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	<title>Archives des Vercors - Alexandra Koszelyk</title>
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	<title>Archives des Vercors - Alexandra Koszelyk</title>
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		<title>Partition pour un lord ♫ Atelier d&#8217;écriture</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Koszelyk]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jan 2017 03:08:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[# Parfois j'écris ...]]></category>
		<category><![CDATA[Atelier d’écriture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Oui, c’est là qu’il faut aller respirer, rêver et allonger les heures par l’infini des sensations. Un musicien a écrit l’Invitation à la valse ; quel est celui qui composera [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_18544" style="width: 970px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-18544" class="size-full wp-image-18544" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2017/01/valentine-goby-paysage.jpg" alt="" width="960" height="540" /><p id="caption-attachment-18544" class="wp-caption-text">Photo de Valentine Goby ©</p></div>
<blockquote><p><em><strong>Oui, c’est là qu’il faut aller respirer, rêver et allonger les heures par l’infini des sensations. Un musicien a écrit </strong></em><strong>l’Invitation à la valse</strong><em><strong> ; quel est celui qui composera l’Invitation au voyage, qu’on puisse offrir à la femme aimée, à la sœur d’élection ?</strong></em></p>
<p><em><strong>Oui, c’est dans cette atmosphère qu’il ferait bon vivre, — là-bas, où les heures plus lentes contiennent plus de pensées, où les horloges sonnent le bonheur avec une plus profonde et plus significative solennité.</strong></em></p>
<p><em><strong>Baudelaire, « L&rsquo;invitation au voyage », in </strong></em><strong>Petits poèmes en prose</strong></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Tu dors encore, là, à mes côtés, <em>maestoso</em>, du repos du guerrier. Je pourrais te réveiller en m&rsquo;approchant de ton dos et t&rsquo;envelopper du ruban de mes jambes. Mais je ne bouge pas <em>ritenuto</em>. Le rideau joue <em>a piacere</em> avec la lumière de l&rsquo;aube et lui laisse se frayer une venelle. Je te regarde alors,  <em>teneramente</em>, ton visage détendu et apaisé, j&rsquo;imagine tes rêves, un doux sourire sur mon visage <em>spinato</em>. Mes yeux se posent alors sur ton muscle pectoral gauche qui monte et descend <em>tranquillo.</em><span id="more-18588"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Pianissimo</em> je ramasse sur le parquet chaud ta chemise et m&rsquo;en drape, nos odeurs se mélangent alors comme cette nuit <em>legatissimo</em>. J&rsquo;aime la musique de notre histoire, son tempo et son intensité <em>ad libitum &#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans la cuisine, le carrelage froid surprend mes pas, pour un peu je retournerais sous les draps avec toi, mais mon regard est attiré comme un aimant vers l&rsquo;extérieur. La beauté de la scène, un tableau dont les brumes me rappellent mon Huang Shan. Là dialoguent les synesthésies. Mer de nuages bleutée, rosée à la fumée pourpre, le spectacle est total et change au gré du vent et du soleil levant.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà la beauté des choses du monde. Ma partition pour un lord, ton souffle chaud et apaisé d&rsquo;un bel endormi, et la nature qui s&rsquo;éveille et offre un tableau vivant. Que demander d&rsquo;autre, là est le doux pays de Cocagne &#8230;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Ce sont encore mes pensées enrichies qui reviennent de l’infini vers toi.</em></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Leil ©, le dimanche 22 janvier 2017</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le texte d&rsquo;Anselme</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">Tu me regardes et je feins de dormir.</p>
<div style="text-align: justify;">Je repense à cette nuit blanche et à tes dessous noirs, nos silences contemplatifs, ta cadence sensuelle rythmée par notre passion, le mouvement de ton bassin au diapason avec la partition que tu me jouais.</div>
<div style="text-align: justify;">Tout en nuance, parfois grave, parfois aigu, le vibrato de nos corps a longtemps résonné dans ma maison, dans la montagne verte.</div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;">Ce matin tu te lèves sans bruit. Tu t&rsquo;enveloppes dans ma chemise et regardes par la grande baie vitrée. La brume, les couleurs, la mélancolie de l&rsquo;hiver. Voilà des choses anodines dont tu arrives à extraire la substantifique beauté. Tout t&rsquo;émerveille. Bientôt, tu vas revenir te blottir contre moi et me susurrer : « tu as vu cette chaise blanche dehors, n&rsquo;est ce pas merveilleux ? ».</div>
<div style="text-align: justify;">Alors, citant Li Po, je te répondrai :</div>
<div style="text-align: justify;">« On me demande pour quelle raison j&rsquo;habite la montagne verte.</div>
<div style="text-align: justify;">Je souris alors sans répondre, le coeur spontanément en paix.</div>
<div style="text-align: justify;">Les fleurs de pêchers s&rsquo;éloignent ainsi au fil de l&rsquo;eau</div>
<div style="text-align: justify;">Il est un autre Ciel, une autre Terre que parmi les êtres. »</div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;">Reviens vers moi <em>pianissimo</em>.</div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p><strong>Le texte d&rsquo;Adèle</strong> :</p>
<p><strong>Le passage</strong></p>
<p>De cette aventure qui a duré près de deux mois, des centaines de photos que j’ai prises, c’est celle-ci qui pour moi est la plus belle, la plus vraie. C’est le petit matin, et je suis là, debout, attentive à ce qui m’entoure, présente au monde comme jamais. Il fait frais, presque froid, et l’humidité, qui remonte le long de mes jambes nues, serait presque désagréable, s’il n’y avait la promesse d’une belle journée. La certitude de la douceur à venir, suivie de la chaleur de l’après-midi, me fait apprécier la morsure aux doigts de la fraicheur de l’aube.</p>
<p>Les muscles sont raidis par l’effort des jours précédents, j’en sens chaque fibre, des mollets à la nuque, tel l’écorché d’une planche de biologie. Tant de muscles pour se lever et marcher, tant de vertèbres pour se tenir droit, et au-dessus, le cerveau pour se garder en équilibre.</p>
<p>Cette nuit, le sommeil, dans l’auberge, a été bref, troublé par les bruits des voisins de dortoir. Une heure déjà que je me tourne et retourne dans le lit. Mes affaires fourrées au fond de mon sac, je me glisse sans bruit au dehors, les pieds nus sur les dalles du jardin. La nuit  rechigne à relâcher son emprise sur le monde. J’enfile mes vêtements secs, mes sandales, j’accroche en travers du sac mon T-shirt lavé la veille, pour qu’il sèche en route. Je passe mon paquetage sur mes épaules, avec aisance, calant le sac de couchage au creux de mes reins. En une semaine, j’ai apprivoisé le geste. Je jette un coup d’œil au jardin.</p>
<p>En deçà de la clôture, une chaise en plastique attend une âme rêveuse. Au-delà s’étend une vaste vallée pyrénéenne. Pudique, secrète, elle se nappe d’une brume épaisse, iridescente, qui en masque le fond et fait imaginer des ravins et des gouffres. Plus tard dans la journée, le soleil écrasera les reliefs, mais pour l’heure, la lumière à peine naissante magnifie les creux et les bosses de la Terre et me renvoie à mes propres écorchures.</p>
<p>Si je veux, je peux plonger dans la vallée, en suivant ce chemin, ou peut-être l’autre là-bas, au risque de me perdre. Je peux aussi attendre le réveil des autres marcheurs et les suivre, comme les autres matins. Je peux choisir de me faire confiance, ou pas.</p>
<p>J’ai passé la nuit à revoir le chemin parcouru, dans l’espace et dans le temps. Trois ans, deux mois, une semaine.</p>
<p>Trois ans depuis ta mort, deux mois que cette amie m’a convaincue de ce projet fou, une semaine pour me sentir déjà mieux. Presque vivante.</p>
<p>L’amie m’avait dit : « Si ton cœur est brisé, si ta tête est vide, alors fais marcher ton corps.»</p>
<p>Je l’ai laissée me convaincre, elle insistait et la volonté de dire non me faisait défaut. Envie d’un peu de fraternité, à défaut de ton amour. J’ai tout suivi, les entrainements, les préparatifs, les réunions avec les futurs compagnons de marche. Sagement, je m’épargnais de penser.</p>
<p>Cela fait une semaine que nous parcourons ensemble ces campagnes, côte à côte, et mon pas se fait plus léger. J’ai calé le chagrin dans la poche de côté, et une livre d’amitié en contrepoids dans l’autre. Les pas s’enchainent, je calque mon rythme sur le leur. Un pas, un battement de cœur, un autre pas, une respiration et un battement de cœur, encore un pas, et encore recommencer. Le soir, la fatigue m’écrase et je tombe dans une nuit sans histoire.</p>
<p>Les premiers jours ont l’allure d’une ballade, je bavarde pour meubler le silence et travestir ma peur. Aux premiers raidillons, mon souffle est coupé, je n’échappe plus au silence. Les perceptions s’aiguisent, le corps est avide de sensations. Senteurs d’herbe mouillée, de sous-bois. Bitume chaud et joyeuses sonnailles, bouses écœurantes et  chant d’oiseau. Devant mes yeux décillés, ce qui était paysage devient réalité.</p>
<p>Mon amie m’avait dit : « A un moment de cette quête, nous nous séparerons, c’est inévitable, la solitude te réclamera. N’ais pas peur, suis-la, écoute ce qu’elle a à te dire, nous nous retrouverons à l’étape du soir, voilà tout ».</p>
<p>Déjà les brumes de la vallée se déchirent, laissant apparaitre un paysage de prés et de vergers. Je ressens une joie enfantine, comme une bonne blague que je nous ferais. A elle, à toi, à moi. « Un deux trois, soleil ! ». Je capture l’instant dans cette photo.</p>
<p>Ce matin, je vais partir seule, je sais la montée rude qui m’attend, vers le col de Roncevaux, le fameux passage balayé par les vents.</p>
<p>Roland, j’entends ton souffle, tes cris, ils ressemblent étrangement à ceux que je poussais hier dans mes silences de femme blessée.  Je viens vers toi, animée par la volonté de renaitre au monde.</p>
<p>Ultreïa !</p>
<p>(Aller plus loin, plus haut !)</p>
<p><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le texte de Jos</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gestation</strong></p>
<p style="text-align: justify;">D’un pas appesanti, Hélène se dirigea lentement vers le foyer de la cheminée où ne restaient que quelques braises rougeoyantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle se baissa précautionneusement pour saisir une buche et du petit bois qu’elle déposa dans l’âtre. Reprenant aussitôt de l’ardeur, le feu crépita fougueusement et diffusa sa douce chaleur. Alourdie par son ventre rond qui grossissait depuis 8 mois, Hélène pesta contre les 4 semaines – une éternité ! &#8211; qui la séparaient de la délivrance tant attendue. Elle se redressa péniblement et se dirigea vers la fenêtre.</p>
<p style="text-align: justify;">Les rayons du soleil qui peinaient à transpercer la brume matinale, diffusaient une pâle lumière qui faisait doucement scintiller la campagne silencieuse. Impassibles, les squelettes noirs des arbres trônaient en maître au milieu des herbes jaunes et desséchées. Le paysage figé par la gelée blanche semblait dormir encore et le temps paraissait suspendu.</p>
<p style="text-align: justify;">Hypnotisée par l’engourdissement de la campagne hibernante, Hélène glissa lentement dans une douce torpeur, s’identifia à la nature en gestation et découvrit le secret de sa patience. Elle réalisa que l’hivers était nécessaire et indispensable à l’apparition du printemps et que la nature clairvoyante mettait à profit ce moment de pause imposé pour mieux préparer sa renaissance.</p>
<p style="text-align: justify;">Eclairée par cette révélation, l’attente sans fin du petit qu’elle hébergeait en son sein apparut à Hélène essentielle et précieuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle venait de comprendre que la patience était la clé de sa délivrance.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le texte de Nady : </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dernière lettre à ma mère (suite du texte de l’atelier 242)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Me voilà revenu chez nous 10 ans après,</p>
<p style="text-align: justify;">Dans notre campagne adorée…</p>
<p style="text-align: justify;">Les couleurs ont changé,</p>
<p style="text-align: justify;">L’horizon semble maintenant dégagé.</p>
<p style="text-align: justify;">De ton HLM tu as déménagé</p>
<p style="text-align: justify;">Pour une maisonnette avec jardinet.</p>
<p style="text-align: justify;">En première j’ai voyagé</p>
<p style="text-align: justify;">Et suis venu te chercher…</p>
<p style="text-align: justify;">Ils se sont bien occupés de nous,</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré des horaires de fou,</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette masterclass des recalés</p>
<p style="text-align: justify;">De notre belle société.</p>
<p style="text-align: justify;">Très vite, on m’orienta vers la filière informatique,</p>
<p style="text-align: justify;">Car ils ont vu disaient ils, un potentiel fantastique.</p>
<p style="text-align: justify;">Plein de boîtes me courtisèrent,</p>
<p style="text-align: justify;">Mais c’est google qui payait le plus cher,</p>
<p style="text-align: justify;">Me laissant ainsi la possibilité de bien économiser</p>
<p style="text-align: justify;">Pour pouvoir au plus tôt venir te chercher.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le temps me manquait</p>
<p style="text-align: justify;">Pour me déplacer.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, dès mes premiers salaires, je t’offris,</p>
<p style="text-align: justify;">Ce petit coin de paradis</p>
<p style="text-align: justify;">Que tu aimais à me montrer chaque dimanche à travers la caméra en l’air,</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de nos appels skype hebdomadaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour rien au monde je ne voulais rater</p>
<p style="text-align: justify;">Ce moment précieux à nous parler…</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette année, c’est décidé,</p>
<p style="text-align: justify;">Je viendrai te chercher</p>
<p style="text-align: justify;">Et ensemble on ira voyager.</p>
<p style="text-align: justify;">Encore quelques semaines et ce nouveau projet sera fini.</p>
<p style="text-align: justify;">Après ces longs mois de travail, promis,</p>
<p style="text-align: justify;">je t’inviterai à découvrir la Californie !</p>
<p style="text-align: justify;">Tu verras, tu vas aimer !</p>
<p style="text-align: justify;">Mais tu ne m’as pas laissé le temps de venir te chercher…</p>
<p style="text-align: justify;">Avant-hier par skype je t’annonçais ce formidable projet d’été</p>
<p style="text-align: justify;">Et après quelques secondes d’un temps suspendu,</p>
<p style="text-align: justify;">Je t’ai dit : « maman, ça va maintenant pour nous, je t’offrirai désormais tout ce que tu as toujours voulu »</p>
<p style="text-align: justify;">Et tu m’as répondu « je suis fière de toi » !</p>
<p style="text-align: justify;">Tu ne peux pas savoir le bien que ça m’a fait à moi !</p>
<p style="text-align: justify;">Mais aujourd’hui tu n’imagines même pas comme je regrette de t’avoir dit ça !</p>
<p style="text-align: justify;">Car le lendemain c’est après que ton cœur se soit arrêté, qu’on m’appela</p>
<p style="text-align: justify;">J’aurais du te retenir ici bas,</p>
<p style="text-align: justify;">Maman, pourquoi m’avoir fait ça ?</p>
<p style="text-align: justify;">On ne part pas comme ça !</p>
<p style="text-align: justify;">Mais tu sais quoi ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ce voyage je le ferai avec toi.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis venu te chercher.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré ces heures interminables de vol aller,</p>
<p style="text-align: justify;">J’aperçois au loin ta chaise devant le pré</p>
<p style="text-align: justify;">Et je te sens là, tout près de moi</p>
<p style="text-align: justify;">Devant un merveilleux paysage d’automne bien froid.</p>
<p style="text-align: justify;">Ta main vient frôler mes doigts,</p>
<p style="text-align: justify;">Ce voyage promis, on le fera toi et moi !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le texte de PdP</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">Le temps change&#8230;. je suis assis là, je regarde le temps, je regarde le vent, quelle idée saugrenue de regarder le vent ? Sûrement dans l&rsquo;air du temps. Tout me semble figé, tout me semble glacé, cliché de ce moment, cliché de cet instant. Souvenir de son passé, souvenir de son futur qu&rsquo;on espère merveilleux. Tout me semble figé, tout me semble glacé, mais mon coeur a vécu, c&rsquo;est donc qu&rsquo;il a battu. j&rsquo;ai vécu mille tourments mais mille bonheurs sûrement. Tout me semble figé, tout me semble glacé, syndrome de mon passé. Mais contre toute attente un rayon de soleil perce mes rêves glacés, un rayon de soleil occupe toutes mes pensées. Tout me semblait figé, tout me semblé glacé, mais je sens soudain mon coeur se réchauffer ! Je sens battre l&rsquo;espoir je sens mes yeux ravis ! Tout me semble bouger, tout me semble radieux car je t&rsquo;ai rencontrée. Tout me semble bouger, tout me semble radieux car le soleil est né&#8230;. Bonjour à toi joli monde , je me suis réveillé&#8230;&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le texte de Bénédicte D.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce matin en se réveillant, il lui apparut comme une certitude que ce serait aujourd&rsquo;hui. Avec une énergie qui lui faisait défaut depuis quelques temps déjà, elle se mit au travail&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;">   Elle posa sur son lit aux draps blancs bordés de dentelles son édredon le plus joli, celui semé de fleurs délicates. Puis elle entreprit le tour de sa petite maison, redressant un tableau, disposant harmonieusement les coussins du canapé, tapotant celui du fauteuil, s&rsquo;arrêtant parfois un moment sur des albums de photos, remontant l&rsquo;horloge, effaçant toutes traces de son déjeuner dans la cuisine, vérifiant encore une fois le bon ordre de ses papiers, s&rsquo;assurant qu&rsquo;aucune facture aurait pu être oubliée&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;">   Chacun de ses gestes étaient tendres et doux et lui prenait aussi un certain temps. Au milieu de la journée, après s&rsquo;être un peu reposée, elle enfila ses bottines fourrées, celles dont le laçage demandait toujours du travail à ses doigts déformés, mais qui la faisaient sourire de plaisir quand elle les regardait sur ses pieds. Un coup de peigne dans ses boucles joliment grises, un peu de rouge à lèvres tout en surveillant la lumière d&rsquo;hiver à l&rsquo;extérieur. Quand elle sentit que celle-ci s&rsquo;apprêtait à décliner, elle enfila son manteau, prit son châle en cachemire si léger et si doux que c&rsquo;en était une merveille, et tira simplement la porte derrière elle&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;">   En peu de temps elle arriva à ce fauteuil, installé à cet endroit depuis longtemps déjà, juste dans la coulée du soleil couchant. C&rsquo;était à chaque fois un spectacle renversant de beauté, immuable et pourtant jamais le même. C&rsquo;est un rendez-vous qu&rsquo;elle ne manquait que si les conditions météorologiques ne le permettaient pas. Aujourd&rsquo;hui était un jour parfait, elle l&rsquo;avait su au premier regard par la fenêtre.</p>
<p style="text-align: justify;">   Elle s&rsquo;assit et s&rsquo;enroula dans son châle. Elle baignait dans la lumière. De temps en temps elle fermait les yeux pour y voir danser à l&rsquo;intérieur des persistances rétiniennes. Immobile, heureuse et fascinée, elle attendait que le soleil l&#8217;emporte avec lui &#8230;.Mais à la nuit tombée il fallu bien se rendre à l&rsquo;évidence, il était parti sans elle&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;">  Alors elle se releva un peu étourdie, engourdie par ce froid sec de Janvier, et repartit chez elle. Elle alluma les lumières, remis ses chaussons et se fit chauffer une soupe dans sa cuisine impeccable.</p>
<p style="text-align: justify;">   En allongeant sa fatigue sous son édredon fleuri, un livre à la main, elle se dit avec philosophie que le grand départ serait pour un autre jour&#8230;..</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le texte de Ludovic</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;ai d&rsquo;abord fait le tour de la maison, en ai profité pour ranger quelques affaires, son vieux gilet élimé aux manches, les chaussons restés seuls au milieu de la pièce, une tasse dont le fond bruni par le café en portait encore l&rsquo;amer parfum.<br />
À côté, sur la table, le journal du jour, ouvert à la page du pays, livré le matin même avec le courrier par Martin, le facteur du village. Je les imagine alors tous les deux, autour de cette même table, discutant météo et jardinage, refaisant le monde, lui regrettant secrètement que je n&rsquo;épouse finalement pas Martin&#8230; un bon parti, comme ils disent! On avait flirté, on s&rsquo;était même un peu aimé&#8230; mais ça n&rsquo;avait pas duré, et nous nous étions séparés bons amis, sans vraiment nous revoir.<br />
Mais depuis le départ de ma mère l&rsquo;année et mon retour ici pour veiller sur mon père, nous nous croisions, échangions quelques mots timides, bonjour, bonsoir, des banalités sur le temps qu&rsquo;il fait, pour ne pas parler du temps qui passe et nous avait éloignés&#8230;<br />
Je reprends finalement mes esprits, revient à la réalité du présent et appelle papa! Je l&rsquo;imagine endormi dans un fauteuil, ou parti dans la réparation d&rsquo;un quelconque bibelot dont il se sera mis en tête l&rsquo;absolue nécessité.<br />
J&rsquo;appelle une nouvelle fois, tend l&rsquo;oreille&#8230; en vain. Je revois alors les chaussons que je viens de ranger et comprends.<br />
J&rsquo;ouvre la porte sur le jardin.<br />
D&rsquo;abord aveuglée par le soleil couchant, sa lumière qui s&rsquo;épanouit et se repend à travers la brume humide de la fin de l&rsquo;automne, je ne distingue rien. Puis, petit à petit, la main posé en visière au dessus des yeux, je devine et redessine le jardin, celui de mon enfance. La barrière du verger, le pommier qui a longtemps supporté la cabane de mômes, le carré potager bordé de groseilliers dont je me régalais des petites baies rouges amères. Un parfum de terre humide sature l&rsquo;espace, et une fraîcheur de saison me fait frissonner. Je saisis une couverture derrière moi, et descends vers le verger, où trône la chaise de jardin, refuge de son chagrin depuis le départ de maman.<br />
-Papa il faut rentrer, tu vas attraper froid.<br />
Je l&rsquo;enveloppe dans la couverture, tendrement. Il n&rsquo;esquisse aucun geste, tout juste remarque-t-il ma présence. Je le force à se lever, des larmes ont roulé sur ses joues. Dans sa main, il tient un petit carton bordé de noir. Il me le tend et sa voix emplie de sanglots grelottent quelques mots:<br />
-ta mère est morte&#8230;<br />
Je le serre dans mes bras, la faire-part est emporté par le vent d&rsquo;hiver qui commence à souffler. Je bredouille&#8230;<br />
-je sais papa, ça va aller, viens à la maison, on va se faire une soupe bien chaude.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le texte de Manue : </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Elle venait de si loin. D’abord pour voir. Pour la mémoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ses pas craquaient sur la nature glacée qu’elle foulait. Les arbres étendaient leurs silhouettes éthérées comme pour tenter de sauver ce qui restait de beau autour d’eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Devant elle, déjà, le halo de lumière montait en puissance dans la mer de nuages qui jusqu’alors préservait le secret de son entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">Le regard perdu dans l’horizon lointain, ses pensées l’amenaient vers les siens. La pulsation de son monde battait encore en elle mais plus pour longtemps. Plus jamais elle ne verrait les dunes brûlantes de son enfance, ni les couchers de soleil fantastiques sur les roches rougeoyantes de sa planète.</p>
<p style="text-align: justify;">C’était un être d’exception, presque unique, choisi dans l’infinité des possibles.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle avait écouté les derniers mots de ses compagnons</p>
<p style="text-align: justify;">« jddcgjusn duedgebcndzdhzdd, dnzdzdb,wcxczra »</p>
<p style="text-align: justify;">et maintenant, leur vaisseau décollait, le dernier lien avec Mars, brisé.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle était le témoin. Celle chargée de transmettre aux Autres les derniers détails de la décadence des humains puis leur anéantissement total. Elle savait leur fin, elle connaissait leur folie. Elle était le messager, transportée là afin de graver dans la pierre, pour l’éternité, les secondes qui verraient le dernier homme mourir.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais nichée au cœur de ses entrailles, l’Ultime, serait nourrie le temps de constituer assez de forces pour son envol vers les ténèbres. Elle, cocon sans substance, resterait. Bientôt poussière, elle disparaitrait sans mémoire, sans tombe, son dernier souffle dédié à envoyer loin, très loin, son étincelle de vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle était l’Espoir aussi.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>PS : Parlant parfaitement martien, ou ayant beaucoup trop fumé de moquette (je laisse au lecteur choisir l’hypothèse la plus plausible), il faut traduire « jddcgjusn duedgebcndzdhzdd, dnzdzdb,wcxczra » par « Va, et n’oublie pas que tu es l’Elue ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le texte de Valérie</strong> :</p>
<p>Comme tous les matins le réveil sonna. Sans même allumer la lumière, je me déshabillai, me dirigeai dans la salle de bains où je fis couler l&rsquo;eau. Il lui fallait toujours un temps fou à chauffer en ce moment Je me lavai rapidement, m&rsquo;enroulai dans ma serviette. Je m&rsquo;enduis les jambes et les bras d&rsquo;une crème doucement parfumée. Petit maquillage rapide, ma crème bb et un peu de mascara. Et j&rsquo;allai me planter devant la penderie de ma chambre. Indécise : pantalon, robe, jupe&#8230;Tous les jours le même dilemme. Cette robe-là, je l&rsquo;adore mais un peu courte pour mettre avec les élèves. À chaque fois que je suis au tableau je les imagine&#8230;Pas la peine de vous faire un dessin. Cette jupe, trop longue par contre. On dirait une mamie. Je ne sais même pas pourquoi je la garde. Il y a bien celle-là mais avec quel haut, t-shirt noir ou chemisier blanc? De toutes façons, j&rsquo;ai filé mon dernier collant noir et avec le bleu même pas la peine d&rsquo;y penser…<br />
Pour me donner une indication supplémentaire, j&rsquo;ouvris quand même les volets. Il faisait un temps magnifique. Tout était glacé mais le ciel était trop beau, d&rsquo;un bleu invitant à la rêverie. Je me mis à envier les arbres qui malgré leur nudité étaient splendides, tout juste vêtus d&rsquo;une blanche pellicule de givre. Quelle idée quand même Dame Nature de leur faire perdre leurs feuilles avant la saison froide. En même temps, je n&rsquo;en ai jamais entendu un se plaindre qu&rsquo;il avait froid. Ce n&rsquo;est pas moi qui sortirai toute nue en plein hiver, en plein été non plus d&rsquo;ailleurs. Mais je m&rsquo;égare. Avec la température qu il doit faire dehors, je vais encore devoir empiler les couches et je vais finir comme le bonhomme Michelin. Pour le coup, mes élèves ne me trouveront pas sexy et ne se déconcentreront pas à cause de moi&#8230;<br />
On sonna à la porte. Mince Babeth qui devait me prendre ce matin, ma voiture étant au garage. Et, j’étais toujours dans ma serviette&#8230; Et si pour une fois, je me faisais porter pâle.<br />
&#8211; Oh Babeth je suis désolée mais je ne me sens vraiment pas bien. J&rsquo;aurais dû t&rsquo;appeler pour t&rsquo;éviter ce détour. Je pensais pouvoir y aller mais&#8230;même après la douche, ça ne va pas mieux.<br />
&#8211; Pas grave, t&rsquo;inquiète. Repose-toi bien. Je file.<br />
Je passai une partie de la matinée à observer les arbres, nue sous ma couette. Un pur bonheur ! Puis je fis du tri dans ma penderie. Il était temps.</p>
<p>Plus qu&rsquo;à faire les soldes !!! Quand je serai retapée&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le texte de Terjit</strong> :</p>
<p>Il m’a déposée au milieu du jardin puis s’est assis. Mais non, ce n’était pas le bon endroit. Il m’a déplacée un petit peu vers la droite, ça n’allait pas non plus, la haie bouchait la vue. Plus bas on ne voyait pas le fond des gorges, en haut la cascade Son petit manège a duré des heures. Après avoir tout essayé il a choisi la position entre les deux petits arbres qui donnent l’impression de voir la vallée dans un cadre, comme un tableau. Il est resté avec moi le reste de la journée pour faire connaissance. Ce n’était pas un bavard Albert, plutôt un contemplatif qui ne disait que des petites phrases frappées au coin du bon sens paysan.<br />
Chaque matin il venait s’assoir sur moi. L’hiver sa tasse de café brûlant posée sur mon accoudoir me réchauffait. Quand il pleuvait il me protégeait avec son parapluie. L’été il m’époussetait avant de s’installer. Et chaque fois il était heureux entre mes bras.</p>
<p>Ça durait depuis 32 ans… Ils ne connaissent pas notre histoire les autres… Qu’est-ce qu’ils vont faire de moi ?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les textes inspirés de la même mais écrits sur d&rsquo;autres blogs</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;"><iframe src="https://docs.google.com/spreadsheets/d/1QDVZ1Z-vRwDM6ISIldFJhnjVzVB3CKqMyVlgaRDghEQ/pubhtml?gid=511044960&amp;single=true&amp;widget=true&amp;headers=false" width="500" height="550"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://alexandrakoszelyk.com/partition-pour-un-lord-%e2%99%ab-atelier-decriture/18588/">Partition pour un lord ♫ Atelier d&rsquo;écriture</a> est apparu en premier sur <a href="https://alexandrakoszelyk.com">Alexandra Koszelyk</a>.</p>
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