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	<title>Archives des voeu - Alexandra Koszelyk</title>
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	<title>Archives des voeu - Alexandra Koszelyk</title>
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		<title>Le ciel est sur nous comme un drap (écriture)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Koszelyk]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jan 2017 03:48:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[# Parfois j'écris ...]]></category>
		<category><![CDATA[Atelier d’écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Une photo, quelques mots]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je suis montée sur la colline L&#8217;horizon pourpre derrière moi J&#8217;ai entendu dans le creux du vent Ton âme J&#8217;ai alors déposé dans un souffle Mon papier de soie Il volette [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_18603" style="width: 840px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-18603" class="size-full wp-image-18603" src="http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2017/01/arbre-à-souhaits.jpg" alt="" width="830" height="619" /><p id="caption-attachment-18603" class="wp-caption-text">© Anselme</p></div>
<p style="text-align: justify;">Je suis montée sur la colline<br />
L&rsquo;horizon pourpre derrière moi<br />
J&rsquo;ai entendu dans le creux du vent<br />
Ton âme<br />
J&rsquo;ai alors déposé dans un souffle<span id="more-18642"></span><br />
Mon papier de soie<br />
Il volette<br />
Et porte sur lui<br />
Ciselé<br />
Mon amour adamantin</p>
<p style="text-align: justify;">Là haut la lune éclairait mes pensées</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>© Leil</strong>, jeudi 26 janvier 2017</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le texte de Nady</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">Ma petite fille chérie,</p>
<p style="text-align: justify;">Je me sens lasse ce soir, à l’aube de mes 95 ans après une telle journée d’activités avec toi ; mais malgré la fatigue qui m’accable aujourd’hui (est ce cette nouvelle année demain que je redoute ou le souvenir du passé ressurgi pendant cette journée qui m’a touché ?), je vais prendre le temps nécessaire pour dicter à ma tablette numérique mon carnet de bord journalier, précieusement sauvegardé sur une clé à la mémoire illimitée que tu recevras en héritage quand je serai décédée. Elle était destinée à ta mère cette clé mais depuis quelques années je sens bien qu’elle fait moins dans le sentimentalisme du passé… Elle n’a d’ailleurs plus le temps de se retourner, aller de l’avant a toujours été son crédo et son poste actuel de Présidente de la République ne fait qu’accentuer ce trait de caractère de fonceuse… Tu me diras, elle a fort à faire en ce moment pour faire fructifier au mieux toutes les richesses de notre belle France si enviée ! Cela n’a pas toujours été comme cela !</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, heureusement que tu es là ma petite fille adorée pour faire sortir ta vieille mémé et aussi l’écouter parler du passé… tu sais que j’ai toujours adoré voyager à la période de mon anniversaire ;une manière de quitter mon quotidien, mon pays et voir ailleurs… arrêter le temps de la routine qui file, une envie de se poser dans un autre pays et découvrir une autre culture et un autre paysage… une envie de voir passer le temps autrement que la majorité ambiante…. Feu ton grand-père s’amusait d’ailleurs à toujours me dénicher un endroit inattendu et plein de surprises m’y attendaient depuis la veille jusqu’à l’après jour J… Oh comme il me manque ton grand-père mais dans ce domaine tu as savamment repris la relève même si ça devient de plus en plus compliqué de me faire voyager… Ah il y en a des évolutions gigantesques dans les technologies virtuelles ! ça ne manque pas mais alors personne pour penser alléger le poids de ces satanés fauteuils roulants qui sont devenus ma maison ambulante depuis quelques années… Je sens que tu peines parfois dans les chemins caillouteux comme ce matin vers cet espace des arbres à souhaits mais tu ne montres rien de la fatigue qui t’envahit et c’est toujours pleine de joie que tu passes la journée à me trimbaler partout avec toi ! Crois moi ma petite fille, j’en suis très touchée, et particulièrement ce jour pour l’endroit que tu as choisi… Sais tu que je connais cet endroit ? Ta mère a dû te le raconter… C’est un peu ici que son âme est venue nous choisir comme parents… Je me souviens, à l’époque, l’endroit était moins vert qu’aujourd’hui, plus bétonné même mais il y avait plein de petits papiers accrochés aux branches d’arbres squelettiques qui tentaient de résister au béton…. Oh oui, je me souviens, on ne savait plus où les accrocher tellement il y en avait des souhaits ! On voulait changer le monde à l’époque ma chérie ! Les gens aspiraient à des rêves de paix, d’écologie, de politiciens honnêtes et travailleurs pour le bien de leur pays ! On rêvait à la fin des crises de toute sorte, on avait soif d’amour et les guerres menaçaient… Moi aussi j’avais ces ambitions bien entendu, mais tu sais, à ce moment précis, on traversait avec ton grand-père une période tourmentée… cela faisait 19 ans qu’on essayait de faire un bébé mais la vie nous boudait… J’avais beau prier, lui m’aimer, nous essayer mais rien n’y faisait… Les 10 FIV n’ont pas marché… Une fois, un espoir naquit avec 3 œufs qui se développaient mais comme l’un d’eux présentait des anomalies, une réduction embryonnaire a été nécessaire. Tu sais c’est l’intervention qu’on appelait auparavant « Avortement médicalisé» et désignée aujourd’hui sous les initiales de RVLE (Refus Volontaire et Libre d’enfanter : comme vous y êtes allées les filles ! On ne demandait pas tant ! Mais bref, cette opération a fragilisé les 2 autres embryons qui ont péri sur le champ…. Après cela, j’avais refusé l’acharnement médical mais ne parvenais pas à faire ce fichu deuil de la maternité… Aussi, quand ton grand-père, qui ne croyait en rien, eut la grande idée de m’amener ici, tu penses bien ce que j’ai pu écrire comme souhait sur un petit papier ? Tiens, il me semble avoir vu accrocher un rêve du même type venant d’une allemande ce matin&#8230; ça m’a d’ailleurs troublé… Et bien figure toi ma chérie, que 10 mois après notre petit voyage vers ces arbres à souhaits, ta mère montra le bout de son nez…. On parla de miracle autour de moi mais je sais que c’est grâce à l’écriture de ce souhait formulé avec un tel désir que mon cadeau béni tomba du Ciel, avec l’aide de ton grand-père tout de même, entendons nous bien…. Je ne prétends aucunement être la Vierge Marie…</p>
<p style="text-align: justify;">Tiens, d’ailleurs, en parlant de papier à souhaits, je t’ai vue en déposer un ce matin… et je n’ai pas réussi à lire ce que tu avais écrit…. Je me demande vraiment ce que tu peux désirer, tu as tout ce qu’il te faut pour être heureuse : tu travailles de chez toi dans une belle maison connectée, tu as un mari adorable dont tu attends un bébé pour cette année et qui va t’aider à l’élever, tu t’es pacsée il y a 6 mois avec ton sex-friend pour les moments de sérénité…. Bon, je t’avouerai mon adorée, que j’ai parfois du mal à suivre l’évolution de cette société…. A mon époque, cette seconde situation se taisait et les amants vivaient cachés… C’est fou comme aujourd’hui il vous est facile, les femmes, d’avoir 2 hommes à vos pieds et en toute légalité ! C’est presqu’au tour de la gente masculine de se débattre maintenant et ce n’est pas gagné ! De mon temps, je t’avouerai qu’on cherchait à obtenir l’égalité avec les hommes mais la génération de ta mère était plus déterminée à faire triompher les femmes…. Mais que veux tu ? Je ne peux que m’incliner devant toutes ces évolutions et de toute façon j’en ai fini de batifoler à mon âge… Vous serrer dans mes bras suffit à mon bonheur….</p>
<p style="text-align: justify;">Bon, je termine pour ce soir ma chérie, une autre grande journée m’attend avec toi demain et il me faut me reposer,</p>
<p style="text-align: justify;">Je t’embrasse,</p>
<p style="text-align: justify;">Ta Mutti qui t’aime à l’infini</p>
<p style="text-align: justify;">PS : moi aussi ai déposé un papier ce matin quand tu avais le dos tourné… Tu veux savoir pour quel souhait  ? Je te le dirai à la naissance de ton bébé…</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le texte de Jos</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><u>Ultime requête</u></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><u></u>Assis à son bureau face à la fenêtre, une feuille devant lui et un stylo à la main, Pierre observait le chêne sacré qui déployait avec grandeur ses branches alourdies par les quêtes dont il était le gardien.</p>
<p style="text-align: justify;">L’arbre auquel il s’appuyait depuis tant d’années et qu’il avait toujours vu planté là, semblait le défier et l’inviter à émettre une nouvelle demande. Pierre soupira. Insatisfait des vœux pourtant réalisés qu’il avait déjà formulés, il avait décidé le matin même d’exprimer une ultime requête, celle qui devait lui apporter le bien-être espéré. Accoutumé à l’exercice pour s’y être déjà prêté à trois reprises, il avait constaté qu’il se détachait de son envie dès lors qu’il la formulait et que ce qui devait être source de bonheur ne lui apportait que désillusion.</p>
<p style="text-align: justify;">Réalisant que pour ne pas revivre une nouvelle déception il devait réfléchir longuement à ce que lui apporterait la félicité tant convoitée, il revit la trajectoire qu’il avait empruntée pour atteindre son but.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un premier temps l’arbre votif lui avait accordé le travail qu’il avait souhaité. Mais puisqu’il avait la chance de voir ses plus beaux rêves se réaliser, Pierre avait très vite sombré dans la facilité et formulé un second souhait : il voulait être riche sans avoir à s’échiner au travail, riche au point d’en faire pâlir tous ceux qu’il croiserait sur sa route. Dès lors, Pierre put obtenir tout ce qui s’achetait mais se retrouva très vite entouré de personnes ambitieuses et intéressées. La satisfaction ressentie n’étant pas à la hauteur de son attente, Pierre s’était vite sentit seul au milieu de tous. Il avait alors rêvé d’une femme à ses côtés, une jolie femme avec laquelle il pourrait se marier et fonder une famille. Aussitôt apparut sa compagne qui était belle comme un ange mais qui s’avéra guère aimante et plus attirée par sa richesse que par ses qualités. Leur couple n’avait été qu’une façade et un leurre et n’avait tenu que le temps de donner naissance à deux enfants qui se révélèrent égoïstes et cupides.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi par trois fois, le bonheur n’avait été que chimère, filant entre les doigts de Pierre sans qu’il parvienne à le saisir.</p>
<p style="text-align: justify;">Ne pouvant nier son échec, Il se demanda la raison de sa malchance. Les yeux rivés sur l’objet de tous ses espoirs mais aussi de sa déconvenue, il tenta d’en extraire la vérité. Il commença alors à comprendre que s’il avait demandé l’amour plutôt qu’une jolie femme, s’il avait réclamé la richesse pour la distribuer plutôt que pour l’employer à ses propres fins, le bonheur aurait été au rendez-vous. Comme une évidence, il prit conscience que si ses souhaits étaient louables, leur but et l’usage qu’il en avait fait l’étaient beaucoup moins. Attiré comme un sot par l’éclat de la beauté, de l’argent et du pouvoir, il avait agi sans modération, perdu tout discernement et occulté l’essentiel : posséder une chose, même la plus convoitée, ne rime à rien si elle n’est pas utilisée à bon escient.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Que n’ai-je su tout cela plus tôt !</em> soupira Pierre  C<em>omment retrouver mon bon sens et ma raison ?</em> se demanda-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout en prononçant ces mots, il réalisa qu’il exprimait là son ultime souhait et un sourire éclaira son visage depuis longtemps terni.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est alors qu’il vit l’arbre se pencher vers lui en une belle révérence et lui tendre une branche vierge de toute requête.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans savoir qu’en formulant son vœu si longuement médité il en possédait déjà la qualité première, il inscrivit <strong>« </strong><strong><em>Sagesse </em>»</strong> d’une écriture appliquée sur la feuille qu’à l’arbre il alla accrocher.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le texte d&rsquo;Adèle</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">Laissez parler les p’tits papiers.</p>
<p style="text-align: justify;">« Charles a beaucoup voyagé, il possède une collection de casse-têtes tribaux, rapportés de Nouvelle Calédonie. Objet contondant.»</p>
<p style="text-align: justify;">L’idée la fit sourire. Elle griffonna la phrase mystérieuse sur un post-it bleu et le fourra au fond de sa poche de blouson, pour ne pas risquer de le perdre. La matinée était fraiche, elle aimait la lumière transparente qui détachait du paysage chaque détail. La maison de Saint-Bernard se découpait sur le fond bleu pâle du ciel, les pieds de vignes, alignés comme une armée de petits soldats, convergeaient vers la colline. Devant elle, sa chienne humait avec intérêt une touffe du talus, toujours la même à chaque promenade, avait-elle remarqué.  Sans doute, les traces odorantes d’un congénère. Elle avait lu que renifler, pour un chien, était comme lire le journal et apprendre les derniers potins canins. Tiens, Urka a ses chaleurs, ou bien  le vieux Bill a une maladie de rein.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela lui donna une autre idée.</p>
<p style="text-align: justify;">« Pénélope apprend que Marion est enceinte de Victor, elle est &#8230; choquée ? Déçue ? En colère ? Amère ? Soulagée de ne pas avoir à choisir ?»</p>
<p style="text-align: justify;">Sans se décider, elle alignait les adjectifs sur le post-it jaune, couleur de l’infidélité. L’important était de noter les idées, quitte à les jeter ensuite.</p>
<p style="text-align: justify;">La ballade se terminait, sa maison était en vue, elle franchit le seuil, bousculée par la chienne qui essayait toujours de rentrer la première, signe de dominance, parait-il. Mais sa chienne était une crème, cela n’avait pas d’importance.</p>
<p style="text-align: justify;">Et si Victor avait un rottweiler dangereux ? Maquiller le crime en accident domestique pouvait être un angle intéressant,  Elle nota rapidement « chien tueur » sur un papier rouge, qu’elle garda à la main jusqu’à son bureau. Le blouson encore sur le dos, elle sortit de sa poche les autres post-it ; selon son habitude, elle fit un trou  dans le haut de chaque morceau avec sa perforatrice de bureau, sortit du bocal en verre, à côté du pot à crayons, quelques ficelles prédécoupées par ses soins, et accrocha un à un les papiers dans la volumineuse plante verte en pot, qui jouxtait sa table de travail.</p>
<p style="text-align: justify;">C’était sa méthode à elle. Des idées venaient pendant la sérénité des promenades avec sa chienne, d’autres le soir dans son lit, au moment du lâcher prise sur la journée écoulée. Attention, l’idée non notée dans l’instant avait un pouvoir d’évaporation instantanée, les post-it, c’était ce qu’elle avait trouvé de plus simple pour ne rien perdre de ces fulgurances créatives.</p>
<p style="text-align: justify;">Le matin, elle se mettait à son bureau et pour avoir toutes ses notes sous la main, plutôt que de les étaler, elle avait imaginé de les suspendre sur le grand ficus benjamina, juste à sa hauteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle n’était pas de ces écrivains qui commencent par un plan détaillé, Elle ébauchait trois ou quatre personnages principaux, leur donnait une personnalité, et leur laissait prendre leur envol. C’était ce qu’elle aimait le plus, dans l’écriture d’un roman, se laisser surprendre, se passionner pour la vie de ces créatures fictives. Elle se voyait comme leur garde-fou, les empêchait de faire n’importe quoi, veillait à la cohérence du récit. Après, il y avait la petite musique des mots.</p>
<p style="text-align: justify;">Ecrire un roman, c’était comme créer une chanson.</p>
<p style="text-align: justify;">« Laissez parler les p’tits papiers,</p>
<p style="text-align: justify;">A l’occasion papier chiffon,</p>
<p style="text-align: justify;">Puissent-ils un jour, papier buvard, vous consoler.</p>
<p style="text-align: justify;">Laissez brûler les p’tits papiers</p>
<p style="text-align: justify;">Papier de riz ou d’Arménie … »</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les haïkus de Bénédicte</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">Bonjour !!&#8230;Petit défi personnel cette semaine : le haïku. Je n&rsquo;en ai jamais fait et je me suis aperçue que cet exercice était soumis à des règles très strictes. Je vous en propose trois sur le thème de la photo bien sûr &#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;">Ma corbeille à papiers est pleine !</p>
<p style="text-align: justify;">Vous pouvez juste voter si vous voulez, 1, 2, 3, et même 0 !!!!</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Haïku 1</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le vent messager</p>
<p style="text-align: justify;">souffle à l&rsquo;oreille des dieux<br />
l&rsquo;espoir des humains</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Haïku 2</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Jours et nuits offerts</p>
<p style="text-align: justify;">à la clémence des vents</p>
<p style="text-align: justify;">les mots de papier</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Haïku 3</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Des mots dans le vent</p>
<p style="text-align: justify;">portent vers les dieux lointains</p>
<p style="text-align: justify;">espoir et chagrin</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le texte de Manue</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">Souffle, souffle, … et amène loin nos vœux les plus chers, jusqu’au plus profond des cœurs, jusqu’au creux des âmes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Et si tu m’aidais à croiser son chemin, juste une fois, que nos regards s’accordent, qu’il soit touché par ma douceur, qu’elle soit émue par mes cicatrices, …</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Entends-tu Cupidon les cris d’amour des êtres solitaires ? Peux-tu ressentir leur douleur ? Vois-tu leurs larmes séchées qui ont dilué l’encre de leurs appels ? Envoie quelques flèches aveugles, guidées par la folie de nos cœurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Sauve-la !</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">La vie n’est rien, sa vie est tout. Je ne sais pas prier alors j’écris. Un minuscule bout de papier et une brise légère pour l’animer. Où que tu sois, qui que tu sois, tu vas forcément voir ma détresse, comprendre ma douleur. Quelques minces pelures pleines d’espérances, agitées par le vent divin. Elles sont comme les ailes légères des papillons qui habitent mes entrailles et me permettent d’échapper aux gouffres qui y sont installés.</p>
<p style="text-align: justify;">Ferme les yeux. Abandonne toi à l’espoir. Laisse tes pensées vagabonder dans l’air doux du matin. Tes mots ne sont pas rien. Ils sont le début de ta force, tes prières cachées, ta volonté qui se forge. Le vent les portera. Il suffit d’un souffle … d’un souffle d’humanité, et d’un instant de grâce.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le texte de Valérie</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">Je l&rsquo;ai détestée&#8230;Mais depuis je la remercie chaque jour.<br />
Madame avait encore vu lors d&rsquo;une de ses sorties culturelles « un truc super », « on allait adorer », « l&rsquo;idée était géniale ». Comme à son habitude, elle était enthousiaste et moi, je craignais le pire. Tout le monde avait envie de savoir et la tannait pour qu&rsquo;elle nous dise. Tout le monde sauf moi.<br />
Elle nous révéla son n-ième projet l&rsquo;après-midi pendant la séance de production écrite. Lors d&rsquo;une sortie en forêt, elle était tombée sur une exposition temporaire. Elle nous décrivit chacune des installations que des artistes de différents coins du monde étaient venus faire pour l&rsquo;occasion. Elle nous montra des photos gardant pour la fin celle qui  l&rsquo;intéressait le plus particulièrement : un serpent géant en baguettes de bois qui semblait ramper sur les arbres, des marguerites géantes réalisées avec des bouteilles de lait, des buissons en forme de bébé,  une cabane étoilée de l&rsquo;intérieur, des paires de mains sculptées autour de troncs d’arbre&#8230; Et le clos du spectacle : l&rsquo;arbre à messages.<br />
L&rsquo;artiste avait demandé à des gens de s&rsquo;exprimer sur un fait d&rsquo;actualité, chacun avait écrit sur un papier de couleur son ressenti et l&rsquo;artiste avait accroché leur message dans l&rsquo;arbre, à l’aide de cordelette. Le rendu était effectivement très sympa. Et pourtant, je sentais doucement le malaise monter en moi. Depuis qu’on m’avait mis un stylo entre les mains à la maternelle, écrire était pour moi une épreuve. Toute petite, je tenais mal mon crayon. Il faut dire que je suis, je ne l&rsquo;ai appris que depuis peu, une gauchère contrariée. Ça ne se faisait pas dans ma famille d&rsquo;être gauchère alors même si on savait on n&rsquo;a rien dit, on a même nié et mes maîtresses successives se sont obstinées et démenées pour me faire écrire de la main droite. Certaines avec douceur et patience, d&rsquo;autres moins. L&rsquo;une d&rsquo;elle me fit pleurer plus d&rsquo;une fois, m&rsquo;humiliant en montrant aux élèves de la classe mes écrits, « mes torchons » comme elle disait.<br />
-« Si vous êtes d&rsquo;accord, je vous propose de réaliser à la manière de cet artiste, un arbre à vœux pour la nouvelle année.<br />
&#8211; Trop bien !<br />
&#8211; J&rsquo;adore !&#8230; »<br />
Voilà, que Mme Piq qui jusque-là avait été compréhensive, nous demandait d&rsquo;écrire pour mettre à la vue de tous nos textes. Ma tête tournait en entendant toutes ces retombées positives, toutes ces exclamations de joie. Tout le monde était ravi. Sauf moi. Ce n&rsquo;est pas que je n&rsquo;avais rien à dire. Comme d&rsquo;habitude, les mots grouillaient dans ma tête mais l&rsquo;idée de les poser sur la feuille me freinait dans mon élan, m’angoissait terriblement. Et là en plus, mon écrit ne resterait pas entre les mains de la prof qui avait appris à me déchiffrer mais serait lu par tous&#8230;enfin ceux qui arriveraient à me décrypter. Personne donc ! Comment pouvait-elle me faire cela ?</p>
<p style="text-align: justify;">Quand la cloche de la récréation sonna Mme Piq me demanda de rester cinq minutes. Elle avait senti mon trouble et le comprenait.<br />
-« Tu ne dois pas te bloquer. Tu as toujours de bonnes idées. Ton écriture n&rsquo;est pas très jolie c&rsquo;est vrai. Mais crois-tu que seules les jolies personnes ont des choses à dire ? Pour l&rsquo;écriture, c&rsquo;est pareil. Peut-être que pour te lire, certains mettront un peu de temps mais s&rsquo;ils te lisent jusqu&rsquo;au bout, s&rsquo;ils font cet effort, je suis sûre qu&rsquo;ils ne seront pas déçus. Ton message, même mal écrit, fera du bien à quelqu&rsquo;un et à toi en premier lieu. Ne te freine pas, libère les mots qui sont en toi et ne demandent qu&rsquo;à sortir.<br />
&#8211; Mais&#8230;<br />
&#8211; Fais-moi confiance et pour l&rsquo;heure va te défouler un peu. »<br />
Je sortis en récréation. Ma meilleure copine, inquiète, me rejoignit. Sans que je lui dise quoi que ce soit, elle me serra dans ses bras, me tapota l&rsquo;épaule. Mes muscles se détendirent doucement. Je reculai et le sourire aux lèvres lui dis :<br />
&#8211; C&rsquo;est une superbe idée cet arbre, non?<br />
Depuis, j&rsquo;écris tout le temps et partout. Avec ma main droite, ma main gauche, ma machine… Et ça me fait un bien fou !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le texte de Terjit</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">-Attends-moi une seconde s’il te plait, je reviens.</p>
<p style="text-align: justify;">-Séverine, arrête… soit raisonnable s’il te plait, ça ne sert à rien, tu le sais bien.</p>
<p style="text-align: justify;">-C’est facile pour toi de dire ça… toi tu as Vincent, mais moi je n’ai que des moments secrets avec lui… Et si cette fois-ci ça marchait ?</p>
<p style="text-align: justify;">-Ecoute moi… tu es mon amie, on se connaît depuis toutes petites, et tu as toujours voulu ce que tu ne pouvais pas avoir… Il faut que tu grandisses un peu… Et puis tu as choisi cette situation après tout…</p>
<p style="text-align: justify;">-Ah bon, parce que tu crois qu’on choisit de tomber amoureuse…</p>
<p style="text-align: justify;">-Non, je sais, mais tu as choisi de commencer une histoire avec lui alors que tu connaissais sa vie. Il n’était déjà pas libre quand tu l’as connu, alors oui, tu as choisi cette situation.</p>
<p style="text-align: justify;">-Tu es gonflée de me dire ça… Tu te souviens de ton Bernard et des heures passées au téléphone à pleurer parce qu’il était rentré chez lui ?</p>
<p style="text-align: justify;">-Bien sûr que je m’en souviens… mais j’avais à peine 18 ans…</p>
<p style="text-align: justify;">-Et alors, c’est pareil, ce n’est pas parce que j’en ai 40 que ça change quelque chose.</p>
<p style="text-align: justify;">-Ben si, justement…</p>
<p style="text-align: justify;">-…</p>
<p style="text-align: justify;">-Tu ne crois pas ?</p>
<p style="text-align: justify;">-Si, tu as raison, je suis ridicule…</p>
<p style="text-align: justify;">-Merci…</p>
<p style="text-align: justify;">-Mais c’est plus fort que moi…</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;</p>
<p style="text-align: justify;">-Séverine…</p>
<p style="text-align: justify;">-Je vais laisser un petit mot de plus sur l’arbre, peut-être que le sens du vent sera favorable.</p>
<p style="text-align: justify;">-Ton arbre à rêve devient de plus en plus un arbre à cauchemar… Tu es en train de te perdre… Et puis j’en ai assez de voyager avec toi comme ça… tu ne veux pas un peu regarder autour de toi et vivre l’instant sans que son fantôme soit là tout le temps ?</p>
<p style="text-align: justify;">-Je n’y arrive pas…</p>
<p style="text-align: justify;">-Non ma chérie, tu n’en as pas envie, c’est tout.</p>
<p style="text-align: justify;">-Oui, c’est vrai. Mais pourquoi il n’est pas là hein ?</p>
<p style="text-align: justify;">-Parce qu’il a sa vie, et que tu as choisis d’en n’avoir que quelques miettes. Tu m’as toujours dit qu’il avait été clair avec toi, que sa vie ne changerait pas maintenant, alors pourquoi en vouloir plus ?</p>
<p style="text-align: justify;">-Parce que je l’aime…</p>
<p style="text-align: justify;">-… Et que tu es jalouse…</p>
<p style="text-align: justify;">-…</p>
<p style="text-align: justify;">-Ne pleure pas s’il te plait ! Je suis désolée de t’avoir dit ça…</p>
<p style="text-align: justify;">-Tu ne me comprends pas…</p>
<p style="text-align: justify;">-Mais si je te comprends ! mais je suis ton amie, et c’est normal de te le dire.</p>
<p style="text-align: justify;">-Tu as un mouchoir ?</p>
<p style="text-align: justify;">-Oui, en voilà un.</p>
<p style="text-align: justify;">-Merci</p>
<p style="text-align: justify;">-Tu sais ce qu’on va faire ? On va écrire encore un mot, mais je veux que tu me promettes que c’est le dernier. D’accord ?</p>
<p>-Oui, d’accord.</p>
<p>-Alors comme c’est le dernier il faut un truc percutant.</p>
<p>-Tu penses à quoi ?</p>
<p>-Que sa femme et ses enfants meurent dans un incendie terrible… comme ça il n’aura plus que toi vers qui se tourner…</p>
<p>-…</p>
<p>-C’est trop tu crois ?</p>
<p>-C’est ce que j’ai écrit hier…</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.bricabook.fr/2012/06/larguer-les-amarres/73852104_p/" rel="attachment wp-att-5474"><img decoding="async" title="73852104_p" src="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" srcset="http://i2.wp.com/www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2012/06/73852104_p.gif?zoom=1.5&amp;resize=50%2C50" alt="" width="50" height="50" /></a>————————————————————————————</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les textes écrits sur d&rsquo;autres blogs à partir de la même photographie :</strong><br />
<iframe src="https://docs.google.com/spreadsheets/d/1JAx9k1t_x1XSO_2m2E1k-dg1SsrycYffZI95atkr_T8/pubhtml?gid=1012412264&amp;single=true&amp;widget=true&amp;headers=false" width="500" height="550"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://alexandrakoszelyk.com/le-ciel-est-sur-nous-comme-un-drap-ecriture/18642/">Le ciel est sur nous comme un drap (écriture)</a> est apparu en premier sur <a href="https://alexandrakoszelyk.com">Alexandra Koszelyk</a>.</p>
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