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	<title>Archives des tout sur Richard - Alexandra Koszelyk</title>
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	<title>Archives des tout sur Richard - Alexandra Koszelyk</title>
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		<title>Laissez-moi vous parler de Richard &#8211; Ecriture</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Koszelyk]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Apr 2019 04:09:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Atelier d’écriture]]></category>
		<category><![CDATA[atelier d'écriture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Mexicain Jaune : Parmi les innombrables facettes de l’esprit humain, il y en a une qui m’a toujours fasciné. Dans l’éternel débat entre le bien et le mal, entre [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2019/03/arthur-humeau-metro-700x1050.jpg" alt="" class="wp-image-23233"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Mexicain Jaune : </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les innombrables facettes de l’esprit humain, il y en a une qui m’a toujours fasciné. Dans l’éternel débat entre le bien et le mal, entre la laid et le magnifique j’ai toujours trouvé surprenant le rôle prépondérant que jouait la dignité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si je me souviens bien, cette photo prise en 2015 montre Richard quelques jours à peine avant l’affaire qui nous préoccupe aujourd’hui. Tout au plus une semaine si j’en crois sa tenue vestimentaire et ses écouteurs répétant inlassablement les consignes.</p>



<span id="more-23290"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Enfant, j’avais une vision très british de la dignité. La majordome de mon oncle du Sussex était un vieux monsieur courbé qui s’efforçait de maintenir une verticalité nécessaire à sa tâche. «&nbsp;Toujours très digne&nbsp;», répétait mon père quand nous quittions le manoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se peut qu’à cet âge-là, ma perception fut tronquée et imparfaitement complétée par des interprétations enfantines, mais je crois me souvenir très clairement du regard que me portait ce monsieur, le même que Richard sur cette photo. Un regard qui commandait le respect à autrui. Bien avant que je ne comprenne les codes sociaux implicites de la civilisation britannique, ce majordome était pour moi l’égal de mon oncle ou de mon père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est que des mois plus tard, alors qu’il comparaissait devant les juges pour le crime que l’on connait que Richard s’est levé et a cité ces vers de Lamartine «&nbsp;Qu’est-ce donc que mourir&nbsp;? Briser ce nœud infâme, Cet adultère hymen de la terre avec l’âme&nbsp;». Parmi ses accusateurs, peu connaissaient ce poème relatant la mort de Socrate. Richard s’est rassis, digne, face à l’incompréhension du tribunal et sous les sifflements, ces crachats sonores qui l’assaillaient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La beauté peut-elle émerger des bas-fonds ? Quand je repense au procès, je me plais à imaginer une plaidoirie où tous les participants auraient la même dignité que Richard. La justice serait-elle mieux servie ? Je ne peux répondre à cette question. Mais l’Homme, dans tout ce qu’il a de plus noble et de plus élevé, gagnerait en crédibilité et en intelligence. Vous me demandez, madame K,&nbsp;&nbsp;ce qui distingue l’Homme de l’animal ? Ce n’est pas le rire, ni la position debout, ni l’usage d’outils. C’est bien la conscience de notre valeur qui rend, aux pauvres primates que nous sommes, leur dignité.&nbsp; </p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme promis, je vous laisse cette photo. J’espère qu’elle vous aidera à vous souvenir de Richard, tel qu’il était, en héros grec, en majordome anglais ou en disciple de Kant&nbsp;; en somme, comme une fin en soi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mes hommages, chère K.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cloud </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Métro
parisien. Ligne 12. 8h15.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-dessus de
moi un panneau horizontal attire mon regard :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;RATP.
Le printemps des poètes.&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;O
temps&nbsp;! suspends ton vol, et vous, heures propices&nbsp;! </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Suspendez
votre cours&nbsp;:</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Laissez-
nous savourer ces rapides délices</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Des plus
beaux de nos jours&nbsp;!»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;A
de Lamartine (1790-1869)&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Facile à
écrire quand on est poète à roucouler tranquillement sur le lac du Bourget,
blotti contre l’épaule d’Elvire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le
métro, c’est quand même autre chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Compressé
contre des gens inconnus, le nez ankylosé par des effluves de chemises
inchangées depuis une huitaine, et les oreilles agressées par le grésillement
des écouteurs, je n’ai pas l’âme à écrire des vers. D&rsquo;ailleurs, à voir les
traits tirés des visages las, accentués par l’éclairage blafard, je doute que
quiconque ici ait l’humeur à taquiner l’alexandrin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une voix
synthétique annonce la station suivante. Je me risque&nbsp;: «&nbsp;Vous
descendez à la prochaine&nbsp;?&nbsp;». Le jeune devant moi, le blouson de
marque et la casquette à l’envers, me regarde, détache son casque d’une
oreille. Je réitère ma demande. Il se dirige alors promptement vers la sortie,
les doigts décrivant des moulinets. Il improvise à haute voix, un large sourire
aux lèvres :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Je sors à Botzaris</em><br><em>Retrouver Anaïs,</em><br><em>J&rsquo;y replierai mes ailes</em><br><em>Pour lui rester fidèle.</em><br><em>Si je change à Pigalle</em><br><em>C’est pour trouver des fleurs</em><br><em>Et taguer de pétales</em><br><em>Les murmures de son cœur.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est indéniablement le Printemps des Poètes à la RATP…</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Anne-Marie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Hommage à Robert D.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon départ approchait, j’allais
ainsi tourner une page sur mon vécu de parisienne. </p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai aimé Paris, j’aime Paris.
Mes rêves d’enfant et d’adolescente se déroulaient toujours dans cette ville de
mille attraits. Au fil du temps, ma fascination pour la capitale demeure intacte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de m’envoler vers d’autres
horizons, j’avais décidé de mettre à profit cette dernière semaine pour
arpenter une dernière fois le pavé parisien et les arcanes de cette ville. Mes
sentiments oscillaient entre nostalgie et désir d’aller de l’avant en
m’arrachant à mon enracinement d’insatiable parisienne. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En photographe amateur, le nez en
l’air, je capturais des images au hasard de mes déambulations. Depuis Robert
Doisneau, le droit à l’image en a pris un «&nbsp;sérieux &nbsp;coup&nbsp;». Quoique…&nbsp;? A l’air des
smartphones, des réseaux sociaux, nous sommes abreuvés de visuels. La vidéo, la
photographie prend le pas parfois sur l’écrit. Mais, que serait l’image sans
les mots&nbsp;? Il y a quelques mois, j’ai fait l’acquisition d’un appareil
photo de petit format pour réaliser en toute discrétion quelques clichés au
hasard de mes «&nbsp;<em>bagnaudages</em>&nbsp;».
Je ressens un réel bonheur à immortaliser en un quart de seconde l’éphémère
d’un instant. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon grand jeu résidait à
scénariser ce que j’entrevoyais. Là, une ombre, silhouette de femme à sa fenêtre,
téléphone vissé à l’oreille et, ce faisant, j’imaginais tout un dialogue.&nbsp; </p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que je déteste emprunter le
Métropolitain, il demeure incontournable pour traverser Paris d’Ouest en Est et
du Sud au Nord. Ce jour-là, je me fis violence et descendis dans les entrailles
de la terre pour m’engouffrer dans une rame. Les portes s’ouvrirent sans que je
fasse un pas. Un grand à moustache dégingandé, oreillettes fichées dans ses
oreilles se tenait devant les portes. Je saisis mon appareil « pocket »
et l’ajustait à mon œil. Instantanément, j’eus l’envie irrépressible de
capturer ce visage. Au milieu de ces gens serrés les uns contre les autres, cet
homme se distinguait. Son regard était à la fois perdu, interrogatif, avec une
légère lueur d’amusement. Quelle musique écoutait-il&nbsp;? Brahms, Mozart, du
Jazz, du Rapp ou se familiarisait-il avec une langue étrangère. Les portes se
refermèrent. Je pris le métro suivant. Mais, voilà, cette histoire somme toute
très banale et qui ne peut intéresser nul autre que moi, vous en conviendrez
aisément ne s’arrêta pas sur la fermeture automatique des portes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout à fait inopinément, j’ai
croisé à nouveau mon escogriffe à la moustache sur un quai. Il s’approcha et
m’interrogea avec la courtoisie digne d’un anglais sur mes intentions
photographiques.&nbsp; Très naturellement, je dévoilais
à cet inconnu mon admiration pour l’œuvre de Robert Doisneau et l’intérêt de se
faire le témoin d’une époque à travers la photographie de rue. Je lui appris
qu’un premier avril cet artiste éminent avait quitté le monde des vivants.
Chaque jour, appareil en bandoulière, des photographes «&nbsp;en herbe&nbsp;»
ne se lassent pas, avec jubilation, d’engranger le souvenir de tous ces moments
de vie et d’en préserver leur rareté. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous continuâmes ainsi à
disserter de concert. Nous remontâmes à la surface pour nous installer à la
terrasse d’un café bien parisien. Nous partageâmes quelques-uns de nos goûts
pour la musique, son mentor&nbsp;: «&nbsp;John Coltrane&nbsp;». C’est avec des
vibratos de saxophone plein la tête que je le quittais. Cette &nbsp;brève rencontre tout à fait fortuite enchanta
ma journée. Nous nous revîmes mais le charme de notre première rencontre
s’était dissipé. Le bonheur est fait d’instants, ne les laissons pas filer. </p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Iza</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Arlo monta dans le wagon bondé (il se demandait pourquoi les gens décidément travaillaient tous systématiquement le matin alors qu&rsquo;on était passé à une semaine de quinze heures de travail hebdomadaire&#8230;la force de l&rsquo;habitude sans doute), la tête dans le brouillard voire ailleurs. Machinalement et pour faire genre « je ne fais pas comme les autres », il lança un regard désabusé sur le côté et&#8230; « ça y est, encore un ». Il fixa l&rsquo;homme sur le quai&#8230; le tryclope comme il les appelait. Une créature vêtue d&rsquo;un imper noir, à la silhouette longiligne, de grosses lunettes d&rsquo;aviateur rondes et sombres qui noyaient son visage et un étrange rectangle lui surmontant la tête. Le Nosferatu 2.0 semblait le fixer et Arlo se mit à ressentir comme de la glace couler le long de son dos. Car ce n&rsquo;était pas la première fois. Juste avant que les portes ne se ferment, il interpella son voisin : « Vous l&rsquo;avez vu ? Qui ça ? Ben cet homme en noir ? » L&rsquo;autre le regarda comme s&rsquo;il était fou. Même si ce terme n&rsquo;existait plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car dans la nouvelle société, tous étaient traités avec bienveillance et ce qui auparavant était considéré comme des tares (homosexualité, couleur de peau, troubles psychiques&#8230;) était désormais reconnu, accepté et intégré. Chacun bénéficiait d&rsquo;un emploi stable et rémunéré au même montant. L&rsquo;ouvrier gagnait comme le médecin. Ceux qui recevaient des plus-values (artistes, chefs d&rsquo;entreprise) reversaient le tout dans un genre de pot commun destiné aux grand travaux ou aux urgences. Tous étaient soignés, quel que soit le coût des soins. Plus de prisons car plus de crimes, tous possédant en équivalence les mêmes biens, le mariage avait été banni. La pollution diminuait grandement puisque finie la société de consommation, finis l&rsquo;élevage et l&rsquo;industrialisation forcenés et de plus une natalité en baisse. Pour les décisions politiques, des comités locaux composés de volontaires spécialisés se réunissaient, faisaient remonter leurs décisions au niveau régional, etc&#8230; Enfin les GENS gouvernaient. Donc tout allait bien dans le meilleur des mondes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arlo sortit du bureau à 13 h et tomba nez à nez avec un tryclope qui le fixa et le suivit. Le rectangle qu&rsquo;il avait au dessus de la tête lui évoqua des souvenirs. Mais il ne put trop y réfléchir car il vit un&#8230; deux&#8230; trois&#8230; autres tryclopes dans la rue. Et le pire c&rsquo;est qu&rsquo;il semblait le seul à les remarquer. Arlo fonça chez lui et intrigué par ce qui lui était revenu en mémoire, il commença à faire des recherches sur le net. Et là, il trouva&#8230; le rectangle était ce qu&rsquo;on appelait une GoPr&#8230; et l&rsquo;écran de son ordinateur devint noir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Encore un qui les a vus&#8230; </p>



<p class="wp-block-paragraph">-Encore ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">-Oui&#8230;Il en reste donc qui ne croient pas dans le nouveau système élaboré par le Leader. </p>



<p class="wp-block-paragraph">-Que veulent-ils de plus ? Ils ont tout. </p>



<p class="wp-block-paragraph">-Il faut croire que ce n&rsquo;est pas encore assez&#8230; </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci
à Aymeric Caron pour l&rsquo;inspiration des idées utopistes</em></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Caroline </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">

La ligne 1:<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; C’était une journée ordinaire. Comme tous les lundis je m’engouffrais dans le métro station Gare Lille Flandres&nbsp;. J’étais comme toutes les personnes autour de moi, marchant d’un pas rapide, les yeux rivés sur mon téléphone ou sur le sol. Personne ne me remarquait et cela me convenait parfaitement. J’étais satisfait de me fondre complètement dans la masse. J’avoue que j’aurais bien aimé qu’une personne me remarque&nbsp;: la petite vendeuse du &nbsp;Café Croissant&nbsp; . Elle s’appelait Julie. Toutes les semaines je me disais que j’allais l’aborder mais tout ce qui sortait de ma bouche c’était «&nbsp;un petit pain et un expresso s’il vous plaît&nbsp;» Ce matin ce fut la même chose .Après avoir avalé mon pain au chocolat et bu mon café je me décidais à me diriger vers la ligne 1 et c’est à cet instant que tout est arrivé. Si je ne l’avait pas vécu je n’aurai jamais cru un tel événement possible . J’avançais, donc, vers la ligne 1 quand un homme me heurta. Cette bousculade aurait pu être anodine si pour moi le temps ne s’était pas arrêté à ce moment là. Le monde se para de noir et de blanc,les gens autour de moi continuaient d’avancer comme si ils n’avaient ps conscience de ce qui se passait. Je voulu arrêter une personne afin de comprendre ce qu’il se passait. J’en accostait une au hasard mais elle n’eût aucune réaction . Je me mit à parler plus fort, toujours rien. N’aimant pas me f aire ignorer et sentant la peur monter je lui saisit le bras. Ma main traversa alors littéralement son bras. Le vertige me prit . Je pensais que ce la ne pouvait être pire mais je me trompait…</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Eh, oh c’est bon mec,on la connaît ton histoire. Tu pensais que cela ne pouvait être pire mais c’est à ce moment que tu t’es vu. Enfin, tu a vu un jumeau, un clone ou je ne sais quoi d’autre. Ton double était aussi en noir et blanc, son manteau était tâché de sang. Alors tu t’es suivi jusqu’au …</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Et je me suis suivi, jusqu’au métro où je me suis vu monté dans la rame et là…</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Là, trou noir. Tu ne sais plus ce qu’il s’est passé après cela. Ben,je vais te le dire moi&nbsp;.Ensuite,tu t&nbsp;‘es réveillé dans un hôpital menotté à un lit. Puis, il y a eu ton procès auquel tu n’as rien capté et tu t’es retrouvé ici avec nus mon gars. Si je peux me permettre on en peut plus de cette histoire d’amnésie. Ce jour-là tu as pété un câble, après le énième refus de la nana du &nbsp;Café Croissant&nbsp; …</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Stop,on s’arrête là Hector&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Quoi? Ben non,docteur,il faut bien lui dire à ce petit gars ce qui est arrivé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; J’ai dit stop, on arrête là. La séance est de toute façon terminée.&nbsp;La prochaine fois,on évoquera l’histoire de notre nouvel arrivant&nbsp;: Georges.&nbsp;À&nbsp;jeudi messieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des patients regagnèrent leurs chambres ou la salle commune. Seul Luc était resté assis sur sa chaise essayant de se rappeler ce qui avait bien pu se passer avec Julie. Pourquoi Hector en savait-il autant&nbsp;? De quel procès parlait-il&nbsp;? Luc ne se souvenait pas avoir assisté à un procès,encore moins le sien. D’ailleurs,il n’avait jamais rien fait de répréhensible, Hector devait se tromper.&nbsp;À&nbsp;moins que… Ça y est, Luc se souvenait enfin&nbsp;! C’était une journée ordinaire&#8230;</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nady </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il parait que l’amour dure 3 ans. Vous y croyez vous&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Flashback… Même jour, même heure, même lieu, il y a 3 petites années. Ils se quittaient sur ce même quai après s’être rencontrés pour la première fois en vrai après 2 semaines d’échanges virtuels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il était pressé de la découvrir, de la toucher, elle s’était apprêtée pour ce rendez-vous et avait hâte de discuter de vive voix. Ils s’étaient appelés sur les derniers jours mais échanger pour de vrai avait une toute autre dimension. Le jour était donc arrivé&nbsp;; ils s’étaient retrouvés dans un charmant petit bistrot de la capitale, non loin de cette station de métro à la fourche de leurs 2 directions. Le café s’est prolongé jusqu’à l’apéro, puis le dîner fut une évidence tellement ils avaient de choses à se raconter, un bref résumé de leur passé, leurs projets et tout le monde à refaire dans une belle synchronicité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur histoire a ensuite commencé le jour d’après où il s’échangèrent leur premier baiser sur un banc public. Elle se souvenait de cet au revoir le premier soir, sur ce quai. C’était elle qui était monté en premier, il avait eu l’élégance d’attendre son métro à elle. Elle n’oubliera jamais son regard toujours bienveillant, puis amoureux chaque fois qu’ils se séparaient soit sur ce quai ou à l’entrée de chacun de leur appartement les lendemains de nuits torrides. A chaque fois il y avait cette envie irrésistible de vite se retrouver. Ils n’ont jamais eu idée d’emménager ensemble, vivre chacun de leur côté leur plaisait et leurs nombreuses retrouvailles n’en étaient que meilleures, échappant ainsi aux habitudes du quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, 3 ans après, ils se sont revus, dans un café du même quartier de cette station, sans faire exprès. C’est elle qui lui avait proposé de se poser autour d’un verre&nbsp;; leurs vies étaient devenues comme deux véritables tourbillons qui n’arrivaient plus à se croiser. Et comme dans une série B, ils se retrouvaient là tous les deux mauvais, ne sachant pas par quoi commencer. Alors elle a osé débuter, après tout elle savait, elle, pourquoi leur chemin avait du mal à se croiser et il était maintenant temps de s’expliquer. Il aurait été plus simple peut être de laisser couler, de s’en aller comme tout avait commencé, rapidement, sans faire de bruit et arrivé un moment le silence fait oublier le passé et on continue d’avancer… Mais ces deux là avaient toujours montré l’un envers l’autre beaucoup de sincérité, comme une certaine loyauté même, devant la Vérité alors ça n’allait pas être le moment de flancher à cette immense qualité&nbsp;! Se quitter ok mais le faire proprement, n’est ce pas cela la clé d’une vie apaisée&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le temps a passé, ils ont discuté. Ça n’a pas duré une éternité cette fois ci et dès le deuxième verre avalé, il a tout réglé et ils décidèrent de rentrer, chacun de leur côté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils se retrouvèrent sur ce même quai qu’ils avaient si souvent piétiné. Ce jour là, leurs pas semblaient plus lourds même si le fait d’avoir parlé pour de vrai leur avait apporté beaucoup de légèreté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la première fois, il prétexta une course urgente et s’excusa de devoir filer rapidement. Ça tombait bien, c’est son wagon qui arrivait. Il l’embrassa sur ses deux joues, remit ses écouteurs et se faufila dans la foule bien présente ce soir de match. Elle restait là sur le quai, commençant son deuil de la fin de cette histoire qu’elle avait beaucoup aimé mais qui en fait ne lui correspondait plus. Elle était presque soulagée que tout se soit aussi bien passé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son regard à lui semblait plus découragé, il n’était pas vraiment prêt à un adieu à cet amour qui avait du mal à se ramifier mais qui connut l’intensité des moments présents. Pas toujours évident d’être prêts en même temps quand il s’agit de s’aimer ou de se quitter… Mais laissons du temps au temps, et peut être qu’un jour ils se retrouveront dans une très belle amitié, c’est le plus beau cadeau qu’on puisse leur souhaiter car leurs relations s’étaient bâties dans du vrai.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Corbac </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>(Bordel bordel…il m’a grillé. Je
suis repéré. Je n’ai pas beaucoup de temps pour agir. Faut que je prenne ma
décision maintenant. Bientôt les portes vont se fermer. Ou je saute dedans, ou
je le laisse partir ou j’essaie de le dégommer. Là, dans la foule. J’ai intérêt
à ne pas le louper. Si je me plante il va faire un carnage. Je sais ce qu’il
porte autour du ventre, là sous son manteau. Putain avec sa gueule d’ange, son
style beau gosse bcbg il convaincrait un&nbsp;
flic de sa bonne foi sans avoir à sortir sa CNI.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Il sait que je sais qu’il sait que
je sais&nbsp;!</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Il m’a repéré dès que j’ai commencé
à le suivre. D’abord le reflet dans la vitre du boulanger, j’étais de l’autre
côté de la rue, quand j’ai ouvert la portière de la voiture, il a déjà tiqué. Mais
ça s’est pas vu, il s’est contenté de s’arrêter quelques secondes et de
regarder cet étalage de pâtisserie offert aux appétits goulus des français et
autres touristes. Puis il a repris la route. Sans se presser. A ce moment-là je
croyais encore qu’il ne m’avait pas repéré, qu’il n’avait pas percuté. Mais
quand quelque centaine de mètres plus loin, il s’est brusquement arrêté et
s’est retourné pour m’interpeller pour me demander avec humour si j’avais du
feu, j’ai su que ça allait partir en cacahuète. Il se savait suivi et m’avait
grave grillé. Qu’est-ce que je pouvais faire&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Rien si ce n’est ne pas le lâcher,
lui coller au cul comme une merde… Bon dieu ce type était fou, totalement
cinglé et n’en avait rien à foutre des autres. Son coup il le préparait depuis
un moment. On l’avait repéré suite à la «&nbsp;disparition&nbsp;» de sa copine,
celle qui l’avait largué quelques semaines plus tard et qui lors d’un déplacement
en région lilloise n’était jamais arrivée…ni revenue. Mais nulle part on
n’avait trouvé de traces, ni d’indices.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>C’est la sœur de son ex qui nous
avait alertés, nous faisant lire les screen-shot échangés entre eux, nous
disant qu’il n’avait pas supporté la rupture, qu’il avait parfois tendance à
s’emporter et qu’elle ne croyait pas à la version de la «&nbsp;fugue&nbsp;»
amoureuse de sa sœur, que si celle-ci avait vraiment eu un amant elle aurait
été au courant…elles n’étaient pas jumelles pour rien, qu’elles avaient des
«&nbsp;liens&nbsp;».On l’a convoqué ce petit dir-com d’une boite de fringues de
luxe anglaise, on l’a interrogé et cuisiné mais que dalle…Il n’a rien lâché, il
a pas flanché…mais y avait un truc…</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Alors quand la jumelle de son ex a
été agressée à l’acide, que des collègues ont été menacés voire agressés le
soir, j’ai senti le coup foireux.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Je sais pas pourquoi, mais je le
sentais pas ce beau gosse de bonne famille pèté de thunes et à la réussite sans
tâche. Impossible de fournir une seule preuve à un juge alors j’ai fait part de
mes doutes au patron et celui-ci m’a dit que tant que je dépassais pas les
bornes je pouvais prendre sur mon temps. J’ai dit ok et depuis six semaines dès
que j’ai fini mes heures, je lui colle au cul le mec. Je sais que j’ai été trop
loin, que je n’aurais pas dû fracturer la porte de son appart mais putain
j’avais raison…le gars il crêve d’amour et de culpabilité. Partout, sur chaque
mur, y des photos de son amour mort, de sa jumelle, des photos des parents, des
collègues et des amis…ceux qui ont commencé à disparaitre…</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Et puis et puis son ordinateur, les
recherches effectuées, la ceinture, les explosifs amateurs qu’il a
fabriqué…mais je peux rien faire, j’ai outrepassé mes prérogatives.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Et maintenant je suis là, comme un
con, le regardant me défier de son regard de chien battu, dans la rame du
métro, un jeudi soir, à 18h45, sachant que probablement il va passer à l’acte,
parce que par amour il n’a plus rien à perdre, que sa vie est finie, qu’il l’a
tuée, qu’il les a frappé et qu’il est rongé par la culpabilité.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>On se regarde. Il sait. Je sais.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Mais je ne sais pas quoi faire….</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Alors je laisse les portes se fermer et je regarde la rame s’éloigner…</em></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Kroum </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un métro bondé<br>pour un départ imminent<br>vers plusieurs contrées<br>n’est pas des plus plaisants.<br>Tenter d’imaginer<br>pendant ces minutes oppressantes<br>un ailleurs ensoleillé,<br>une campagne apaisante<br>où l’espace serait illimité.<br>Toutes ces têtes en direction de la sortie<br>ou peut être est-ce l’entrée<br>pour un moment maudit<br>où promiscuité rime avec corps étrangers<br>le temps d’un voyage qui semble infini.<br>Encore quelques stations<br>et le supplice sera terminé<br>quand l’expression «&nbsp;lointaine banlieue&nbsp;» sonnera comme une libération.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mijo </strong><br>Un peu de douceur dans ce monde de bruts…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Touts les matins,elle prend le métro pour aller au boulot. Elle descend tous les matins, à la même heure,  à la même station, six jours sur sept, pour aller bosser dans un petit bureau où elle n’est qu’un numéro. Elle avait réussi un concours administratif.Elle venait de Province. Elle se languissait de sa campagne, de ses montagnes, de ses parents…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis quelques temps, son cœur s’est mis à battre un peu plus vite, depuis qu’elle l’a vu. Ce beau jeune homme, grand blond. Il est toujours ailleurs, ses écouteurs diffusant de la musique pour ne pas entendre le bruit des rames, le brouhaha des gens. Il se protège comme il peut de la proximité et des odeurs. Il a hâte de finir ses études. Il a prolongé ses études pour faire plaisir à ces parents. Mais lui ne rêve que d’un vie simple et de nature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis tous les matins, elle attend de
le voir… Comment l’aborder, lui parler… Elle n’osera jamais …</p>



<p class="wp-block-paragraph">Eh puis, ce jour-là, Cupidon a
frappé&nbsp;! Leurs regards se sont croisés et ne se sont plus
quittés. Il est redescendu de ce wagon et s’est approché…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, ils vivent pas très loin de ses parents à Noémie. Ils ont créé leur élevage de chèvres. Ils vivent, certes de peu, mais dans la campagne aux creux des montagnes &#8230;Loin de la frénésie des villes, de la pollution, de la violence….</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hermione</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">– Tu ne penses pas que c’est tout à fait ridicule&nbsp;?!Ils marchaient d’un pas vif, côte à côte.<br>– Non, pas du tout. Sinon tu imagines bien que je n’aurais pas choisi de le faire. Répliqua le plus jeune des deux.Son père se lança alors dans un long discours que le jeune homme entendit sans se laisser atteindre par les mots. M.Dupupet avait passé une seule soirée chez son fils, et heureusement pour eux, ils ne se verraient plus avant plusieurs mois&nbsp;!Ce ne fut que dix minutes plus tard, au bas des escalators qui conduisaient à la station de métro, que M. Dupupet s’interrompit.<br>– Eh bien, Marcel&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Celui-ci n’ouvrit pas la bouche. Il connaissait très bien son père. Qu’il acceptât s’être trompé ou qu’il continuât de protester, son père se remettrait à discourir. Il opta donc pour la troisième solution&nbsp;: ne rien dire.Il fit bien car le métro arrivait, et son silence orienta l’attention de M. Dupupet uniquement sur le train. Il enfila son manteau noir, vérifia en mettant une main sur son visage que ses lunettes y étaient toujours, avant de se tourner vers son fils. Le métro s’immobilisa.Le père espérait que son fils s’excuserait, et le fils le savait bien. Seulement, il savait aussi que ce n’était pas lui qui se trompait dans cette histoire. Il ignora donc le visage furieux de son père. Lequel s’engouffra dans le métro en lui tournant le dos, son visage tourné vers l’avant du véhicule, comme s’il pouvait déjà apercevoir sa destination.«&nbsp;Qu’il est ridicule&nbsp;». Songea Marcel. Il remarqua alors un homme, debout dans le véhicule à côté de son père. Il le regardait, des écouteurs sur les oreilles, l’air à la fois fatigué et aimable. Marcel pensa qu’il avait dû comprendre qu’il ne s’entendait pas avec son père. Tout à coup, l’homme du métro détourna les yeux et Marcel eut l’impression de l’avoir déjà croisé.Alors qu’il réfléchissait, M. Dupupet, qui lui tournait toujours le dos, finissait par admettre qu’il avait peut-être été un peu sévère avec son fils. Il résolut de s’excuser, mais il détestait faire le premier geste dans ce genre de situations. Il trouvait cela extrêmement gênant.Les portes se refermèrent et Marcel reconnut l’homme. C’était Brandon Brevet, un camarade de classe de 4<sup>e&nbsp;</sup>! Maintenant, ce visage était parfaitement reconnaissable. Il ne quitta pas des yeux Brandon alors que le train s’éloignait. Marcel espérait qu’il avait été reconnu.Quant à son père, il s’était retourné vers son fils, mais celui-ci ne l’avait pas vu faire de grands signes de la main . Furieux, M. Dupupet avait conclu qu’il ne servait à rien de faire ses excuses si on ne prenait même pas la peine de les remarquer.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Apolline </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je le reconnais, en fait je l’ai
reconnu tout de suite, dès que le visage est apparu sur le haut de la photo, ça
a fait tilt&nbsp;! Mais qu’est ce qu’il fait là, dans le métro, à 500 km de chez lui&nbsp;?
Avec cet air buté en plus et cette barbe inhabituelle, la bouche pincée sous la
moustache effilée et le regard direct sur moi, les yeux dans les yeux&nbsp;! </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a l’air en colère, le cheveu
en épi savamment orchestré et les écouteurs aux oreilles. La veste froissée
n’allait pas se dégriser dans cette rame bondée. On sentirait presque les
effluves de sueur, de parfums bon marché, décolorés par les dernières 24 heures
et l’odeur de la promiscuité de retour de boulot. Qu’est ce qu’il a dans la
tête&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au lieu de noyer le poisson ou
plutôt la poissonne comme l’autre jour dans la salle des profs, il aurait pu
dire que finalement, il était parti s’aérer les méninges quelques temps dans la
capitale au lieu de faire croire à ses élèves et au pro qu’il partait en stage
de remise à niveau en anglais et en domotique – enseignant BTS oblige &#8211; en
insistant en plus que c’était à ses frais. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne se doutait pas qu’un
objectif clandestin risquait de le rattraper, de le piéger, de le trahir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ou alors c’est que la scène qui
se déroule sur le quai à ce moment là, scotche tellement tous les passagers que
lui aussi, a oublié où il est et ce qu’il y fait. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ou alors, il se fout totalement
de qui le voit, qui le reconnaît et de la suite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ou alors, il a décidé, basta, de
s’évader définitivement et de fuir sa ville, les contraintes, la pression
familiale ou amoureuse, les copies à corriger, les conseils à préparer et
les…collègues chafouins, bourrés de frustrations, accumulateurs de plaintes en
tous genres en attendant leurs…vacances&nbsp;! </p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si la petite Eva, arrivée
depuis peu, encore innocente et naïve, aurait pu le retenir légèrement par son
enthousiasme tout neuf et surtout par sa grâce juvénile…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le hors champ d’une photo est
toujours intriguant. Déborder du cadre et imaginer, quelle jouissance&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un bruit insolite et énorme qui
fait tourner les têtes avant la fermeture automatique&nbsp;? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le passage incongru d’un fauve
apprivoisé, échappé du zoo&nbsp;? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux amoureux dont les lèvres
avides ne décollent pas, seuls au monde&nbsp;et oublieux du contexte ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un poivrot aviné – oh le beau
pléonasme&nbsp;! – qui fouine dans sa musette en injuriant son public&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ou tout simplement un photographe
en crise photo qui collectionne les portraits volés et les scènes de rue en
activant son déclencheur en rafale…</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="wp-block-paragraph">Les textes écrits sur d&rsquo;autres blogs : </p>



<pre class="wp-block-preformatted"><iframe src="https://docs.google.com/spreadsheets/d/e/2PACX-1vQqxXFk36FclQENVx4pSzkfS8HJ9H1BSedgtdg7m7FCkw-NbDG__2zAH8dvj1ru-SxCB5J1zj-u-fY4/pubhtml?gid=672589148&amp;single=true&amp;widget=true&amp;headers=false" width="400" height="550"><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span><span style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" data-mce-type="bookmark" class="mce_SELRES_start">﻿</span><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span>&gt;<span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span>&gt;&gt;&gt;>></iframe></pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://alexandrakoszelyk.com/laissez-moi-vous-parler-de-richard-ecriture/23290/">Laissez-moi vous parler de Richard &#8211; Ecriture</a> est apparu en premier sur <a href="https://alexandrakoszelyk.com">Alexandra Koszelyk</a>.</p>
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