspirer une dernière goutte et une nouille qui flotte. En vain.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Manue ©</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">Elle a vingt ans et son cœur ne bat presque plus.</p>
<p style="text-align: justify;">Le blues. Le spleen. Ou pire. La solitude se mesure aussi à l’heure du repas et elle, c’est la sonnerie du micro onde qui l’appelle pour venir dîner, souper plutôt, un potage minute. Chaque soir, elle lit l’avenir dans les lettres mélangées aux légumes. Et ce soir, il n’est pas brillant son futur. CODE et un liquide rouge sang, gluant, épais. Funeste pressage, elle sait qu’elle n’a plus la force de lutter. Son intérieur s’effondre, doucement. Dans la journée, elle donne le change mais il n’y a que son vermicelle qu’elle arrive à décrypter, ses cours eux lui sont de plus en plus hermétiques. Cette voie est le désir de sa famille, du moins de ce qu’il en reste et s’obstiner n’est peut-être finalement que le moyen pour elle de croire encore un peu qu’elle appartient elle aussi à ce noyau si important aux yeux de la société. Cruelle imposture. Ses parents ne sont rien que des fantômes, des spectres qui hantent ses nuits et dictent leur volonté à coups de cris qui déchirent son cœur.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle est seule et dans sa soupe elle s’invente des formules magiques, des mantras pour le lendemain. Mais son demain ce soir est sombre. Elle ne l’a pas le code pour une vie plus douce et le rouge est une belle couleur. Pourquoi ne pas la choisir, s’y réfugier à tout jamais. L’appétit lui manque, son bol est froid et elle a tant de mal à se réchauffer, alors elle se coule un bain brûlant et s’enfonce lentement dans sa peine. Il suffit parfois d’un rien pour y croire encore mais le fil est si ténu, l’espoir si volatile que ce soir il ne s’arrête pas à sa porte et elle sombre, se noie, étouffe. Trop de chagrin, trop de pression, de rendez-vous ratés, de violence, d’actes manqués, trop de larmes jamais essuyées et qu’une seule envie finalement, celle d’être en paix.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle a vingt ans et son cœur ne bat plus.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Iza ©</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">Après des années passées à jouer au chat et à la souris, à « Je te tue moi non plus ». A s&rsquo;être poursuivis, tirés dessus, empoisonnés, enlevés&#8230; Ils avaient capitulé, tels les deux amants qu&rsquo;ils étaient devenus, épuisés comme après une longue bataille sur des draps chauds et moites, bras étendus, corps à l&rsquo;abandon, sourires aux anges et aux démons. L&rsquo;Agent K et le Mexicain jaune avaient décidé de cesser leurs activités illégales pour en commettre d&rsquo;autres, bien plus légitimes à leurs yeux amoureux : acheter une maison, la retaper, la décorer afin d&rsquo;en faire un cocon qui abriterait enfin un peu de calme. De tueurs sanguinaires et d&rsquo;espions affûtés, ils étaient devenus ce que d&rsquo;aucuns trouvaient d&rsquo;un ennui mortel : un Couple. Cette décision mûrement réfléchie avait bien sûr choqué leurs MI6 respectifs. Quoi ? Nos meilleurs éléments ? Qui cèdent à l&rsquo;appel du ronron ? Mais aucun service d&rsquo;espionnage, aucun ministère, aucun Etat ne pouvait lutter contre la force ultime : l&rsquo;Amour.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr, cela n&rsquo;avait pas été sans difficulté. Découvrir que l&rsquo;Agent K s&rsquo;appelait en fait Agathe Krazwyk et le Mexicain Jean-Claude Chougnard fut un choc. Quand elle le vit, médusée, tremper sa tartine de camembert dans son café au lait. Et qu&rsquo;il se demanda comment elle pouvait être aussi svelte avec ces trois tonnes de crème ajoutées à sa plâtrée de carbonara. Mais le quotidien fit son œuvre et comme tout ménage qui s&rsquo;apprivoise, ils tolérèrent bientôt les petites manies de l&rsquo;autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Après quelques années de douce quiétude -tout de même ponctuées parfois de ces séances de « Pillow Book » dont ils raffolaient tant- un petit garçon vint à naître, rapidement suivi d&rsquo;une jolie princesse. Le choix du roi&#8230; décidément, tout leur réussissait&#8230; Bien sûr, de temps en temps, l&rsquo;instinct resurgissait. Pendant que les boutchous faisaient la sieste, ils sortaient les Smith &amp; Wesson, vissaient un silencieux (il ne fallait tout de même pas réveiller les petits) et jouaient à se courser dans la longère isolée et à se presque-tirer dessus (un visiteur avisé aurait pu néanmoins distinguer les impacts de balle dans les poutres apparentes). Et le soir, ils échangeaient des petits sourires complices au-dessus de leur assiette.</p>
<p style="text-align: justify;">Sauf ce soir-là où ils remarquèrent que Guillaume et Garance ne touchaient pas leur soupe. Agathe avait dû répondre au téléphone (une erreur&#8230;) et Jean-Claude était descendu à la cave (la chaudière était brusquement tombée en panne). Quand ils revinrent dans la cuisine, les enfants étaient figés. Dans l&rsquo;assiette de Guillaume, au milieu de la soupe à la tomate, flottaient des pâtes alphabet formant le mot « code ». Dans celle de Garance, bien incapable à trois ans d&rsquo;écrire autre chose que son nom, les deux parents purent lire « nucléaire ». L&rsquo;Agent K et le Mexicain se ruèrent sur leur panoplie de couteaux, mais leurs boss respectifs furent les plus rapides. Ils saisirent chacun par le poignet et susurrèrent à leur oreille cette phrase qu&rsquo;ils redoutaient d&rsquo;entendre à nouveau : « La nation a besoin de vous ».</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alouette ©</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;"> Bois ta soupe</p>
<p style="text-align: justify;">Cette injonction si souvent entendue, Alice ne savait pas qu’elle s’avèrerait si vraie.</p>
<p style="text-align: justify;">Alice était la dernière fille d’une fratrie de trois. Sa mère disait d’elle qu’elle était spéciale, un vrai mystère pour elle.<br />
Aujourd’hui, Alice, 35 ans est une femme élégante à la chevelure rousse souple. Ses yeux d’un bleu électrique, perçants vous saisissent dès le premier regard.</p>
<p style="text-align: justify;">Après une enfance heureuse mais plutôt solitaire Alice a fait des études de Droit à Paris. Depuis son enfance elle nourrissait le projet de devenir commissaire de police.<br />
En effet, elle se savait douée car, depuis l’été de ses 17ans, en 1995, elle avait un secret. Ce 14 juillet 1995, comme chaque été, Alice se rendait au feu d’artifice de son village avec toute sa famille. Soirée gaie, où chacun s’allongeait dans l’herbe fraîchement coupée pour admirer la danse des courbes, de gerbes, des fleurs multicolores dans le ciel obscur ténébreux de cette nuit estivale. C’est le lendemain, au déjeuner que tout a basculé pour Alice. Elle y apprend la disparition d’une petite fille au cours de cette soirée festive. Tout le village est en émoi. Alice regarde son assiette, remue sa soupe machinalement, perdue dans ses pensées sous l’effet de cette terrible annonce. Elle se pétrifie, se paralyse. C’est là, au milieu du brouet rougeâtre qu’elles apparaissent une à une, comme dans un ballet. Elles s’organisent dans cette assiette creuse, se mettent en ordre devant ses yeux. Les lettres du bouillon forment un mot : le prénom de cette enfant disparue. Alice est saisie. Son cœur se met à battre la chamade. Elle ne comprend pas ce qui se passe. Elle est silencieuse au milieu de la cacophonie du repas où chacun y va de son avis. Elle est seule, comme dans un bocal ; murée devant ce phénomène. Sa mère lui lance son injonction habituelle qui résonne dans sa tête :<br />
&#8211; « Bois ta soupe »<br />
Que lui arrive- t-il ? Est-ce un jeu ? Elle exécute l’ordre essayant de garder son calme bien que perturbée par l’effet de ces trois lettres code : L E A<br />
Et maintenant ? Le repas terminé Alice se réfugie dans sa chambre, s’allonge sur son lit, ferme les yeux et revoit ces trois lettres. Tout à coup LEA lui apparait. Elle la voit. Même si elle ne l’a jamais vue, elle sait que c’est elle. Elle est seule, dans une pièce sombre. Elle pleure. Alice est bouleversée. Elle voudrait ouvrir ses yeux, chasser ces images de sa tête mais n’y parvient pas. Elle calme sa respiration, souffle et se concentre. Elle reconnaît cette pièce dans laquelle Léa se trouve. Petite, à la sortie de l’école, le mercredi ou le week-end elle y allait jouer avec ses amis ? C’était leur cachette, leur secret, leur refuge. C’était le lieu de la liberté, du jeu, de l’amitié. On y devenait, reine, roi, princesse, pirate ou indien d’un jour. A l’adolescence, c’est là qu’elle y a fumé sa première cigarette, donné et reçu son premier baiser…. Toujours allongée sur son lit les larmes coulent le long de sa joue. Ce lieu source de joie, de rires, de partage, d’émois devenait le lieu du drame, de la tristesse du délit. Mais que faire ??? Etait-ce réalité ou hallucinations ? Alice suivit l’enquête de près. Elle découpait les articles dans le journal local, écoutait les conversations …. Mais ne savait que faire. La petite Léa fût retrouvée quelques jours plus tard. Elle avait fait une fugue.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, cette soupe aux lettres qui était joie et jeu pour les enfants de la famille Alice ne pouvait plus l’accueillir ainsi. Ce n’était plus un simple mets restaurateur à l’origine de toutes sortes de jeux pendant les repas. Elle devint angoissante dès son apparition sur la table familiale.<br />
En effet, le phénomène LEA se reproduisit quelques temps après lorsque monsieur Gérard atteint de la maladie d’Alzheimer se perdit. Les lettres « code » recommencèrent leur danse au milieu de l’assiette. De même pour le vol de la bijouterie « D’or et d’argent ». Alice comprenait qu’elle avait un don. Comment en parler ? Elle était de plus en plus silencieuse, mystérieuse. Elle ressentait cela comme un handicap, une anomalie. Un malaise s’installa en elle. Elle se cloitrait au lieu d’apprivoiser ce don. Sa mère la trouvait de plus en plus étrange.<br />
C’est au cours d’une promenade qu’Alice rencontra « la vieille » comme on la nommait dans le village. Hasard ou providence ? Elle vivait dans le même village qu’elle mais elles ne se parlaient jamais. La différence d’âge sûrement. Mais ce jour-là, elle devint son ange messager de compréhension, la source, la clé de sa libération. Cette promenade quotidienne se transforma en promenade initiatique. Alice comprit qu’elle n’était pas piégée par ce don mais au contraire qu’elle devait l’apprivoiser. Elle rassura Alice sur cette faculté, capacité qu’elle était en train de découvrir, lui donna des conseils sur sa propre expérience. !!<br />
Alice fit ses études de Droit, et comprit petit à petit grâce aux partages, aux recherches qu’elle fit sur sa mediumnité que ce qui l’empêchait de s’épanouir, ce qui lui faisait honte, peur pouvait devenir objet de réussite, d’aide, d’accomplissement. Alice a donc bu sa soupe !!!<br />
Elle finit ses études et se mit au service de la communauté en devenant commissaire de police !!</p>
<p><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Terjit ©</strong> :<br />
Après « surprenez-moi », nous avons le droit à « que la muse soit avec vous » sur fond de bol de soupe à la tomate… Bon, d’abord je déteste la soupe et particulièrement à la tomate. Et quand par-dessus le marché on y colle des pâtes en forme de lettres ça devient absolument infâme, rien qu’à regarder l’image ça me donne envie de filer tout droit aux toilettes. Voilà où j’en suis ce soir… ça fait trois jours que je me creuse les méninges pour savoir ce que je vais en faire de ça…</p>
<p style="text-align: justify;">D’abord j’ai pensé à une suite du texte de la semaine dernière, mais qu’est-ce que feraient des spermatozoïdes dans un bol de soupe ? J’ai bien eu quelques idées de ce qu’ils pourraient faire là mais la situation devenant scabreuse j’ai vite abandonné. Puis j’ai essayé d’écrire un texte nostalgique sur l’enfance, la nécessité de bien manger sa soupe pour bien grandir, et tout un tas de banalités du genre, mais rien n’en est sorti à part des souvenirs immondes des repas à la cantine.</p>
<p style="text-align: justify;">Face au néant j’ai pris un peu de recul avec un mojito, puis un peu plus de hauteur avec un deuxième bien tassé. Quand la paille a fait pour la seconde fois le « slurp » qui indique la marée basse j’ai cru avoir une illumination : il faut se focaliser sur le mot « code » et en faire le point de départ d’une énigme policière… dans laquelle je me suis perdu moi-même très rapidement…</p>
<p style="text-align: justify;">Le lendemain, gonflé à bloc par le désir de ne pas échouer, je m’y suis remis en fin de soirée. Et là j’étais persuadé de tenir entre mes mains le saint graal : le narrateur regarde sa soupe et par une hallucination inattendue il voit les initiales de celles qui ont compté dans sa vie. C comme Coralie, O comme Océane, D comme Daphné et E comme Elisabeth… et puis c’est tout… j’ai tourné en rond pendant deux heures… Comme les mojitos de la veille ne m’avaient pas aidé, je me suis roulé un petit stick bien chargé pour trouver l’inspiration… Et je me suis réveillé à 4h du matin avec « azerty » imprimé sur la joue gauche…</p>
<p style="text-align: justify;">Alors ce soir je me suis dit : « juste du thé noir bien fort pour rester éveillé et roulez jeunesse vers l’inspiration »… Bon… autant dire que si j’ai écrit ce qui précède c’est que je sèche. Ah si !!! Je sais ce que je vais écrire !!! Je vais faire un texte court, percutant, dérangeant, le voilà : « Bonne nuit ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</strong></p>
<p><strong>Adèle ©</strong> :<br />
Le code bonheur</p>
<p>Il a réussi du premier coup l’examen du code de la route.</p>
<p>Habillé grunge à quinze ans, baggy-fesses à l’air et T-shirt en hiver, il a suivi les codes vestimentaires de sa génération. Aujourd’hui, à vingt huit ans, c’est pantalon-chemise-veste, il a du s’acheter une centrale-vapeur.</p>
<p>Son travail, c’est le codage des données financières de grandes entreprises, il adore ça et manie des langages aussi confidentiels que l’araméen.</p>
<p>Il navigue sur le web de site en site, avec des codes d’accès sécurisés ; il investit dans la crypto-monnaie.</p>
<p>Il n’a jamais eu affaire à la justice, il ne connait pas le code pénal, et ses idées libérales le rendent favorable à une réforme du code du travail.</p>
<p>Il regardera ce soir la nouvelle série télévisée Code Black, devant son grand écran.</p>
<p>Seul.</p>
<p>IRL : « Tu offres un verre à une fille, elle te traite de macho, tu lui proposes de faire moitié-moitié au restaurant, tu passes pour un goujat ! C’est compliqué, en 2018, les codes de la séduction».</p>
<p>NB : Et si ça se trouve, c’est parce que je n’ai pas réussi à lui faire aimer la soupe, pas même celle à la tomate avec des pâtes-alphabet. Cinq fruits et légumes par jour, le code nutrition.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.100000023841858&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les textes écrits à partir de la même photographie, mais publiés ailleurs</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;"><iframe src="https://docs.google.com/spreadsheets/d/e/2PACX-1vR7YpY7lqUp1RAZJ6noCNEXyO1a6AKNVhnpmw5W2qJVPWutItWpQ4zgJntWI4XOMf1EYA3OB7v2dNwu/pubhtml?gid=1268565745&amp;single=true&amp;widget=true&amp;headers=false" width="400" height="450"><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://alexandrakoszelyk.com/poesie-potagere-atelier-ecriture/21100/">Poésie potagère, atelier d&rsquo;écriture n°290</a> est apparu en premier sur <a href="https://alexandrakoszelyk.com">Alexandra Koszelyk</a>.</p>
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		<title>Atelier d&#8217;écriture 290</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Koszelyk]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jan 2018 18:20:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Atelier d’écriture]]></category>
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<p style="text-align: justify;">Hop ! Et voici la nouvelle photographie !<span id="more-21052"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Que la Muse soit avec vous !</p>
<p style="text-align: justify;">Publication des textes lundi prochain ! Vous envoyez votre texte par mail si vous n&rsquo;avez pas de blog, sinon vous inscrivez votre lien dans le formulaire ci-dessous. (Je laisse le formulaire, si jamais vous êtes en retard, vous pouvez toujours y glisser votre lien.)</p>
<p style="text-align: justify;"><iframe src="https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdcHYO32TzvXknHTfOCeRA8Xq06WwqSfPuVz2AGG0XIWdvcoQ/viewform?embedded=true" width="760" height="500" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0">Chargement en cours&#8230;</iframe></p>
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